24 Heures du Mans 2013

GTE Pro et Am : un sprint de 24h

Loïc Bailliard le 23/06/2013

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Loïc Bailliard
On le dit chaque année, le GT est la catégorie la plus compétitive des 24h du Mans. Et cette édition 2013 n’a pas dérogé à la règle. Pensez donc : jusqu’à la 23ème heure, les seuls moments où le trio de tête en GTE Pro a été séparé par plus d’une minute, c’est durant les interventions du Safety Car ! Et à 4 heures de l’arrivée, seulement 6 secondes séparaient la Porsche #92 pilotée par Marc Lieb de l’Aston #97 emmenée par Darren Turner. Mais la pression était sur le Britannique, désormais seul à défendre les couleurs d’Aston Martin après le crash de la #99 dimanche matin.

Puis à 13h, un tête à queue de la Porsche officielle semblait offrir un peu de répit à l’Aston qui s’offrait une vingtaine de secondes supplémentaires. Mais la météo et la chance en ont décidé autrement. Peu avant 14h, une violente averse se déclenche sur la piste. La plupart des teams donnent pour consigne de rentrer aux stands pour passer en pneus pluie. Mais Richard Lietz, au volant de la Porsche officielle, ne reçoit l’info qu’après son passage devant l’entrée des stands. Et durant le tour qui a suivi, la sortie du Safety Car impose de reconsidérer les variations de météo à venir. Le Manthey Racing décide alors de rester en slicks, afin de protéger son avance sur l’Aston #97 obligée de repartir après le peloton, et désormais en 3ème position derrière la seconde Porsche du Manthey. Au final, la ligne de course s’assèche et le coup de chance de Lietz permet à Porsche AG de s’offrir un doublé pour son retour officiel dans la Sarthe. Une victoire méritée, ne serait-ce que pour le spectacle fabuleux que les 991 et les V8 Vantage ont offert aux spectateurs.

En GTE Am, le spectacle a été assuré par la bataille entre Porsche et Ferrari. Jusqu’à tard dans la nuit, les Porsche #88 du Proton Competition et #77 du Dempsey Del Piero Proton se sont livré une lutte interne. Mais la nuit mancelle est sans pitié. Un accrochage a couté plus de 20 minutes dans les stands à la #88. Voilà qui arrangeait la #77, la Porsche IMSA #76 et les deux Ferrari (#55 et#61) de l’AF Corse. Mais alors qu’il était en tête en milieu de nuit, Dempsey faisait un tour dans les graviers de Dunlop et devait repasser par les stands. Un retard que la 997 ne parviendra jamais à combler.

Le champ était ainsi libre pour la Porsche #76 qui parvint à conserver à environ un demi tour derrière les deux Ferrari jusqu’à l’arrivée. D’une façon générale, le trophée vient ici récompenser une course « avec un peu de chance, et zéro faute », comme l’expliquait Raymond Narac en conférence de presse. On peut ainsi noter l’excellente performance du jeune Jean-Karl Vernay, qui signe ainsi sa première victoire pour sa première participation dans l’épreuve (et qui confirme le nez de Porsche qui a choisi de le soutenir en Porsche Cup), et celle de Christophe Bourret qui ne terminait ici que ses 3ème 24h du Mans après seulement 7 ans de sport auto.

Le GTE n’a donc pas failli à sa réputation en offrant aux spectateurs un véritable sprint de 24h, où la moindre erreur était sanctionnée immédiatement.

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