24 Heures du Mans 2013

ALPINE NISSAN A450

Loïc Bailliard le 14/06/2013

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ALPINE
Il y a encore quelques mois, le retour d’Alpine en LMP2 au Mans n’était qu’un vague espoir pour les fans du constructeur français et une idée germant dans l’esprit des dirigeants de Renault. Et pourtant, dans quelques jours, un prototype arborant fièrement le bleu Alpine sera au départ des 24h du Mans. Un exploit qui n’est évidemment possible que grâce à la reprise d’éléments techniques ayant déjà fait leurs preuves dans la Sarthe.

Comme une dizaine d’autres concurrents de LMP2, l’Alpine-Nissan #36 fera donc confiance à un châssis développé avec les 24 Heures en tête, et utilisant des solutions éprouvées à maintes reprises grâce à une expérience en LMP1. Il s’agit bien entendu du Oreca 03, qui équipe également l’écurie TDS Racing devançant actuellement l’Alpine en ELMS. Cependant, c’est une équipe habituée de l’épreuve qui reste indéniablement la grande favorite du Mans en LMP2 : Oak Racing. Et la bataille devrait être intéressante, car si Oak utilise le même V8 Nissan qu’Alpine, les Sarthois défendent les couleurs de Morgan (un châssis réalisé par Onroak, la division constructeur de Oak, et dérivant étroitement des ex-Pescarolo).

Malgré les contraintes imposées par le règlement LMP2, les deux châssis diffèrent sur certains points. Alpine semble ainsi avoir favorisé les portions les plus rapides, avec un châssis et un empattement légèrement plus longs (4610 mm et 2870 mm contre 4548 mm et 2800 mm) mais 5 millimètres de moins en largeur avec 1995 mm. En matière d’aérodynamique, les différences les plus frappantes se trouvent au niveau du museau et de l’aileron. Le premier se distingue chez Alpine par sa pointe plongeant jusqu’au béquet, tandis que la Morgan dispose ici d’une prise d’air supplémentaire. A l’arrière, on note que l’aileron est installé sur des « cannes » chez Morgan, Alpine et Oreca ayant privilégié une solution plus traditionnelle avec un ancrage par en dessous et des lames accrochées sur les ailes arrières.

La journée test n’a fait que démontrer la validité des deux châssis, la Morgan ne parvenant à reprendre l’avantage sur l’Alpine qu’en toute fin de séance.

Côté mécanique, Alpine devrait aborder l’épreuve avec une certaine sérénité. Le V8 Nissan est en effet le moteur le plus répandu sur le plateau et le constructeur n’a plus rien à prouver en LMP2 dans la Sarthe. Le V8 « VK45 » a été développé à l’origine pour Infiniti, puis adapté aux besoins de la course en 2007 au Japon. Depuis deux ans, il œuvre en LMP2 et équipait notamment la Zytek du Greaves Motorsport, équipe victorieuse en 2011. Ce V8 atmosphérique de 4,5 litres développe environ 500 ch et 580 Nm de couple. Côté freinage le proto de 900 kg est arrêté par un système Brembo composé de disques en carbone de 380 mm à l’avant et 355 mm à l’arrière.

Enfin, notons que l’équipe chargée du retour d’Alpine au Mans est l’écurie française Signatech. Forte de quelques années d’expérience dans la Sarthe, l’équipe n’a cependant pas encore réussi à inscrire de victoire de classe à son palmarès et devrait donc arriver plus motivée que jamais pour la course.

Alpine possède donc toutes les cartes pour signer un retour historique devant un public que l'on imagine conquis d’avance. La course promet d’être passionnante !
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