24 Heures du Mans 2013

Alpine veut raviver un passé glorieux

Jean-François Destin le 12/06/2013

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Cinquante ans après sa première apparition au Mans et trente-cinq ans après la victoire de 1978, Alpine est de retour dans la Sarthe. Frappé du N°36 et arborant une carrosserie bleu de France assortie du drapeau tricolore, l’A450 va faire battre le cœur des 250.000 spectateurs attendus même si elle ne participera pas au duel au sommet entre Audi et Toyota.

Fruit du rapprochement entre l’écurie française Signatech installée à Bourges et Renault, cet unique prototype aligné en LMP2 fait appel à un châssis Oreca et à un V8 japonais Nissan. On est loin des prototypes d’antan entièrement fabriqués maison. Et certains observateurs nostalgiques ne manqueront pas de rappeler que l’A442B N°2 victorieuse en 78 aux mains de Jaussaud et Depailler était animée d’un V6 au losange signé Bernard Dudot.

Aujourd’hui, l’industrie automobile s’est mondialisée. Carlos Tavarès, Directeur des opérations spéciales Renault a créé en novembre dernier la société Alpine-Caterham au travers d’une "joint venture" avec la petite manufacture anglaise. Et il ne voit aucune usurpation à profiter de l’Alliance Renault/Nissan pour faire renaître la marque mythique de Jean Rédélé en compétition.

Oreca dirigée par Hugues de Chaunac possède son siège dans l’hexagone près du Circuit du Castellet, le partenaire Michelin fournit les pneumatiques et Panciatici, Ragues et Gommendy, les trois pilotes sont bien français. Ne boudons donc pas notre plaisir de supporter l’écurie Signatech Alpine pendant ces 24 Heures. Sachant que si le contexte économique ne continue pas à se détériorer, Alpine-Catheram pourrait produire et vendre la berlinette des temps modernes à l’horizon 2016.

Pour l’heure, on se penche sur les premiers tours de roues de cette LMP2 N°36 qui s’est permis de jouer les premiers rôles durant la journée test des 24 Heures dimanche dernier. Signatech-Alpine avait même aligné un deuxième châssis qui ne courra pas les 24 Heures pour engranger un maximum d’informations et faire rouler le "rookie" Paul-Loup Chatin, le pilote réserviste.

Face aux favoris de la catégorie au sein entre autres des écuries Oak Racing, Greaves Motorsport, Level 5 Motorsport et Delta-R, la tâche paraissait compliquée pour Alpine. Longtemps tout en haut de la feuille des temps grâce à la rapidité de Nelson Panciatici, la 36 finit la journée en seconde position à moins de 8 dixièmes de seconde de la Morgan Nissan du Oak Racing conduite par un Olivier Pla survolté. Une prometteuse performance quand on sait que le LMP2 regroupe pas moins de 21 voitures (39% du plateau). Et un travail remarquable effectué dans des conditions difficiles sur sol mouillé le matin et le sec l’après-midi.

L’équipe Signatech Alpine aura aussi à cœur de briller dans la Sarthe pour compenser l’absence du Pescarolo Team suite à la liquidation de l’entreprise.





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