Autostadt, le nouveau parc de loisir de VW

Inauguré en juin 2000, Autostadt réunit sur 25 hectares un vaste ensemble de pavillons dédiés aux marques du groupe VW, et plus généralement à l’automobile.

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Le pavillon Audi

Gilles Bonnafous le 27/11/2000

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Imaginée sous forme d’anneaux, l’architecture du bâtiment consacré à Audi s’inspire du logo de la marque. Toutefois, au lieu d’être entremêlés, les cercles s’emboîtent verticalement pour réaliser un effet de spirale. Avec pas moins de dix salles, le pavillon apparaît comme le plus vaste d’Autostadt. Il est aussi le plus riche par son contenu, à la fois historique et technique. Son propos est de faire percevoir par le visiteur l’esprit de la firme et ses racines. Aux antipodes du pavillon Lamborghini, qui joue sur l’émotion et l’irrationnel, Audi privilégie la cérébralité, à savoir la connaissance, la technique, en un mot la raison.

P. Garcia

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La première salle présente un film sur l’histoire d’Auto Union. Elle est prolongée par un couloir sur tapis roulant, dont les murs écrans donnent à voir, des origines aux années 60, les modèles des différentes marques du groupe Auto Union et Audi. On monte ainsi vers un grand écran où sont projetées des images fixes des Flèches d’argent, Horch, Wanderer, DKW, Auto Union 1000 SP, NSU RO 80, etc.

Changement d’époque et de ton avec le coupé Audi TT, dont une maquette en bois trône au milieu d’un atelier de sculpture. Max, le sculpteur (un mannequin doué de la parole) s’adresse au visiteur, avant que ce dernier ne pénètre dans l’appartement de l’artiste. Là, l’aménagement et les objets d’art exposés se veulent les témoins de la qualité et de la modernité de la marque Audi. Dans le salon-bibliothèque, au-dessus de sofas accueillants, un encadrement accueille un élément en aluminium du Space Frame de l’A2, tandis que des films sur les produits de la marque, dont le Allroad Quattro, sont projetés sur un écran géant inscrit dans un cadre doré à la feuille (digne d’un tableau du Louvre).

P. Garcia

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La suite de l’appartement s’avère très design. Rien ne manque, coin cuisine (pointe d’humour, la porte du réfrigérateur sert d’issue de secours), salle à manger avec table dressée (au menu, du poisson cru à la japonaise !). Passons à la chambre à coucher : au-dessus du lit, deux tableaux s’amusent à détourner une œuvre célèbre de Magritte : " Ceci n’est pas une pipe, Ceci n’est pas une Audi ". Ne quittons pas les références artistiques avec un mobile, dont les quatre anneaux d’Auto Union et Audi jouent aux ombres chinoises.

Mers chaudes et grand bleu dans la salle de bains, dont la baignoire sert d’écran à des images d’eaux turquoises et de fonds marins… L’automobile reprend ses droits dans le garage, où une A8 en cher et en os est pointée vers un écran, où la voiture est mise en situation sur les routes du monde.

P. Garcia

Après un intermède de musique classique dans une salle au décor féerique planté d’un piano, le visiteur entre dans le cœur du pavillon. Seule grande salle d’Autostadt consacrée à l’automobile sous un angle technique, un vaste espace elliptique est dédié à l’A2, dont Audi n’est pas peu fier de la carrosserie en aluminium. Sur les bords d’une longue spirale, des ateliers décrivent les différentes étapes de la conception, du développement et de la fabrication de la voiture. Au milieu de ce tourbillon, un prototype de 1997 tourne sur un plateau suspendu, tandis qu’en contrebas, les visiteurs se familiarisent avec la version commerciale du modèle.

P. Garcia

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Ces préoccupations sérieuses et rationnelles s’effacent derrière le rêve et la magie pour un final somptueux, point d’orgue du pavillon. Une salle en sous-sol au décor de fêtes de fin d’année, dans laquelle dialoguent deux bonshommes de neige, sert d’antichambre à une rotonde où le visiteur reçoit son cadeau de Noël. Dans une obscurité inquiétante, c’est soudain l’épiphanie d’une star enveloppée dans un paquet cadeau. Orné d’un ruban rouge, l’emballage se soulève et dévoile le concept car Rosemeyer, du nom du célèbre pilote Auto Union des années trente. Le spectateur découvre alors le monstre (motorisé par un 16 cylindres), dont la calandre rappelle celle des flèches d’argent de cette époque héroïque…

P. Garcia

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