Grand Prix de l\'Age d\'Or 2007

Entamées sous la pluie, les festivités du Grand Prix de l’Age d’Or 2007, organisé les 23 et 24 juin sur le circuit de Dijon-Prenois, s’annonçaient sous de bien mauvais auspices. Mais l'arrivée du soleil samedi finit de parfaire ce week-end exceptionnel.

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BUGATTI Type 40

Gilles Bonnafous le 27/06/2007

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Sa première Bugatti, Alain Comte en a rêvé pendant quinze ans. Ce n’est que tout récemment, en janvier 2007, qu’il a pu acquérir une représentante de la marque mythique. Le Grand Prix de l’Age d’Or constituait la première vraie sortie de la voiture, un Type 40 venu par la route depuis Paris.

L’événement fondateur de la passion d’Alain Comte pour la marque de Molsheim est la visite qu’il fit du Musée National de l’Automobile de Mulhouse au début des années 90. De plus, l’un de ses clients était à l’époque un aficionado de la calandre en fer à cheval. C’est lui qui lui fit connaître le Club Bugatti, auquel il adhéra. Il demeurera donc huit ans au club sans posséder de voiture — il en est aujourd’hui le secrétaire général.
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Gilles Bonnafous
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Son Type 40, Alain Comte l’a acheté à un Britannique et l’a ramené de Manchester. Ironie de l’histoire, il avait vu la voiture à Molsheim en septembre 2006 lors d’un rallye Bugatti organisé en Alsace. Mais elle n’était pas encore à vendre.

La voiture, sortie d’usine en 1927, porte le numéro de châssis 40323. Elle est habillée d’une carrosserie usine Grand Sport, qui a été restaurée chez Wilkinson, en Grande-Bretagne, par son précédent propriétaire il y a une quinzaine d’années.
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Alain Comte au volant de sa Bugatti Gilles Bonnafous
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Pourquoi le choix d’un Type 40 ? Pour commencer par une voiture de tourisme, dotée de plus d’un quatre cylindres. Donc une Bugatti assez simple, peu violente et solide. De fait, c’est l’un des modèles les plus fiables de toutes les productions de Molsheim.

Apparu en 1926, le Type 40 remplace la Brescia. Les premières voitures sont dotées du châssis de cette dernière, avant que n’apparaisse un nouveau châssis renforcé à l’empattement allongé. Sous le capot, prend place le quatre cylindres 1500 cm3 à simple arbre à cames en tête et trois soupapes par cylindre de la 37. Le moteur a toutefois été dégonflé par un taux de compression et un régime moteur abaissés. La boîte de vitesses à quatre rapports et le pont arrière sont empruntés à la 38. Avec 45 ch, la voiture file à 115 km/h.
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Le Type 40 recevra plusieurs modèles de carrosserie : torpédo quatre places, fiacre et Grand Sport, sans doute la plus séduisante. Cataloguée « trois places et demie », cette dernière reprend le style élégant de sa grande sœur huit cylindres, le Type 43. Elle arbore une pointe arrière et est dotée d’ailes cycles. Une porte unique ouvre sur le côté gauche.

Sa vivacité, son excellent freinage et son prix raisonnable assureront un vrai succès commercial à la 40. De l’ordre de 830 exemplaires en seront produits, qui incluent le roadster de type américain construit en 1929-1930. Baptisé Type 40A, celui-ci a vu sa cylindrée augmentée par réalésage — elle est portée à 1,6 litre. Autre différence par rapport à la 40, le moteur, qui offre 50 ch, bénéficie d’un double allumage.
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Robuste la 40 ? En 1929, un officier de l’armée d’Afrique du Nord, le lieutenant Frédéric Loiseau, effectua la traversée du Sahara au volant d’une voiture de série — à l’exception de la carrosserie de type camionnette. Parti d’Oran, il atteint la Côte d’Ivoire et la Guinée avant de remonter vers Alger par Tombouctou. Au total, 14 000 kilomètres de pistes en un peu plus d’un mois et sans assistance…
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