Championnat Endurance 2012

6 heures de Bahreïn : Doublé Audi, Toyota malchanceux

Jean-François Destin le 30/09/2012

Partagez

réagir


Audi

Toyota
Une piste brûlante très abrasive pour les pneus, une température caniculaire éprouvante pour les pilotes et des conditions de nuit après 2 heures de course : les 6 heures de Bahreïn 2012 resteront dans toutes les mémoires comme l’épreuve WEC la plus dure de l’année.

Chez Audi comme chez Toyota, on a beaucoup souffert. Sur le circuit comme dans les stands. Et si le constructeur réalise le doublé (Lotterrer/Treluyer/Fässler devant McNich/Kristensen), c’est grâce à l’abandon de la TS030 de Toyota suite à une touchette avec la Strakka Racing N°21 de Leventis et Watts. Cette dernière s’en sortait indemne pour finir sur la troisième marche du podium à 6 tours des vainqueurs. Pour la Toyota en revanche, la course s’arrêtait là, les dégâts occasionnés à la suspension arrière empêchant Nicolas Lapierre de la ramener au box.

Dommage car alors troisième à un tour derrière l’Audi R18 e-tron N°2 de Kristensen/McNish, la japonaise pouvait espérer la médaille d’argent ou une nouvelle victoire en cas de défaillance de l’Audi de tête.

Toyota
Rien ne fut en effet jamais acquis pour personne pendant cette 6 ème épreuve du WEC se déroulant presque à huis clos, l’unique tribune devant les stands restant presque vide.

Toyota avait raté la pole mais Alexander Alexander Wurz parti en deuxième ligne surprenait Fässler dès le premier virage puis McNish 6 tours plus tard pour s’emparer de la tête de la course. Un McNish assez lent incapable de suivre le rythme de la TSO30. Après 20 minutes de course, la LMP1 Japonaise comptait près de 10 secondes d’avance sur les deux allemandes et on pensait revivre la manche brésilienne.

Mais le tourniquet de Sakhir ne ressemble en rien au circuit d’Interlagos. A l’occasion du premier ravitaillement, on s’aperçut que la chaleur et les conditions de course allaient bouleverser les stratégies. Les pneus avant rentraient très dégradés et les pilotes très éprouvés malgré la présence obligatoire de climatisation dans les protos fermés. A cela vint s’ajouter une semi pénombre puis la nuit noire après 2 heures de course. Au loin, la torchère immense d’une raffinerie rappelait aux concurrents qu’ils roulaient au Moyen Orient dans un pays du Golfe.

Audi

Audi
Cette obscurité prématurée rendit la direction de course plus vigilante au niveau de l’éclairage de voiture. Ainsi on passa un drapeau noir à l’Audi R18 N°2 de Mc Nish pour le non fonctionnement d’un phare. Il fallut changer deux fois de capot, rentrer même la voiture dans le garage et s’arrêter à nouveau un peu plus tard pour régler le problème ! Une fébrilité incroyable du staff allemand qui fit sortir de ses gongs Ralph Jüttner, le directeur technique Audi Sport du team Joest.

Malgré l’absence du soleil, l’atmosphère restait étouffante et chez Toyota, la N°7 rentrait pour absence d’identification lumineuse de la voiture (décidément). Chacune intègre un numéro rétro-éclairé sur les portières accompagnée d’une rampe verticale de 3 boutons (rouge en LMP1, bleu en LMP2, vert en GTE Pro et orange en GTE AM). Au niveau des trois premières places, Ils indiquent le classement dans la catégorie.

Chez Toyota, il fallut un arrêt de plus de 11 minutes et le démontage des flancs de carrosserie pour tout remettre en ordre. A mi course, la japonaise était ainsi reléguée en 5ème position à 3 tours de l’Audi de tête. Malgré une fantastique remontée, les espoirs nippons allaient s’envoler dans l’accrochage avec la HPD du Strakka Racing du une fois encore à la mauvaise visibilité ¾ arrière des LMP1. Nicolas Lapierre a-t-il eu aussi une part de responsabilité pour avoir effectué un dépassement audacieux ? L’enquête de la direction de course annoncée n’a pas rendu son verdict.

Dans les autres catégories, les empoignades habituelles n’ont pas été plus faciles. Le LMP2 revient à l’Oreca Nissan du Pecom Racing, le GTE Pro une fois encore à la Ferrari F458 Italia de Fisichella épaulé cette fois par Vilander et le GTE Am à la Porsche 911 RSR du Team Felbermayr Proton.

Audi
article précédent  6 heures de Bahreïn : Toyota en confiance, Audi sous pression

Page précédente
6 heures de Bahreïn : Toyota en confiance, Audi sous pression

article suivant  6 Heures de Fuji : Toyota dans son jardin, les pilotes Audi aussi !

Page suivante
6 Heures de Fuji : Toyota dans son jardin, les pilotes Audi aussi !

Partagez

réagir

Commentaires