Le Mans Classic 2002

Les plateaux

le 21/09/2002

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ALFA ROMEO 8C de GRISTGRIST Motorlegend.com
Plateau 1 : 1923 - 1939

Ce premier plateau a vu s'aligner sur la grille de départ quelques 61 authentiques voitures de courses dont 16 modèles ayant réellement participé à l'épreuve. Avec 11 véhicules engagés, Bentley était la marque la plus représentée ; une manière de rendre hommage à ce constructeur anglais qui remporta jusqu'en 1931 cinq victoires aux 24 Heures. La marque de Cricklewood présentait également les modèles les plus anciens de ce plateau avec pas moins de quatre Bentley datant de 1924. Notons également la présence de la Lorraine Dietrich de 1926 qui fut la première voiture à dépasser les 100 km/h sur le circuit du Mans.

Au bout d'une lutte acharnée avec ses poursuivants, c'est l'Alfa Roméo 8 C (n°14) de l'équipage Grist / Grist qui s'imposa avec 42 secondes d'avance sur une des trois Talbot 105 Alpine (n°15), pilotée par l'équipage Ruston/Burnett/Marçais. L'Alfa a bouclé 20 tours du grand circuit au terme des 4 manches de 35 minutes, avec un temps de 2 heures 3 minutes et 4 secondes. Dotée d'un 8 cylindres de 2 905 cm3, cette voiture de 1936 remporta les premiers Mille Miglia en 1936 et arriva deuxième, cette même année, au grand Prix de San Paulo. La marque italienne remporta quatre victoires consécutives au Mans, entre 1931 et 1934, avec l'Alfa 8 C.

La troisième place du plateau a été décrochée par l'Aston Martin 2 litres (n°54) de 1936 de l'équipage Laing/ Bell/ Mahany. Cette voiture s'illustra aux Mille Miglia de 1937 (2ème de sa classe) et au Mans en 1937 et 1948.

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JAGUAR D-TYPE de PERCY Motorlegend.com

RENAULT 4CV Motorlegend.com
Plateau 2 : 1945 - 1956

Interrompus au cours de la deuxième guerre mondiale, les 24 Heures du Mans furent de nouveau organisés à partir de 1949. Ferrari y signa sa première victoire. Cette période vit émerger les grandes marques qui s'imposèrent ensuite dans de nombreuses épreuves et sur tous les grands circuits du monde : Mercedes, Porsche, Lotus, Maserati…

Ce deuxième plateau était particulièrement éclectique. On pouvait voir sur la même ligne de départ des modèles de série - comme les Jaguar XK 120 ou 140 -, de très exclusives barquettes Aston Martin, Maserati ou Ferrari, quelques populaires - comme une 4 CV Renault et une DKW Monza -, ou une très rare Borgward 1500 de 1953, sans oublier bien sûr la mythique Jaguar Type D représentée avec pas moins de 3 exemplaires, dont deux ayant inscrit leur nom au palmarès de la course mancelle. La marque de Coventry qui remporta la course 7 fois depuis 1951 s'illustra également pour cette première édition du Mans Classic avec la victoire de la Type D n°6 de 1955, pilotée par l'Anglais Win Percy. Ce modèle aux performances impressionnantes devança une autre Type D de plus de 5 minutes avec 23 tours accomplis en 2 heures 3 minutes et 27 secondes. A noter que la première remporta les 24 Heures en 1955 et la seconde obtient la deuxième place en 1954. La hiérarchie est conservée.

La Type D, construite à seulement 67 exemplaires, remporta les 24 Heures en 1955, 1956 et 1957.
A noter la très belle troisième place de la Lotus 11 (n° 56) de l'équipage Davies / Fitzgerald dotée d'un moteur de 1 483 cm3, Jaguar disposant de 3 400 cm3 et plus de 250 CV.

ASTON MARTIN DB3S Motorlegend.com

MASERATI 200 SI Motorlegend.com


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Plateau 3 : 1957 - 1961

Cette période de l'histoire des 24 Heures vit le déclin de la domination de Jaguar au profit d'Aston Martin qui remporta l'épreuve en 1959 et surtout de Ferrari fort de ses 5 victoires. C'est la grande époque des Ferrari 250 GT et toutes ses déclinaisons. Autant à l'aise sur le circuit du Mans que dans la Coupe des Alpes, les 250 GT écrasaient tout simplement toute concurrence. La SWB pour " Short Wheel Base " n'avait pas de rivale et la version la plus aboutie, la GTO, construite à seulement 34 exemplaires, participa largement à créer le mythe de la firme de Maranello.

Sur ce troisième plateau, une douzaine de voitures ont réellement participé aux 24 Heures. Parmi les plus prestigieuses, citons l'Aston Martin DBR 1 pilotée par Caroll Shelby et grande gagnante de l'épreuve en 1959, la Maserati Birdcage, de 1960 qui abandonna à la 9ème heure suite à des problèmes électriques, ou la Lister Jaguar de 1958 qui abandonna également. Ce plateau a vu la participation de l'illustre guitariste de Dire Straits, Mark Knopfler sur une Maserati 300 S de 1957. Comme à l'époque, on aura remarqué l'évolution croissante du nombre de voitures fermées. Elles s'imposèrent ensuite très largement.

C'est la Jaguar Type E n°46 du Français Fréderic Puren qui s'imposa en 23 tours accomplis en 2 heures 3 minutes et 5 secondes. La Maserati Tipo Birdcage de 1959 n° 3 pilotée par l'Allemand Hartmut Ibing se classa en deuxième position à une minute 33 secondes. Une autre Type E (n° 11) de l'équipage Whale / Guest monta sur la troisième marche du podium à 1 minutes 56 secondes de la voiture de tête.

FERRARI 250 GT TDF Motorlegend.com

MASERATI BIRDCAGE de IBING Motorlegend.com


FORD GT 40 Motorlegend.com

PORSCHE 904 Motorlegend.com
Plateau 4 : 1962 - 1965

Cette période fut un triomphe incroyable pour Ferrari. Non content de remporter des victoires, la Scuderia alignait des séries de triplées, en 1962 devant une Jaguar, en 1964 devant une AC Cobra et en 1965 devant une Porsche. Pour le classement au rendement énergétique, la lutte était âpre entre Lotus, René Bonnet, Alpine ou Porsche. Cette période fut aussi marquée par l'arrivée de la Ford GT 40, bien décidée à détrôner les Italiennes de leur arrogante domination. Mais il fallut attendre 1966, pour que l'Américaine remportât sa première victoire qu'elle ne lâcha pas ensuite jusqu'en 1969.

Sur ce 4ème plateau pas moins de 20 voitures ont réellement participé aux 24 Heures dont 3 Ferrari GTO sur les 4 présentes. Avec 5 modèles engagés, la Ford GT 40 a pris sa revanche en s'imposant avec la n° 40 des Anglais Lloyd/ Wainwright devant l'AC Cobra n°52 de Bryant/ Sheperd et la GTO, la grande rivale, n°26 de Nick Mason (Pink Floyd) et Hales. La Ford a pu accomplir 26 tours du circuit en 2 heures 7 minutes et 54 secondes sa poursuivante lui concédant un tour. A noter également la présence des très efficaces Porsche 904 et Alfa Giulia TZ qui ont également assuré le spectacle.

FORD GT 40 Motorlegend.com

FERRARI 250 GTO Motorlegend.com


ALFA ROMEO T33 Motorlegend.com

LOLA T70 Motorlegend.com
Plateau 5 : 1966 - 1975

Après Jaguar, Ferrari, Ford c'est au tour de Porsche de monopoliser le podium de l'épreuve sarthoise. Entre 1970 et 1998 Porsche remporta 16 fois les 24 Heures du Mans - Un record - La 917 a été la première voiture de la firme de Stuttgart à gagner l'épreuve. Avec son V 12 à 180° de 5 litres développant plus de 600 CV, elle détient le record de la piste avec 396 km/h. Cette décennie fut également marquée par les victoires en 1972, 1973 et 1974 des Matra 670. Les envolées du V 12 Français restent pour les amateurs une musique unique. Dommage que sa devancière, la MS 650 de Piers Courage et Jean-Pierre Beltoise, qui termina 4ème aux 24 Heures en 1969, cassa sa boîte de vitesse lors des essais le samedi matin et priva nombre de spectateurs de cette première édition du Mans Classic de la musique de son fameux V12.

La très attendue Porsche 917 des Américains Rahal / Redman s'est fait également trop rare en particulier le dimanche. Elle est cependant détentrice du record du tour avec un temps inférieur à 4 minutes et 40 secondes. Pour ce 5ème plateau où encore une fois le niveau était particulièrement élevé on a pu voir quelques uns des beaux exemplaires de sport prototypes produits durant cette décennie : Chevron, Lola, Porsche Carrera ou les Alfa 33.

La victoire scratch de ce 5ème plateau a été remportée par L'Alfa T 33 n° 24 de l'équipage Shipman/ Hales qui en 2 heures 6 minutes et 52 secondes a accompli 27 tours du circuit, soit 7 tours de plus que le vainqueur du premier plateau. Ensuite à un tour nous trouvons la Chevron B 16 n° 42 de l'équipage Quiniou / Hitchins / Filhol et la Porsche 2,8 L RSR n°9 de l'équipage Cartier/Traber.

PORSCHE 917 de RAHAL/REDMAN Motorlegend.com

ALFA ROMEO T33 Motorlegend.com
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