24 Heures du Mans 2010

15h - 20h : Peugeot mène la danse mais perd une voiture

Jean-François Destin le 12/06/2010

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Vincent Desmonts

Quatre Peugeot suivies de près par trois Audi : les premières heures de course étaient conformes aux places obtenues par les deux constructeurs sur la grille de départ. A plus de 240 km/h de moyenne par un temps chaud et sec, le duel était bien lancé mais à 17h28, la 908 pilotée par Pedro Lamy rentrait au stand un peu en crabe. Par radio, le pilote avait ressenti une brutale vibration dans le train avant. Au box, le constat était fatal. Le point de fixation à l’avant droit avait cassé. Stupide et irréparable.

« Une faiblesse qui ne s’est jamais produite en essais privés » regrettait Olivier Quesnel, patron de Peugeot Sport, « la coque est endommagée et on ne peut rien faire. » Au grand dam de Lamy mais aussi de ses deux coéquipiers Sébastien Bourdais, l’auteur de la pole et Simon Pagenaud. Chez Audi on avait le sourire mais pas pour longtemps car à 19h20, Tom Kristensen sur l’Audi N°7 gêné par la M3 79 d’usine sortait brutalement dans les graviers au virage Porsche. Tractée puis remise sur la piste, elle regagnait le stand alors que les écrans de TV montraient le Dr Ulrich remonter les bretelles des gens de BMW Motorsport. Finalement, la 7 repartait peu avant 19H30 après un simple contrôle du fond plat.


Loïc Bailliard

Loïc Bailliard

Plus grave fut l’accident de Nigel Mansell qui perdit le contrôle de sa Ginetta Zytech à la sortie de Mulsanne suite à une crevaison. Le flanc de la voiture heurtait durement les rails de sécurité et Mansell, très choqué, dut attendre les secours pour être extrait de son baquet et transporté à l’hôpital.

Après plus de 4 heures de course, les deux Peugeot officielles et celle du team Oreca continuaient à contenir les assauts d’Audi et notamment la N°9 conduite par Dumas, Bernhard et Rockenfeller.

En LMP2, l’Acura du Strakka Team semble imbattable alors qu’en GT1, la Ford GT Matech de Romain Grosjean a réussi à s’installer en tête de la catégorie tout comme la Ferrari F430 GT du Risi Competizione en GT2.

La palme de la malchance est revenue à la seule Jaguar engagée. Elle n’est restée que 15 minutes en course avant de casser.


Loïc Bailliard

Loïc Bailliard
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