Saga Mercedes

SLR et SLA, les roadsters du futur

Gilles Bonnafous le 18/12/2000

Partagez

réagir

Exposés comme concept cars lors de leurs présentations dans le cadre de salons automobiles, le roadster SLR et son petit frère compact SLA sont beaucoup plus que des dream-cars porteurs d’image. Ces voitures de rêve sont en réalité de quasi-prototypes, dont l’industrialisation est annoncée pour le premier et sans doute programmée en secret pour le second.


LA VISION SLR
Habile synthèse de tradition et de haute technologie, la Vision SLR permet à Mercedes-Benz de renouer avec une prestigieuse mémoire, celle de la 300 SL et, avant elle, des fabuleux monstres des années 20 et 30 : S et sa descendance (SS, SSK et SSKL), puis 500 K et 540 K.

Dévoilé au salon de Detroit de 1999, le coupé SLR est une véritable réussite esthétique. Dynamisme du design, expressivité de la proue, nez effilé à double spoiler, bref une ligne à couper le souffle. Afin de capitaliser sur l’image McLaren, le dessin du SLR reprend des éléments stylistiques du nez de la F1 de Mika Häkkinen. L’âme de ce modèle d’exception (dont le prix sera en rapport) est le V8 AMG suralimenté de 5496 cm3. Il développe 544 ch pour un couple de 700 Nm. Pas moins ! Commercialisée à partir de 2003, la voiture sera produite dans l’usine McLaren de Woking (en Angleterre) au rythme de 500 exemplaires par an. Du reste, DaimlerChrysler est entré pour 40% dans le capital du groupe TAG McLaren, propriétaire de McLaren Cars.

Mercedes

Mercedes
C’est au salon de Francfort, en septembre 1999, que Mercedes a présenté la version roadster du SLR. Par rapport au coupé, la poupe a été redessinée et le coffre arrière relevé. Les portes s’ouvrent en élytres (et non dans le genre " papillon " de la 300 SL) et les blocs optiques reçoivent des projecteurs orientables (comme sur la DS de dernière génération…). La voiture est équipée d’une originale capote en tissu translucide qui, même en position fermée, permet aux passagers de conserver la vue du ciel ! Vive le sentiment de liberté… De même, ils peuvent n’ouvrir que la partie arrière de ladite capote, à la manière d’un landaulet.

Grâce au carbone et à l’aluminium, la carrosserie gagne 40% en poids par rapport à une fabrication en acier. Le freinage est assuré par le système SBS (Sensortronic Brake System), une technique électro-hydraulique pilotée par des capteurs et des microprocesseurs. Ceux-ci calculent la pression requise en fonction de la situation de conduite, d’où une sécurité accrue en virage et sur chaussée glissante. Quant aux disques, ils sont réalisés en céramique pour résister aux fortes contraintes. Compte tenu des performances de la voiture, ces dernières ne constituent pas une hypothèse d’école !

Avec 557 ch à 6500 tr/mn et un couple de 720 Nm à 4000 tr/mn, le moteur du roadster a reçu quelques vitamines supplémentaires (il est vrai qu’avec 544 ch, le coupé paraissait un peu faible…). Résultat : 320 km/h et 4,2 secondes pour passer de 0 à 100 km/h.

LA VISION SLA

Présentée en première mondiale au salon de Detroit 2000, la Vision SLA était la vedette du stand Mercedes-Benz. Conçu sur la base de la Classe A, ce concept-car constitue pour le constructeur de Stuttgart sa première intrusion dans le domaine des petits roadsters. Son moteur de 1,9 litre et 125 ch – également emprunté à la Classe A dans sa version 190 - emporte la voiture à près de 210 km/h.

Si cette mécanique de 1,9 litre apparente la SLA à la célèbre 190 SL produite de 1955 à 1963, tel n’est pas le cas de son gabarit (longueur de 3,77 mètres) qui en fait une super-compact. Nettement inspiré du coupé SLR, le design de la SLA ne jouit ni de la pureté, ni du dynamisme de son aîné pour cause de rajouts tarabiscotés pas vraiment nécessaires. Ses énormes roues de 19 pouces contribuent toutefois au look agressif et sauvage de la bête.

Mercedes

Mercedes
Afin de limiter le poids à 950 kilos, la carrosserie est construite en profilés d’aluminium, tandis que les ouvrants sont réalisés en plastique. L’aménagement de l’habitacle a été conçu dans un esprit à la fois minimaliste pour l’esprit roadster et high tech pour la modernité. Il retient des surfaces métalliques peintes et fait appel à des éléments en aluminium et tôle perforée. Quant aux sièges, ils sont réalisés en fibres de carbone. Il est douteux que ce matériau soit compatible avec les impératifs de prix de revient sur un marché aussi concurrentiel que celui des petits cabriolets et roadsters. L’avenir nous le dira.
article précédent  Paul Bracq chez Mercedes-Benz

Page précédente
Paul Bracq chez Mercedes-Benz

article suivant MAYBACH : avant-première

Page suivante
MAYBACH : avant-première

Partagez

réagir

Commentaires