Saga Mercedes

L'intégrale du musée (1933-1978)

Gilles Bonnafous le 18/12/2000

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Mercedes-Benz 500 K cabriolet C de 1934 D.R

Mercedes-Benz 500 K cabriolet C de 1934 Motorlegend.com
Mercedes-Benz 500 K cabriolet C de 1934
8 cylindres, 86 x 108 mm, 5019 cm3, 100 ch à 3400 tr/mn, 160 ch avec compresseur, 160 km/h
Outre leurs extraordinaires performances, les cabriolets 500 K offraient un remarquable confort. A ces modèles construits de 1934 à 1936, succèdera la 540 K encore plus puissante.

Mercedes-Benz monoplace de course W 25 de 1934 D.R

Mercedes-Benz Type 770 " Grande Mercedes " de 1935 Motorlegend.com
Mercedes-Benz monoplace de course W 25 de 1934
8 cylindres à compresseur, 78 x 88 mm, 3363 cm3, 354 ch à 5800 tr/mn, 280 km/h
Après les années de récession, la W 25 marque le retour de Daimler-Benz sur les circuits. Construite en fonction du règlement de la Formule 750 kilos, elle reçoit un huit cylindres en ligne, dont la puissance, initialement fixée à 354 ch, évoluera jusqu’en 1936 pour atteindre 480 ch avec une cylindrée de 4,7 litres. Entre 1934 et 1936, les pilotes de Stuttgart remporteront 16 victoires internationales au volant de ce bolide.

Mercedes-Benz Type 770 " Grande Mercedes " de 1935
8 cylindres, 95 x 135 mm, 7655 cm3, 150 ch à 2800 tr/mn, 130 km/h
Cette voiture faisait partie des trois Grandes Mercedes du parc automobile de l’empereur du Japon. En raison de son important blindage, cette limousine Pullman ne dépasse pas les 130 km/h.


Mercedes-Benz Type 150 roadster sport de 1935 D.R

Mercedes-Benz Type 150 roadster sport de 1935 D.R
Mercedes-Benz Type 150 roadster sport de 1935
4 cylindres, 72 x 92 mm, 1498 cm3, 55 ch à 4500 tr/mn, 140 km/h
A partir de 1935, les modèles d’entrée de gamme furent complétés par une série de voitures à moteur arrière conçues par Ferdinand Porsche : types 130, 150 et 170 H (pour Heckmotor, moteur arrière). Trop originales, surtout par rapport au style classique de la firme, elles ne parvinrent pas à s’imposer. Méconnue, cette lignée de Mercedes différentes mérite d’être redécouverte, surtout à la vue du roadster sport à la ligne superbe et saisissante.

Mercedes-Benz 500 K Roadster Spécial de 1936
8 cylindres, 86 x 108 mm, 5019 cm3, 100 ch à 3400 tr/mn, 160 ch avec compresseur, 160 km/h
Ce roadster spécial est l’une des plus belles voitures nées sous le signe de l’étoile. Véritable joyau, il n’a été fabriqué qu’à 25 exemplaires entre 1934 et 1936.

Mercedes-Benz 500 K Roadster Spécial de 1936 D.R

Mercedes-Benz 500 K Roadster Spécial de 1936 D.R

Mercedes-Benz 540 K cabriolet B de 1936
8 cylindres, 5401 cm3, 115 ch à 3100 tr/mn, 180 ch avec compresseur, 170 km/h
Jusqu’en 1939, la 540 K n’a été construite qu’à 190 exemplaires. Elue par les milliardaires de la planète et les plus grandes stars d’Hollywood, c’est la voiture de tous les superlatifs. Un must en collection (pour amateurs très fortunés…).

Mercedes-Benz 540 K cabriolet B de 1936 Motorlegend.com

Mercedes-Benz 540 K cabriolet B de 1936 Motorlegend.com
Mercedes-Benz monoplace de course W 125 de 1937
8 cylindres à compresseur, 94 x 102 mm, 5663 cm3, 646 ch à 5800 tr/mn, 330 km/h
Dernière représentante de la Formule 750 kilos, la W 125 est une voiture de légende. Bien que brève (un an), sa carrière fut étincelante : 27 podiums en une saison ! Sommet de puissance des mythiques Flèches d’Argent, c’était aussi un monstre hors du commun de près de 650 ch…

Mercedes-Benz Type 170 V cabriolet A de 1938
4 cylindres, 73 x 100 mm, 1697 cm3, 38 ch, 108 km/h
Présentée au salon de Berlin de 1936, la 170 V prend la relève de la six cylindres 170 (Type 7/32 ch) construite depuis 1931. Son classicisme constitue un contrepoint saisissant avec la 170 H à moteur arrière. Voiture la plus vendue des années précédant le conflit mondial, elle sera reprise dans les années de l’immédiat après-guerre.

Mercedes-Benz monoplace de course W 125 de 1937 D.R

Mercedes-Benz Type 170 V cabriolet A de 1938 Motorlegend.com


Mercedes-Benz voiture de record W 125 de 1938 Motorlegend.com

Mercedes-Benz voiture de record W 125 de 1938 Motorlegend.com
Mercedes-Benz voiture de record W 125 de 1938
12 cylindres à compresseur, 82 x 88 mm, 5577 cm3, 736 ch à 5800 tr/mn, 432,7 km/h
Développée sur la base de la W 125 de course, cette voiture battit en 1938 (dans la catégorie des machines de moins de huit litres de cylindrée) le record du monde de vitesse en atteignant 432,7 km/h sur la distance d’un kilomètre. Réalisé sur une autoroute, cet exploit demeure la plus grande vitesse jamais réalisée sur une voie publique. Pour réduire la résistance à l’air, la carrosserie ne disposait d’aucune ouverture de refroidissement. Pour la courte distance que représentaient les tentatives de record, le moteur était refroidi par de la glace (solution également adoptée sur les Auto Union).

Mercedes-Benz voiture de record W 125 de 1938
8 cylindres à compresseur, 64 x 58 mm, 1492 cm3, 254 ch à 8000 tr/mn, 272 km/h
Construite en un temps record pour le Grand Prix de Tripoli, la W 165 remporta l’épreuve aux mains de Hermann Lang (troisième victoire d’affilée pour le pilote) à une moyenne proche de 200 km/h.

Mercedes-Benz monoplace de course W 154 de 1939 D.R

Mercedes-Benz monoplace de course W 154 de 1939 Motorlegend.com
Mercedes-Benz monoplace de course W 154 de 1939
12 cylindres à compresseur, 67 x 70 mm, 2962 cm3, 485 ch à 7800 tr/mn, 315 km/h. La W 154 fut développée pour la nouvelle formule introduite en 1938, qui limitait à trois litres la cylindrée des moteurs suralimentés. Elle remporta six grandes épreuves internationales en 1939.

Mercedes-Benz voiture de record T 80 de 1939
12 cylindres, 162 x 180 mm, 44 522 cm3, 2800 ch à 2500 tr/mn, 650 km/h (vitesse théorique)
A l’automne 1936, Daimler-Benz décida de construire la voiture la plus rapide du monde. Elaborée en coopération avec Ferdinand Porsche, la T 80 reçut en 1939 le moteur DB 60 V3 de 2800 ch. Pour transmettre une telle puissance, la machine possédait quatre roues arrière motrices. Quant à la carrosserie, son coefficient aérodynamique était de 0,18. Les premiers essais eurent lieu le 12 octobre 1939. La guerre mit fin aux préparatifs du record.

Mercedes-Benz voiture de record T 80 de 1939 Motorlegend.com
300 S cabriolet A de 1954
6 cylindres, 85 x 88 mm, 2996 cm3, 150 ch à 5000 tr/mn, 176 km/h
Produite de 1951 à 1955 en versions cabriolet et coupé, la 300 S est l’une des plus belles voitures des années cinquante. Elle était aussi l’un des modèles de rêve les plus chers de son époque : son prix était supérieur à celui de la 300 SL.

300 SL coupé de 1954
6 cylindres, 85 x 88 mm, 2996 cm3, 215 ch à 5800 tr/mn, 250 km/h. Initialement, le coupé 300 SL est une voiture de course lancée en 1952, et qui s’est notamment illustrée en remportant la Course Panaméricaine. En 1954, une version civile est présentée à New York. Tout, l’esthétique comme la technique, concourt à faire de ce modèle une automobile d’exception. En 1957, le coupé cède la place au roadster, qui sera produit jusqu’en 1963.

300 S cabriolet A de 1954 Motorlegend.com

300 SL coupé de 1954 Motorlegend.com


Formule 1 W 196 de 1954 Motorlegend.com

Formule 1 W 196 de 1954 Motorlegend.com
Formule 1 W 196 de 1954
8 cylindres, 76 x 69 mm, 2496 cm3, 290 ch à 8700 tr/mn, 275 km/h. Les nombreuses victoires, qu’elle a remportées face à une forte concurrence, ont fait la gloire de cette Formule 1. A son volant, Juan Manuel Fangio remporta le titre mondial des pilotes.

Formule 1 W 196 R aérodynamique de 1954 D.R

190 SL de 1955 D.R
Formule 1 W 196 R aérodynamique de 1954
8 cylindres, 76 x 69 mm, 2496 cm3, 290 ch à 8700 tr/mn, 300 km/h
Mise au point pour le nouveau règlement de la Formule 1 entré en vigueur en 1954, la W 196 R (version aérodynamique) s’imposa d’emblée. Elle enleva les deux premières places du Grand Prix de France, première épreuve disputée selon les nouvelles règles (2500 cm3 ou 750 cm3 avec compresseur).

190 SL de 1955
4 cylindres, 85 x 83 mm, 1897 cm3, 105 ch à 5700 tr/mn, 170 km/h
Petite sœur de la 300 SL, la 190 SL jouit d’une silhouette particulièrement séduisante. Hélas, les performances sont beaucoup plus discrètes…


180 berline de 1955

300 SLR de course W 196 S de 1955
180 berline de 1955
4 cylindres, 75 x 100 mm, 1767 cm3, 52 ch à 4000 tr/mn, 125 km/h
C’est en 1953 qu’apparaît avec la 180 la première Mercedes à carrosserie ponton. Elle est également le premier modèle de Stuttgart à structure autoportante. De même, elle représente la première application de la carrosserie de sécurité à habitacle déformable. Son rôle historique n’est donc pas mince. Toute une génération sera déclinée : 190, 220, 219, 220 S et 220 SE.


300 SLR de course W 196 S de 1955
8 cylindres, 78 x 78 mm, 2981 cm3, 310 ch à 7400 tr/mn, 300 km/h
Dérivée de la W 196, la 300 SLR s’illustra dans la catégorie Sport au cours de la saison 1955. A son palmarès, figurent notamment les Mille Milles et la Targa Florio, ainsi que le titre mondial des marques. Hélas, elle fut impliquée dans la catastrophe du Mans, où la voiture de Levegh entra dans la foule. Daimler-Benz se retira de la compétition à la fin de l’année.

300 d de 1959

230 SL de 1964
300 d de 1959
6 cylindres, 85 x 88 mm, 2996 cm3, 160 ch à 5300 tr/mn, 165 km/h
Présentée en 1951, la 300 marque le retour de Daimler-Benz au véhicule de prestige et de représentation. Elle est plus connue du grand public sous son surnom, qu’elle emprunta au chancelier Konrad Adenauer. Au fil des années, la voiture connut plusieurs évolutions, marquées par une lettre minuscule accolée au nombre 300 (la d étant la dernière).

230 SL de 1964
6 cylindres, 82 x 72 mm, 2306 cm3, 150 ch à 5500 tr/mn, 200 km/h
Successeur de la 190 SL, ce grand classique dû au talent du designer français Paul Bracq jouit d’une ligne exceptionnelle. Avec en prime l’originalité de son toit pagode.

300 SE de 1965
6 cylindres, 85 x 88 mm, 2996 cm3, 170 ch à 5400 tr/mn, 190 km/h
Aboutissement de la génération des berlines à ailerons lancée en 1959, la 300 SE en constitue le sommet, tant pour son luxe que pour sa sophistication technique (suspension pneumatique).

600 landaulet spécial de 1965
8 cylindres en V, 103 x 95 mm, 6332 cm3, 250 ch à 4000 tr/mn, 200 km/h
Construite de 1964 à 1981, la 600 réunissait tous les raffinements techniques de l’époque. Cette limousine de chefs d’Etat bénéficie de l’énorme couple de son V8, dont une partie (50 ch) de la puissance est absorbée par les nombreux organes auxiliaires destinés à assurer un confort d’exception. L’exemplaire exposé, un landaulet, a été réalisé spécialement pour le Pape Paul VI.

300 SE de 1965 Motorlegend.com

600 landaulet spécial de 1965 Motorlegend.com
280 SE 3.5 cabriolet de 1971
8 cylindres en V, 92 x 65 mm, 3499 cm3, 200 ch à 5800 tr/mn, 210 km/h
Outre leur confort et la souplesse de leur moteur V8 de 3,5 litres, les cabriolet et coupé 280 SE 3.5 resteront dans l’histoire pour leur sublime esthétique. L’éclat et la pureté de leur ligne sont également signés Paul Bracq.

Voiture de record C 111/III de 1978
5 cylindres turbo diesel, 91 x 92 mm, 2998 cm3, 230 ch à 4600 tr/mn, 325 km/h
Véhicule expérimental, la C 111 reçut de 1969 à 1979 les mécaniques les plus diverses : du moteur Wankel à trois pistons rotatifs jusqu’à un V8 suralimenté. Motorisé par un 5 cylindres turbo diesel, l’exemplaire exposé établit en 1978 plusieurs records mondiaux sur la piste d’essai de Nardo.

280 SE 3.5 cabriolet de 1971 Motorlegend.com

Voiture de record C 111/III de 1978 Motorlegend.com
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