Grand Prix de l'Age d'Or 2000

Comme chaque année à la fin juin, le Grand Prix de l’Age d’Or a rassemblé des centaines d’automobiles de collection de toutes sortes, voitures modestes ou prestigieuses, paisibles berlines ou bolides de course.

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TOJEIRO Aston Martin

Gilles Bonnafous le 25/06/2000

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Une voiture aussi rare qu’intéressante participait à la course d’endurance de l’Age d’Or, une Tojeiro Aston Martin de 1956. Avant tout constructeur de châssis, John Tojeiro a notamment conçu celui des AC. Quant à ses propres voitures, il les a équipées en majorité de mécaniques Bristol, mais aussi de Jaguar, MG et Climax. Rappelons que, dans les années 60, Jackie Stewart a piloté une Tojeiro à moteur central.
La Tojeiro Aston Martin présente à Montlhéry appartient en copropriété à deux Belges passionnés, Paul Grant et Christian Mullaert.

Motorlegend.com

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Motorlegend : Quelle est l’histoire de cette Tojeiro Aston Martin ?

P. Grant et C. Mullaert : John Tojeiro a construit 41 châssis différents, dont ce modèle TAD 2 qui, à l’origine, recevait un moteur Bristol. En 1960, fut montée la mécanique Aston Martin DB 2/4, qui équipait les Mk 1, Mk 2 et Mk 3 de la marque. Il s’agit d’un trois litres doté des spécifications du DB 3 S : arbre à cames et pistons spéciaux, trois carburateurs Weber de 45, boîte de vitesses Moss et différentiel Salisbury. Très souple, ce moteur développe 187 ch et permet à la voiture de dépasser les 200 km/h (la vitesse maximum dépend des rapports de boîte choisis). La voiture est par ailleurs équipée des premiers freins à disques et d’un pont arrière de Dion. A l’époque, elle a participé à de nombreuses courses d’endurance, où elle n’a obtenu que des résultats moyens en raison du manque de développement et de mise au point dont elle a souffert.

Motorlegend : Dans quelles conditions avez-vous acquis cette Tojeiro et quels sont les travaux que vous avez effectués ?

P. Grant et C. Mullaert : C’est par nostalgie de notre jeunesse que nous avons acheté cette voiture. Nous l’avons trouvée en Angleterre en 1986 et l’avons entièrement démontée et restaurée pour la fiabiliser. A son volant, nous participons à des courses de VHC et même à de grands rallyes comme le Bruxelles-Lisbonne. La prochaine épreuve à laquelle nous prendrons part est l’Eiffel Klassik au mois d’octobre, puis nous irons à Imola. Il est également question d’un grand rallye au Portugal.

Motorlegend : Comment se comporte la voiture sur la piste ?

P. Grant et C. Mullaert : Elle est légère et facile à piloter, et sa tenue de route s’avère excellente. Nous prenons beaucoup de plaisir. Son moteur a du coffre et on peut y aller franchement. Toutefois, pour la course d’endurance, nous avons décidé de ne pas dépasser les 5000 tr/mn, afin de préserver la mécanique. Sa consommation est par ailleurs raisonnable et, avec le réservoir de 80 litres, nous aurions pu effectuer toute la course avec un seul plein. Vous voyez qu’en plus, elle est économique...
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