Le Mans Classic 2008

Avec sa quatrième édition, qui s’est déroulée les 11, 12 et 13 juillet 2008, Le Mans Classic a confirmé qu’il était bien devenu l’un des événements majeurs de l’automobile de collection au niveau mondial.

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PORSCHE 550 A 1500 RS

Gilles Bonnafous le 21/07/2008

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PORSCHE
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Déjà présente au Mans Classic 2006, où elle remporta le classement à l’indice de performance dans le plateau 3, la Porsche 550 A 1500 RS de l’Ecossais Fergus MacLeod était venue cette année pour tenter de réussir la même performance. Pilotée par son propriétaire et Rob Barff, elle s’était qualifiée après les essais à la sixième place du plateau, première des Porsche et des petites cylindrées (Porsche 550 et 356, Lotus, Morgan, MG, DB, Saab).

Bien partie après les deux premières manches (troisième dans la première et première de la deuxième) pour rééditer son exploit d’il y a deux ans, la voiture a connu des problèmes dans le troisième round, où elle n’a terminé qu’à la cinquantième place, ce qui a ruiné ses chances.

Pilote professionnel, Rob Barff court en Le Mans Series au volant de la nouvelle Porsche GT3 RSR. D’un week-end à l’autre, il est ainsi passé d’une voiture du championnat actuel GT2 à une Porsche 1500 cm3 de 1957. Il nous confie ses impressions sur la 1500 RS : « C’est une voiture très intéressante à piloter, très légère avec seulement 450 kilos, très agile et maniable. Le freinage est excellent. Mais nous manquons cruellement de puissance par rapport aux grosses cylindrées du plateau. La 550 possède une bonne vitesse de pointe, mais elle met du temps à y parvenir… On perd dix secondes au tour par rapport à l’Aston Martin DBR1 ! »
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Motorisé par le premier quatre cylindres Porsche à quatre arbres à cames en tête et double allumage monté en position centrale arrière, le spider 550 RS apparaît en 1954. Il s’avère une redoutable machine de course malgré sa cylindrée relativement modeste de 1500 cm3. La puissance développée est de 110 ch.

Le spyder 550 RS cède la place en 1956 au 550 A 1500 RS, dont la principale nouveauté tient à son châssis tubulaire plus rigide et plus léger que le châssis plat du RS (43 kilos, soit seize kilos de moins). La carrosserie progresse dans le même sens (63 kilos, soit une réduction de 27 kilos). La puissance passe, quant à elle, à 135 ch, les vitamines supplémentaires étant apportées par l’augmentation du taux de compression (9,8 à 1) et par les deux carburateurs Weber qui se substituent aux Solex.
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La vitesse maximum s’établit à environ 240 km/h et le kilomètre départ arrêté est couru en 26,6 secondes, une performance de premier plan à l’époque pour une voiture de cette catégorie. Le nouveau châssis a entraîné quelques retouches à l’essieu arrière et les tambours ont vu leur taille augmenter. La boîte de vitesses reçoit un cinquième rapport.

Piloté par Umberto Maglioli, le spyder 550 A connaît sa première grande victoire à la Targa Florio de 1956, malgré le caractère précipité de son engagement. Un premier succès qui sera suivi de nombreux autres. Aux 24 Heures du Mans de la même année, la voiture de Wolfgang von Trips et von Frankenberg s’adjuge la cinquième place du général devant la Jaguar Type D de Mike Hawthorn et Bueb, vainqueurs l’année précédente. Elle remporte du même coup sa classe, succès réédité l’année suivante par l’équipage Hugus-de Beaufort (huitième au général). A la fin de 1957, le spyder 550 A cédera la place au 718 RSK, dont le moteur sera porté à 140 ch, puis à 148 ch.
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