Le Mans Classic 2004

Le Mans Classic 2004 a franchi un pas décisif par rapport à la première édition de 2002.

sommaire :

Le Mans Classic 2004

Gilles Bonnafous le 23/07/2004

Partagez

réagir

Dithyrambes et superlatifs : 400 voitures en compétition ayant participé aux 24 Heures du Mans (ou un modèle identique), 4000 voitures de collection sur les pelouses, 50 000 spectateurs favorisés par une météo de rêve, une vente aux enchères Christie’s de haut niveau (plateau et résultats)… Le Mans Classic 2004, qui s’est tenu les 23, 24 et 25 juillet 2004, a franchi un pas décisif par rapport à la première édition de 2002 pour devenir l’une des plus belles manifestations de voitures de collection au monde.

Motorlegend.com

Motorlegend.com
Un tel concentré de voitures d’exception, une telle avalanche de machines hors du commun ont de quoi donner le vertige. Il faut vite oublier l’idée d’en faire la liste… Mais quelle émotion que de voir évoluer sur le mythique circuit de la Sarthe des monstres sacrés comme la Ferrari 512 M Sunoco, des Ford GT 40 à foison, les surpuissantes Lola et Chevron… Tous monuments du sport automobile accompagnés d’une pléiade de pilotes célèbres, pour la plupart anciens vainqueurs des 24 Heures, de Maurice Trintignant à Johnny Herbert en passant par Phil Hill, Jürgen Barth, Henri Pescarolo, Jean Guichet, Jean-Pierre Jaussaud, Jean Ragnotti et Jean-Claude Andruet.

Par contre, il est un point d’organisation à revoir pour la prochaine fois, c’est l’accès au circuit. Car, bloqués le samedi matin dans un embouteillage monstre, nombreux furent ceux à revivre les affres de l’Age d’Or avec capots ouverts et radiateurs fumants… Les organisateurs auraient pu penser à ménager une voie réservée aux voitures anciennes, d’autant qu’il y a la place pour le faire (contrairement à Montlhéry).

Motorlegend.com

Motorlegend.com


Motorlegend.com

Motorlegend.com
On ne peut que saluer la création d’un sixième plateau accueillant les voitures construites de 1972 à 1978, donc les machines les plus puissantes. Très spectaculaire, il était, comme à l’époque, constitué de très nombreuses Porsche. Car il faut se souvenir qu’en 1980, sur 55 voitures à s’élancer sur le circuit de la Sarthe, 24 venaient de Zuffenhausen… Il fut le théâtre d’un superbe duel entre la 936 de Jean-Marc Luco, préparée par Jacques Crubilé et pilotée par Jürgen Barth et l’Alpine A 443 récemment restaurée par Renault et confiée à Jean-Pierre Jaussaud, Alain Serpaggi et Jean Ragnotti. Après que chaque voiture eut gagné une manche, la troisième course s’annonçait décisive. Hélas, la lutte fut écourtée par la sortie de route de Jean-Pierre Jaussaud, la victoire finale revenant à la Porsche.

Quant au " 24 Heures Club", il était réservé à des voitures ayant pris part aux 24 Heures, mais dont les propriétaires ne souhaitaient pas leur faire courir les risques de la piste. Un concours d’état permettait d’honorer des voitures exceptionnelles comme la Ferrari 250 LM, voire uniques à l’image de la Maserati 450 S Zagato, et restaurées à la perfection.

Motorlegend.com

Motorlegend.com

Le circuit Bugatti accueillait les clubs des marques les plus importantes (Ferrari-Maserati, Alfa Romeo, Jaguar, etc.), où Porsche et Renault (d’ailleurs voisins) se taillaient la part du lion. On ne pouvait qu’être frappé par le spectacle saisissant d’un océan de voitures de Stuttgart, au moins 600, dont une bonne moitié de 911. Là, trop, c’est trop ! Les collectionneurs qui s’étaient inscrits longtemps à l’avance pouvaient faire, au volant de leur voiture, un tour du circuit des 24 Heures moyennant un péage de cent euros…

Motorlegend.com

Motorlegend.com
Business is business, les organisateurs avaient également «invité», mais le terme est impropre, certains constructeurs à présenter leurs modèles les plus récents. Ford donnait à voir sa nouvelle GT pour la première fois en Europe, Porsche profitait de son terrain de prédilection pour dévoiler au public français la 911/997 de dernière génération et Alfa Romeo faisait découvrir la Crosswagon présentée au dernier salon de Genève.

L’inconvénient, si l’on ose dire, d’une manifestation de ce niveau, c’est qu’elle banalise l’exceptionnel ! Mais heureusement, et grâce à Dieu, nous ne sommes pas près d’être blasés… Alors, vivement la prochaine édition !

Motorlegend.com

Motorlegend.com
article précédent  La vente Christie

Page précédente
La vente Christie

article suivant ALPINE A210

Page suivante
ALPINE A210

Partagez

réagir

Commentaires