Salon du Cabriolet et du Coupé 2006

PEUGEOT Heuliez Macarena

Gilles Bonnafous le 06/04/2006

Après le vocable de coupé cabriolet, va-t-on s'habituer à un nouveau mot composé, celui de berline cabriolet ? On pourrait le croire à la vue du concept car Macarena proposé par Heuliez.

Après le vocable de coupé cabriolet, un genre qui fait fureur et participe au boom du cabriolet constaté depuis une dizaine années, va-t-on s'habituer demain à un nouveau mot composé, celui de berline cabriolet ? On pourrait le croire à la vue du concept car Macarena proposé par Heuliez et réalisé sur la base d'une berline Peugeot 407.

Présenté pour la première fois au public français à la Porte de Versailles après avoir été exposé au salon de Genève, le prototype Macarena franchit une étape supplémentaire vers la voiture « plein ciel ».

PEUGEOT Heuliez Macarena PEUGEOT Heuliez Macarena

« Let the sunshine in », clamait le tube extrait de la célèbre comédie musicale Hair des années soixante. La conquête de la lumière avance. Depuis la Renault Avantime, qui à l'époque faisait figure de précurseur, les toits en verre se sont multipliés dans les gammes des constructeurs. Dans ce contexte, la Macarena apparaît comme un nouvel aboutissement.

Certes, les grands cabriolets quatre portes et quatre places ne sont pas une nouveauté. Ce fut un genre très répandu en Europe avant la guerre et aux Etats-Unis jusque dans les années soixante. Mais jamais à toit rétractable. La Macarena serait donc une première mondiale ? Pas tout à fait, car Chrysler avait présenté en 1997 un concept car baptisé Phaeton, une berline cabriolet à toit rétractable réalisée par le carrossier américain ASC.

Heuliez est notamment connu pour avoir conçu le système de toit escamotable de la Peugeot 206 CC et pour assembler l'Opel Tigra Twin Top. Fort de son savoir-faire, le carrossier français a réalisé un dispositif composé de trois panneaux en verre, comme sur la Volvo C70. Par simple pression sur un bouton, les panneaux du toit se rétractent en se superposant et se glissent avec la lunette arrière dans le coffre. Les brancards pivotent vers l'intérieur comme les bras des danseuses de Macarena (d'où le nom de la voiture) pour se loger dans le coffre.

Contrairement à la majorité des coupés cabriolets existants, le coffre de la voiture ne s'ouvre que dans une direction. Le toit s'y range par conséquent alors que celui-ci est ouvert dans sa position normale. La Macarena permet également de rouler avec le toit entrouvert. Les panneaux en verre s'utilisent alors comme un traditionnel toit ouvrant, comme sur la Volkswagen Eos.

Construite sur la plate-forme de la 407, la Macarena en conserve l'empattement, ce qui permet aux sièges arrière d'offrir un confort comparable à celui d'une berline. Toutefois, la structure a été renforcée. Et la garde au toit des passagers arrière a été réduite afin de ne pas trop limiter le volume du coffre avec des panneaux de toit qui auraient été plus arrondis. Ce dernier offre 300 litres en mode cabriolet, ce qui n'est déjà pas si mal. Mais qui semble encore restreint pour les bagages de quatre personnes.

Par ailleurs, la voiture dispose d'airbags frontaux intégrés aux dossiers et les passagers arrière peuvent visionner des films grâce aux écrans LCD installés sur les appuie-tête avant.

Très abouti, le concept car Macarena apparaît fort convaincant. A quand sa commercialisation dans la gamme Peugeot ?

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