Saga Lamborghini

LAMBORGHINI Aventador

Vincent Desmonts le 06/06/2013

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LAMBORGHINI
Après presque dix ans de carrière et 4 099 exemplaires produits, la Murciélago n'aura pas volé sa retraite ! Sa remplaçante, la Lamborghini Aventador, est la star du salon de Genève 2011. Comme le veut la tradition initiée par Ferruccio Lamborghini, l'Aventador reprend le nom d'un taureau de corrida. Sur le plan esthétique, elle s'inspire de la très rare Reventon, avec des lignes acérées et des surfaces pures, à la manière d'un avion furtif. Les proportions restent indubitablement celles d'une supercar, avec une largeur de 2,26 mètres (rétroviseurs inclus) et une hauteur de seulement 1,14 mètre. Le V12 en position central et les renforts structurels sont mis en valeur par le capot moteur vitré.
Derrière le théâtre de ces formes spectaculaires se cache un important travail sur l'aérodynamique, avec un aileron arrière piloté électroniquement pouvant se relever selon deux angles : de 4 degrés à haute vitesse pour la finesse, mais de 11 degrés dans les courbes rapides pour accentuer la stabilité. L'allègement a également été une priorité, en application du savoir-faire Lamborghini en matière de fibre de carbone : la monocoque est entièrement réalisée dans ce matériau à la fois rigide et léger, et ne pèse que 147,5 kilos. La caisse en blanc dans son ensemble affiche 229,5 kilos sur la balance, tout en revendiquant une rigidité très élevée : 35 000 Nm par degré de torsion.

Sous le capot, une révolution : l'Aventador est la première Lamborghini V12 à ne plus être motorisée par le bloc conçu au début des années 1960 par Giotto Bizzarini. Contrainte par les normes antipollution, la firme a du travailler sur un tout nouveau moteur, portant le nom de code L539, et réalisé majoritairement à partir d'alliages d'aluminium. Un bloc de 6 498 cm3 à course courte (alésage : 95 mm, course : 76,4 mm), ouvert à 60 degrés, ne pesant que 235 kilos et installé 60 mm plus bas que le V12 de la Murciélago. La puissance atteint 700 ch à 8 250 tr/min, tandis que le couple maxi de 690 Nm est atteint à 5 500 tr/min. Mais un système de gestion thermique intelligente permet également une montée en température rapide, afin de réduire les émissions à froid.

Du côté de la boîte de vitesses, Lamborghini surprend également son monde : alors que l'on pouvait s'attendre à voir débarquer une transmission à double embrayage, comme chez Ferrari, l'Aventador adopte la boîte ISR, dotée d'un seul embrayage mais d'un système de changement de vitesses par biellettes beaucoup plus rapide que les systèmes à coulissement habituels. Résultat : des changements de vitesses-éclair, une boîte plus compacte et légère qu'une double embrayage, et des sensations de conduite plus marquées. Une sportivité confirmée par des suspensions à poussoirs inspirées de la Formule 1 et des freins en carbone-céramique XXL (400 mm de diamètre à l'avant!). Un passage obligé vu les performances annoncées : 2,9 secondes de 0 à 100 km/h et 350 km/h en vitesse de pointe.

Comme si l'Aventador n'était pas encore assez folle, Lamborghini la décline en version J au salon de Genève 2012 : l'Aventador J est une barquette extrême, dépourvue de pare-brise et de vitres latérales. Un engin fou, exemplaire unique acheté une fortune par un richissime collectionneur. Plus raisonnablement, Lamborghini dote l'Aventador fin 2012 d'un start/stop et d'une désactivation automatique d'une rangée de cylindres aux allures modérées, ce qui permet de réduire un peu les émissions de CO2 de la supercar. Dans le même temps apparaît l'Aventador LP 700-4 Roadster, aux performances quasiment identiques à celles du coupé, et dont le toit amovible en fibres de carbone ne pèse que 12 kilos.
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