Louis Vuitton Classic 2001

Traditionnel rendez-vous de la rentrée dédié à l'automobile d'exception, le Louis Vuitton Classic 2001, quatorzième du nom, offrait aux amateurs passionnés comme aux néophytes l'occasion de découvrir des voitures hors du commun.

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ASTON MARTIN LM10 Le Mans 1932

Gilles Bonnafous le 09/09/2001

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Passionné de grands voiliers avec lesquels il a remporté de grandes courses, Eckart Wagner est passé, il y a quelques années, à la locomotion terrestre motorisée. Habitué des trajectoires flottantes, il voulait une voiture de collection alerte avec laquelle il puisse prendre du plaisir. " Un modèle de course, qui dérive du train arrière ", précise-t-il ! Avec l'Aston Martin Le Mans de 1932, il est servi.
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Au milieu des années 90, Eckart Wagner se met en quête d'une Aston Martin d'avant guerre. Mais celles qu'on lui propose ne présente pas toutes les garanties quant au caractère original de leurs composants. Il y a trois ans, on lui signale la présence au Portugal d'une voiture correspondant à ses souhaits. Il s'y rend donc et, après avoir pris quelques conseils, fait affaire.

Machine de compétition, cette Aston Martin Le Mans de 1932 est une LM 10. Superbe vintage chargé d'histoire, elle a servi de voiture de réserve à l'écurie Aston Martin lors des 24 Heures du Mans de 1933. Elle a également couru diverses épreuves dans le milieu des années trente, dont le rallye du RAC (Royal Automobile Club) en 1933 et 1934. Portant le numéro de châssis L2 223, elle est l'une de ces voitures réalisées par Aston Martin pour des clients privés, mais qui étaient louées par l'usine pour participer à des compétitions en tant que voitures de réserve. Toutes ces machines possédant des spécifications différentes, cette biplace sport est unique dans sa configuration.
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La LM 10 est motorisée par un quatre cylindres en ligne à arbre à cames en tête de 1500 cm3. Conçue à l'origine par A.C. Bertelli et W.S. Renwick, cette mécanique est alimentée par deux carburateurs SU et développe de l'ordre de 85 ch. La voiture avoisine les 160 km/h. Sa carrosserie est due à E. Bertelli, célèbre maison installée à Feltham, dans le Middlesex.
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L'ensemble des éléments de la LM 10 d'Eckart Wagner sont d'origine : châssis, moteur, trains roulants et carrosserie. La voiture a toujours été suivie par des spécialistes anglais d'Aston Martin, dont Jack Moss de 1978 à 1984. Son précédent propriétaire l'avait fait restaurer de 1995 à 1998 par Vintage Coachworks. Mais perfectionniste dans l'âme, Eckart Wagner a souhaité aller plus loin et parfaire le travail. Egalement pour des raisons de sécurité, d'autant que la construction fait partiellement appel à l'aluminium. Elle est maintenant plus neuve que neuve ! Le chantier a été confié à Andy Bell, un spécialiste qui ne restaure que les Aston Martin d'avant guerre et par ailleurs mécanicien de Nick Mason. Grand collectionneur d'Aston Martin ayant couru au Mans, le batteur des Pink Floyd a du reste possédé pendant plusieurs années la voiture qui est aujourd'hui celle d'Eckart Wagner.

Le Louis Vuitton Classic 2001 a constitué une première pour l'Aston Martin. Car pour Eckart Wagner, sa vocation n'est pas de faire la belle dans les concours d'élégance - bien qu'elle ait obtenu le Prix de la meilleure finition. Il en a fait l'acquisition pour courir, ce qu'il ne se prive pas de faire dans de nombreuses épreuves de VHC, notamment au Nürburgring, à Silverstone et aux Mille Milles. Et l'an prochain, il compte bien s'aligner au 24 Heures du Mans historiques. Pour lui, ce sera le baptême du circuit de la Sarthe. Pas pour sa monture…
Restauration de l'Aston Martin LM 10 d'Eckart Wagner
Restauration de l'Aston Martin LM 10 d'Eckart Wagner Motorlegend.com
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