Grand Prix de l'Age d'Or 2001

L'Age d'Or 2001 a permis aux passionnés de voir et revoir, dans le vaste espace clubs, les grands classiques de la collection, tout en découvrant quelques insolites raretés. Quant aux courses et démonstrations, elles furent passionnantes et spectaculaires.

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BUICK Century Riviera

Gilles Bonnafous le 23/06/2001

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La Buick Century Riviera 1955 de Pascal Valente nous introduit dans le glamour d'une époque au charme particulier. Celle d'un design automobile représentatif de l'opulence américaine de l'après-guerre, qui aujourd'hui se pare des délices du kitsch.

Le modèle Century est construit sur le châssis à empattement court de 122 pouces emprunté à la Special. Cette base est associée au gros V8 de 322 cubic inches (5278 cm3) et 236 ch, qui motorise les hauts de gamme Super et Roadmaster. Cette définition fait de la Century une voiture plus légère et plus agile que ces derniers, tout en bénéficiant de leur puissance. Elle est ainsi la plus performante de la gamme Buick. Quant à l'appellation Riviera, qui apparaît pour la première fois en 1949, elle fait référence à une carrosserie de berline deux portes sans montants (hard top en anglais américain).

La voiture de Pascal Valente est dotée de toutes les options, dont le modèle pouvait être équipé à l'époque. Restaurée dans le strict respect de l'origine, y compris les teintes de la carrosserie, elle se présente dans état exceptionnel, comme neuve.
BUICK
Motorlegend.com

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L'année 1955 constitue une date charnière dans l'histoire de l'automobile américaine. Tout en retenue et douceur des courbes, le design du début des années cinquante mariait adroitement des formes dépouillées à un goût pour le baroque dans le traitement des détails. C'est en 1955 qu'il bascule vers un style plus agressif avec l'apparition de lignes plus tendues et de formes anguleuses. L'évolution se poursuivra pour atteindre le paroxysme de 1959. Un millésime emblématique de la spectaculaire démonstration de puissance des Américains et de leur incroyable absence de complexes.

Marque de haut de gamme positionnée derrière Cadillac, Buick a été longtemps au coude à coude avec Oldsmobile dans la hiérarchie des marques de la General Motors. Avant de manger commercialement sa rivale, qui sera hélas appelée à disparaître. Il faut savoir que, mécaniquement au top (dans le contexte américain), Buick n'a jamais construit que des moteurs à soupapes en tête. Et ce dès sa naissance en 1903, avec un flat twin monté sur un petit runabout. Ce remarquable niveau technologique se maintiendra et le premier six cylindres sortira en 1914. A partir de 1924, Buick ne construira plus que des mécaniques nobles à six cylindres, remplacées en 1931 par des huit cylindres.

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Motorlegend : Pourquoi avez-vous porté votre choix sur une Buick Century millésime 1955 ?

Pascal Valente : Je ne cherchais pas particulièrement une Buick a priori. Je souhaitais une belle Américaine des années cinquante, représentative de la production de l'époque outre-Atlantique. Mais je ne voulais pas d'une berline ordinaire. Il me fallait un modèle quelque peu exclusif et sortant du lot, d'où mon choix pour une puissante hard top. Je tiens à souligner que mon intérêt pour l'automobile américaine s'est épanoui dans un club de passionnés des modèles produits par les Etats-Unis entre 1945 à 1959, la Rocking Car Association. Nous avons organisé, surtout à la grande époque, il y a dix ans, maintes sorties et manifestations notamment ici, à Montlhéry.

Motorlegend : Où l'avez-vous trouvée, et dans quel état ?

Pascal Valente : Curieusement, je l'ai trouvée par hasard en France, à Angers précisément. C'était en 1987. La voiture se trouvait à l'état d'épave. Sa restauration représentait donc un chantier considérable. Le travail a duré pas moins de sept ans. Sept années de galère, avec de nombreux voyages aux Etats-Unis pour trouver les pièces et faire refaire les tissus sur mesure. Je n'ai pas ménagé les efforts physiques ni pécuniaires pour approcher la perfection. Aujourd'hui, cette Buick me donne toute satisfaction et je roule sans crainte de la panne. Elle correspond tout à fait à la voiture américaine des années cinquante dont je rêvais.
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