Essai AUDI Q2 1.4 TFSI COD

Vincent Desmonts le 21/11/2016

Audi élargit sa gamme de SUV vers le bas avec le Q2, un engin très stylé qui veut séduire les jeunes urbains. Voyons quels sont ses arguments.

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L'heure de la récré

Les SUV urbains sont en plein boom : portés par le succès des Renault Captur et Peugeot 2008, ils représentent désormais le deuxième plus gros segment du marché français ! À côté de ces best-sellers généralistes, l'offre « premium » se réduisait jusqu'à présent à la Mini Countryman et, dans une moindre mesure, à la Jeep Renegade. Audi ne pouvait décemment rester les bras croisés : voici donc le Q2, qui ambitionne de partir à la conquête d'une clientèle plus jeune et plus urbaine. Avec comme argument numéro un son style volontairement décalé par rapport au reste de la gamme Audi. En rupture avec un design maison très traditionnel, le Q2 ose en effet un look rafraîchissant, fait de jeux de couleurs et de formes qui lui donnent de la personnalité. On notera en particulier les « blades » contrastées au niveau du montant C, disponibles en quatre coloris. Le Q2 n'hésite pas à jouer les gros bras, avec son énorme calandre octogonale, ses boucliers largement perforés ou ses flancs musclés. Pourtant, derrière cette allure de gros SUV, le Q2 se révèle étonnamment compact : avec 4,19 m de long, il est même plus petit qu'une Audi A3 !

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Petites économies

Une Audi A3 qui a fourni pas mal d'organes à ce petit SUV. Il suffit de s'installer à bord pour s'en convaincre : on y retrouve ainsi les mêmes aérateurs ou encore des commandes de climatisation identiques. Mais si le dessin général est similaire, le Q2 se révèle moins austère que sa cousine, avec des touches de couleur au niveau des selleries ou des inserts décoratifs plus… audacieux. Une frivolité bienvenue, mais qui s'accompagne également d'une légère baisse de la qualité des matériaux. En outre, l'écran du GPS est ici fixe, et non rétractable comme sur l'A3. De petites économies qui ne seront cependant pas gênantes au quotidien, d'autant que le Q2 propose par ailleurs (souvent en option) d'équipements technologiques rares voire inédits à ce niveau de gamme, comme l'instrumentation sur écran à cristaux liquides du Virtual Cockpit, le régulateur de vitesse adaptatif avec assistant embouteillages ou encore la connectivité Android Auto et Apple CarPlay. L'habitabilité arrière est correcte, deux grands adultes pouvant prendre place sans se contorsionner, tandis que le coffre apparaît généreux (405 dm³).

À quatre ou deux pattes

Trois motorisations sont disponibles au lancement : un essence 1.4 TFSI de 150 ch, et les diesels 1.6 TDI de 116 ch et 2.0 TDI de 190 ch. La gamme sera complétée courant 2017 avec un petit 3 cylindres essence 1.0 TFSI de 116 ch, un « gros » 2.0 TFSI de 190 ch, mais aussi par un 2.0 TDI de 150 ch. La transmission intégrale Quattro sera fournie d'office sur les motorisations 190 ch, et en option sur les variantes de 150 ch. Pour cet essai, nous avons jeté notre dévolu sur une version 1.4 TFSI traction à boîte manuelle. Ce moteur est déjà connu, puisqu'il a été inauguré sur l'actuelle A3. Outre son turbo et son injection directe, ce bloc se distingue par son système de désactivation partielle des cylindres, baptisé COD (pour « cylinder on demand »). Ce dispositif utilise des cames à double profil qui permettent de fermer les cylindres 2 et 3 à faible charge (100 Nm maxi) et dans une plage de régime de 2 000 à 3 200 tr/min (de 1 400 à 3 200 tr/min avec la boîte S Tronic). Cette stratégie permet selon Audi d'économiser jusqu'à 20 % de carburant. Dans les faits, le système COD se déclenche fréquemment, y compris à 130 km/h sur autoroute. Le passage de 4 à 2 cylindres et inversement est insensible (ni à-coup, ni vibration) et quasiment inaudible. Doux et discret, ce moteur séduit, mais est hélas accouplé à une boîte aux démultiplications trop longues qui pénalise agrément et performances. Du coup, il sera judicieux d'opter pour la boîte S Tronic à 7 rapports afin de résoudre au moins partiellement le problème, ce qui vous coûtera cependant 2 150 €.

Où ça, un SUV ?

Sur la route, le Q2 fait vite oublier qu'il est un SUV. D'abord parce que sa position de conduite est proche de celle d'une berline, tout comme son poids (1 265 kg à vide pour notre version). Ensuite parce que son roulis est contenu et son comportement plutôt efficace. Certes, la direction hyper-assistée manque de ressenti, mais l'ensemble reste cohérent. Enfin, le confort reste correct, même avec la suspension sport de notre modèle d'essai, livré en finition S Line.

À retenir

Le Q2 ne révolutionne pas la catégorie des SUV urbains, mais il donne un petit coup de jeune à une gamme Audi souvent un peu trop sérieuse. Doté d'un style séduisant et d'une présentation moderne, il se pose en alternative valable à l'A3, qui s'affiche à des tarifs similaires. La confrontation avec la toute nouvelle Mini Countryman, attendue l'an prochain, s'annonce intéressante...
points fortsStyle décalé, contenu technologique, habitabilité, moteur agréable, comportement routier rassurant.
points faiblesÉtagement de boîte trop long, finition en retrait, options chères.
13.5

20
Les chiffres
Prix 2016 : 33 100 €
Puissance : 150 ch
0 à 100km/h : 8.5s
Conso mixte : 5.8l/100
Notre avis
Agrément de conduite : 14/20
Sécurité active et passive : 16/20
Confort et vie à bord : 16/20
Budget : 12/20

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