Acheter une TRIUMPH TR3 (1955 - 1962)

Stéphane Schlesinger le 09/09/2022

De par sa ligne charmeuse, sa rusticité et sa bonne puissance, la TR3 est l'archétype du roadster à l'anglaise. Une auto forte en caractère et toujours amusante à conduire !

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Cliché roulant

TRIUMPH TR3 (1955 - 1962)

S'il en est une qui incarne typiquement l'idée qu'on se fait du roadster à l'anglaise, c'est bien la Triumph TR3. Par son look déjà, inspiré de celui de la Jaguar XK120, le succès de l'époque. Il a été introduit en série sur la TR2 en 1953, elle-même version corrigée du prototype 20TS (ou TR1) de 1952. Triumph voulait se doter d'une petite voiture de sport, et à défaut de réussir à racheter Morgan, il a créé ce modèle, techniquement simple : châssis en échelle, train avant à bras superposés, propulsion, essieu arrière rigide, ressorts à lames… Sous le capot se trouve le 2,0 l culbuté (90 ch) fourni par Standard, propriétaire de Triumph. La TR2 s'étant bien vendue aux USA, elle évolue dès 1955 pour devenir la TR3. Celle-ci passe à 95 ch puis 100 ch, la calandre est désormais affleurante et la carrosserie se veut plus coquette par l'ajout de charnières de coffre chromées. Un semblant de banquette arrière est installé, et un hard-top arrive en option. Le succès se renforce, la clientèle appréciant le look, l'aspect essentiel et les performances : la TR3 flirte avec les 170 km/h et affiche un prix raisonnable. Dès la fin 1956, elle se place par ses freins à la pointe de la modernité puisqu'elle adopte des disques à l'avant. Puissants et équilibrés, ils renforcent ainsi les aptitudes sportives de l'auto, son comportement routier étant efficace et ses performances élevées pour l'époque. Même le confort est plutôt apprécié, si ce n'est que l'essieu arrière a tendance à tressauter sur les aspérités. La lourdeur et le manque de précision de la direction suscitent, en revanche, des critiques. En 1957, la Triumph bénéficie de modifications importantes, puisque la calandre est élargie, les projecteurs repoussés vers l'arrière et les pare-chocs revus. Renommée officieusement TR3A (pour America), elle remporte un grand succès. À tel point qu'en 1961, quand apparaît sa remplaçante TR4, celle-ci se voit rejetée par les revendeurs américains, obligeant Triumph à modifier la TR3 en la dotant du moteur 2,1 l (105 ch) et de la boîte entièrement synchronisée de celle qui aurait dû lui succéder. Devenue – officieusement encore – B, la TR3 se vendra jusqu'à la fin 1962. En tout, ce vrai roadster a été produit à 75 020 unités, dont 13 377 jusqu'en 1956, puis 58 309 en A et 3 334 en B.

Fiabilité

Certes appréciée en son temps pour sa robustesse mécanique, la TR3 a toujours rouillé copieusement, même quand elle était neuve ! Ce sera donc le point à surveiller en priorité, surtout qu'une belle peinture peut servir de cache-misère. Pour le reste, on contrôlera la voiture classiquement, avec l'aide d'un pro histoire de vérifier que le châssis n'est pas tordu. Pas de souci côté entretien, la voiture est simple, les pièces abondantes et le Triumph Club de France très actif.

La cote

Vendue 15 460 F en 1961 (25 300 € actuels), la TR3 bénéficie d'une cote solide, quelle que soit sa version. La plus répandue, la A, revient à 34 000 € pour un très bel exemplaire ne nécessitant pas de retouches. Comptez 2 000 € supplémentaires pour une B et encore 4 000 € de plus pour un modèle initial. Évidemment, ces valeurs varient en fonction de l'état, certains exemplaires étant mieux restaurés que d'autres. En tout cas, elles sont stables.

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