Acheter une SUNBEAM Alpine (1959 - 1968)

Stéphane Schlesinger le 08/09/2022

Oubliez l'image de rudesse affectant les petits cabriolets anglais : la Sunbeam Alpine se veut douce et raffinée. Idéale pour rouler tranquillement dans une ambiance sixties.

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Douceur anglaise

SUNBEAM Alpine (1959 - 1968)

Non, Alpine ne désigne pas forcément une petite auto de sport française à moteur arrière. Ni même un roadster anglais piloté par Grace Kelly sur la Corniche dans La Main au collet. Mais on s'en approche. Par la faute d'un mauvais rapport prix/performances, la monture de la future princesse fut un échec commercial. Son constructeur, Sunbeam, la remplace alors à quelques années d'intervalle par un modèle plus abordable, lui aussi dénommé Alpine. Présenté en 1959, il se révèle plus moderne techniquement (structure monocoque) et arbore une ligne bien dans l'air du temps, signalée par de généreux ailerons arrière. De son côté, l'habitacle apparaît soigné, tant par sa finition que son équipement et son accessibilité. Malheureusement, le moteur 1,5 l de 78 ch, quoique moderne, manque de punch. C'est que la voiture frôle la tonne. Cela dit, malgré l'essieu arrière rigide suspendu par des lames, l'Alpine séduit par son confort et sa facilité de conduite. Cela lui vaut son petit succès, malgré quelques soucis de fiabilité. Puis la Sunbeam va évoluer. D'abord en 1960, sur la série 2 : le moteur passe à 1,6 l et 80 ch. Ensuite, grâce aux idées du carrossier italien Touring on réaménage le coffre : en passant à deux petits réservoirs au lieu d'un gros et en replaçant la roue de secours, on double le volume utile. Une amélioration qui apparaît en 1963 (série 3), accompagnée d'un tableau en bois, de nouveaux sièges et d'un moteur de 82 ch (carbu Solex et non plus Zenith). En janvier 1964, la série 4 abandonne les ailerons arrière, gagne une boîte entièrement synchronisée ainsi qu'une assistance de freins. Elle reçoit de surcroît des pare-chocs à butoirs. Enfin, en 1965, la série 5 apporte un moteur 1,7 l à 5 paliers à deux carbus Stromberg (92,5 ch) et un alternateur. Elle durera jusqu'à la fin du modèle en 1968. Rapide (170 km/h), confortable, sûre et douce à conduire, cette dernière évolution constitue l'apogée de ce modèle plus civilisé qu'une MGB, mais moins prodigue en sensations. En tout, la Sunbeam Alpine a été produite à près de 70 000 unités, sans compter la Tiger à moteur V8 Ford qui mérite à elle seule un article, ni la rarissime Harrington à toit fixe, destinée à la compétition.

Fiabilité

Mieux assemblée que ses rivales et nantie, contrairement à elles, d'une capote vraiment étanche, la Sunbeam Alpine n'en souffre pas moins gravement de la corrosion. Pour le reste, la mécanique se montre plutôt robuste pour son époque (surtout en 1,7 l) et la voiture demandera des contrôles classiques. Les pièces sont largement disponibles et le club Classic Sunbeam & Rootes de France est très actif.

La cote

À titre indicatif, l'Alpine coûtait 14 250 F en 1963, soit 21 200 € actuels selon l'Insee. En 1990, il fallait compter 45 000 F (10 900 €) actuels, 9 000 € en 2007 (10 600 € actuels) et en 2022, plutôt 16 000 € pour une série 3 ou 4, contre 18 000 € pour la 5. Des valeurs stables depuis environ quatre ans.

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