Acheter une FERRARI 365 GT4/512 BB

Stéphane Schlesinger le 25/02/2021

Première Ferrari de route à moteur central, la BB se signale aussi par son style pur et élégant. Machine d'exception, elle a vu sa cote chuter mais le plancher est désormais atteint.

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L'élégance faite supercar

FERRARI 365 GT4/512 BB

Cinquante ans de moteur central chez Ferrari. C'est ce que représente la BB, présentée à Turin en 1971. Avec elle, Enzo Ferrari a daigné appliquer à une auto de route une architecture qu'il connaissait bien en course, et répondre à Lamborghini qui avait pris une incontestable longueur d'avance avec la Miura. Derrière les passagers se trouve un 12-cylindres à plat et non pas boxer, comme le suggère l'appellation BB signifiant “Berlinetta Boxer”. En effet, les pistons opposés actionnent le même maneton de vilebrequin. D'une capacité de 4,4 l, soit 365 cm3 par cylindre, ce qui complète le nom de l'auto, il développe 380 ch. Cela suffirait à emmener la BB à 300 km/h, si elle ne souffrait d'un mauvais Cx de 0,43. L'auteur de la carrosserie, Leonardo Fioravanti, designer de Pininfarina, a en effet préféré soigner la stabilité et… le look. Moderne et fuselé, celui-ci se veut élégant et non avant-gardiste comme celui de la Countach, présentée quelques mois auparavant. La Ferrari ne sera commercialisée qu'en 1973 (avant sa rivale de Sant'Agata cela dit), à 190 000 F, soit 173 000 € actuels, contre 135 000 F à une Daytona… Cela limite son succès, puisque 387 unités seulement seront produites jusqu'en 1976, quand elle devient BB 512, ce dernier chiffre signifiant 5 l et 12 cylindres. Quoique plus gros, le moteur chute à 360 ch, mais gagne en souplesse pour plaire au marché américain. L'embrayage, désormais bi-disques, est plus doux, la suspension est modifiée (voies élargies, train arrière revu), alors que des prises d'air Naca apparaissent juste devant les roues arrière. Quant à elle, la poupe passe de 6 feux à 4. L'auto gagne en facilité et en efficacité, obligeant Ferrari à doter le bloc d'une lubrification par carter sec. Elle séduit par son confort accru ainsi que son habitacle plus fonctionnel et luxueusement fini. Les ventes augmentent, atteignant un total de 929 en 1981, quand la BB devient BBi, adoptant une injection. La puissance recule à 340 ch, dépollution oblige, mais à l'extérieur, on note l'apparition de feux de position sur le pare-chocs avant et d'antibrouillards sur la poupe. 1 007 unités sont fabriquées jusqu'en 1984, quand la BBi est remplacée par la Testarossa, techniquement proche. Ferrari a réussi son pari et battu, en production annuelle, la Countach.

Précautions d'achat

Une BB régulièrement entretenue ne pose guère de problèmes, sauf que cela coûte une fortune. Il faut régulièrement sortir le moteur pour en régler les soupapes, changer les courroies, vérifier l'étanchéité, mais aussi changer l'embrayage. Des opérations demandant beaucoup de minutie, donc les mains d'un spécialiste.

La cote

Contrairement à nombre de Ferrari, la BB n'a pas vu sa cote exploser aux alentours de 2015-2016. Elle a tout de même connu un pic à environ 330 000 € durant cette période pour une 512, pour redescendre à 250 000 € actuellement, sachant qu'en 2010, elle peinait à passer les 100 000 €. Il faut compter environ 30 000 € de moins pour une 512i, et 20 000 € de plus pour une 365. Évidemment, la configuration, l'état et le kilométrage influent largement sur ces montants. Cote globalement stable.

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