Salon de Detroit 2003

CHEVROLET SS

Jean-François Destin le 01/01/2003

Avec le Chevrolet SS Concept, General Motors a voulu ranimer le mythe de la Chevrolet Super Sport. Ronde, galbée, la carrosserie rassure sans tomber dans les excès de feu le bio-design japonais.

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Plus réaliste que le Concept Mercury Messenger de Ford, la Chevrolet SS a été présentée à Detroit comme une berline mais les stylistes GM du studio de design de Los Angles ont également souhaité lui donner une ligne de coupé. C'est la raison pour laquelle les poignées des portes arrière se trouvent discrètement intégrées à la pliure au sommet des passages de roues arrière.

Avec le SS Concept, General Motors a voulu ranimer le mythe de la Chevrolet Super Sport. Ronde, galbée, la carrosserie rassure sans tomber dans les excès de feu le bio-design japonais. Un tantinet rétro, la présentation reprend quelques éléments des Camaro et Corvette d'autrefois tout en offrant un peu plus de place à l'intérieur notamment à l'arrière. Simple mais bombé, le capot se termine par une grande calandre frappée curieusement d'un tout petit sigle Chevrolet. Les optiques effilés rappellent ceux des Peugeot.

L'arrière, légèrement relevé hérite d'un bandeau encadré de double feux tandis que les grandes roues (21 pouces à l'avant et 22 pouces à l'arrière) donnent au concept SS une expression sportive affirmée.

La planche de bord un peu encombrante a été taillée en une seule pièce avec la console centrale supportant les différentes commandes à portée de main du conducteur. Une grosse visière abrite le compteur de vitesses et le compte-tours.

Sous le capot, on retrouve la toute dernière évolution du "small-block V8". Installé longitudinalement, ce 6 litres développant la bagatelle de 430 chevaux est associé à une boite automatique à 4 rapports gérée électroniquement. Particularité intéressante : il est équipé d'une système qui débraye quatre des huit cylindres lorsque le conducteur ne réclame pas beaucoup de puissance (en ville par exemple).

Après avoir ignoré pendant longtemps l'appétit glouton de leurs gros moteurs, les constructeurs américains qui, dans le contexte économique actuel, craignent une augmentation du prix de l'essence à la pompe, étudient des réponses adéquates. A l'horizon 2004/2005, la plupart des modèles de la gamme GM sera nanti de ce désactiveur de cylindres.

Pour s'adapter aux hautes performances (que Chevrolet n'a pas révélé), le freinage fait appel à des disques à étriers 6 pistons à l'avant et 4 pistons à l'arrière. A propulsion arrière, la SS bénéficie d'un antipatinage et d'une suspension moderne à 4 roues indépendantes.

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