Saga Ferrari

Des modestes débuts de 1947 aux 12 titres de Formule 1 Pilotes remportés à ce jour, le mérite de cet itinéraire d'exception revient à un homme, Enzo Ferrari, créateur de la marque aux 5000 victoires.

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FERRARI F50

Gilles Bonnafous le 28/11/2002

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Conçue pour commémorer le cinquantième anniversaire de Ferrari, la F50 prolonge le concept de la F40, celui d'une supercar sans compromis. Mais elle pousse le parti pris encore plus loin que sa devancière : elle se veut, avec son moteur dérivé de la Formule 1, une sorte de F1 biplace mise à la route. Au moment de son lancement, Luca di Montezemolo, Président de Ferrari, déclara dans une interview à un journal américain : " Dans cette voiture, nous avons mis cinquante ans de savoir-faire ", ajoutant avec modestie : " Nous avons tout gagné en un demi-siècle de compétition, la Formule 1, Le Mans, Daytona et Sebring ".
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Le point de départ du projet est le 3,5 litres très compact de la monoplace de 1990. La cylindrée du V12 à 65° est portée à 4,7 litres, l'architecture étant naturellement celle du moteur central arrière disposé longitudinalement. Contrairement à la F40 suralimentée, la F50 reçoit un moteur atmosphérique, les turbocompresseurs ayant été bannis des circuits de F1 par la FIA en 1989. Doté de l'injection Bosch Motronic 2.7, le V12 à cinq soupapes par cylindre développe 520 ch à 8500 tr/mn, soit un rapport poids-puissance de 2,36 kilos par cheval. La boîte de vitesses est à six rapports. Le 0 à 100 km/h est abattu en 3,9 secondes et le kilomètre départ arrêté en 21,7 secondes. Donnée pour 325 km/h par le constructeur, la vitesse maximum se situe, selon les essais réalisés, entre 315 km/h et 320 km/h. Comme sa devancière, la F50 est dépourvue d'assistance au freinage comme à la direction, malgré ses roues de 18 pouces et le diamètre imposant de ses disques (35,5 centimètres à l'avant et 33,5 centimètres à l'arrière).
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Dessinée par Pininfarina, la F50 s'inspire du concept car Mythos présenté par le carrossier en 1989. Arrêté dès 1991, le design de la voiture sera quelque peu amendé - agrandissement des prises d'air et modifications du traitement aérodynamique. Compte tenu des performances de la voiture et de sa vitesse de pointe, ce dernier a fait l'objet de recherches pointues. Pininfarina a opté pour un spoiler incurvé en son centre, de manière à favoriser le passage de l'air sous le châssis, pour un aileron arrière barrant toute la largeur de la voiture, ainsi que pour un vaste pare-brise panoramique très enveloppant. De même, on a retenu les phares fixes, plus légers et offrant un meilleur profilage que les projecteurs rétractables (une fois ouverts).
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Concept car Ferrari Mythos 1989 Ferrari
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Construit sur un empattement relativement long de 2,58 mètres, le châssis de la F50 est réalisé en fibre de carbone. Son poids est ainsi limité à 102 kilos tout en offrant une rigidité digne des monoplaces de Formule 1. Quant aux éléments de suspension, ils font appel à l'alliage léger. La carrosserie est également réalisée en matériau composite, kevlar notamment. La F50 se fait berlinette ou " Barchetta " grâce à son hard-top amovible.

Si l'habitacle offre une ambiance course, notamment pour ce qui concerne le niveau sonore, le confort et la finition sont en progrès par rapport à la F40. Les sièges baquets en matériau composite marient efficacité, notamment quant au maintien latéral, et luxe avec le cuir Connolly. La position de conduite est entièrement réglable, y compris le pédalier.
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Châssis de la F50 Ferrari
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Présentée au salon de Genève de 1995, la F50 verra sa production limitée à 349 exemplaires, la dernière voiture quittant Maranello en juillet 1997. Pourquoi un chiffre aussi curieux ? Les études de marché conduites par Maranello avaient montré que le nombre des acheteurs potentiels se situait à 350 voitures. " Mais les Ferrari doivent être difficiles à trouver. Nous produirons donc un exemplaire de moins que le marché le demande ", déclara un responsable de la firme. On appréciera la pertinence de l'argument !

Les cinquante premières voitures prendront le chemin des Etats-Unis afin de ne pas tomber sous le coup des normes antipollution renforcées à partir de janvier 1996. Vendue 3,3 millions de francs, soit sensiblement la moitié de la McLaren F1, la F50 verra sa commercialisation organisée de manière à éviter la spéculation. Pour ne pas retomber dans les affres des enchères, qui avaient fait monter le prix de la F40 jusqu'à sept millions de francs au plus fort de la période spéculative.
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