Saga Ferrari

Des modestes débuts de 1947 aux 12 titres de Formule 1 Pilotes remportés à ce jour, le mérite de cet itinéraire d'exception revient à un homme, Enzo Ferrari, créateur de la marque aux 5000 victoires.

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FERRARI 456 GT

Gilles Bonnafous le 28/11/2002

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La 456 GT marque le retour de Ferrari à la tradition des GT 2 + 2 dotées d'une architecture conventionnelle à moteur V12 avant. Une disposition qui sert au mieux les valeurs du confort et de l'espace. Offrant pratiquement quatre vraies places sur la dernière génération, celle des 365 GT4/400/412, ces coupés ont rencontré un vif succès commercial, assurant l'essentiel des ventes du cheval cabré pendant trois décennies.

Lancé en 1989, le projet de la 456 vise à retrouver dans le design l'esprit de la Daytona adapté à une GT 2 + 2. Contrairement aux modèles 400, l'allure sportive et le faible développement du pavillon ainsi que l'arrière fast back donnent à la 456 GT un look de berlinette.
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La 456 GT est dévoilée lors de la commémoration du quarantième anniversaire de l'écurie Francorchamps de Jacques Swaters, le célèbre importateur belge de Ferrari et collectionneur émérite des œuvres de Maranello (modèles et objets liés à l'histoire du cheval cabré). La cérémonie a lieu en septembre 1992 et a pour cadre le Palais du Cinquantenaire de Bruxelles, où la voiture apparaît dans la livrée bleue de l'écurie belge, qui s'est illustrée sur tous les circuits du monde. La 456 GT sera lancée officiellement au salon de Genève l'année suivante, mais la production ne démarrera que dans la seconde moitié de 1993 - sur un rythme annuel de l'ordre de 200 unités.

La voiture renoue par ailleurs avec le système d'appellation Ferrari utilisant la cylindrée unitaire du moteur exprimée en cm3. Avec 5,5 litres et 442 ch à 6250 tr/mn (mais le régime maximum est de 7250 tr/mn) qui font de la 456 GT la Ferrari 2 + 2 la plus puissante jamais construite, les passagers arrière de la voiture se prévalent d'être les plus rapides du monde. La vitesse atteint 300 km/h, le 0 à 100 km/h étant parcouru en 5,2 secondes et le kilomètre en 23,3 secondes.
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A l'image des moteurs Ferrari de Formule 1, le nouveau V12 à 65° de la 456 GT présente un angle assez fermé, qui favorise la compacité de l'ensemble. Il est par ailleurs doté de 48 soupapes et d'un carter sec. La boîte de vitesses à six rapports est implantée à l'arrière, où elle fait bloc avec le différentiel - une disposition qui assure une meilleure répartition des masses. Comme ses devancières, la 456 peut être équipée d'une transmission automatique à quatre vitesses (version GTA). Le système de freinage est doté de l'antiblocage ABS et de l'antipatinage ASR. Les amortisseurs télescopiques coaxiaux sont réglables en trois positions, sport, normal et tourisme, la loi d'amortissement variant selon la vitesse, alors que la suspension arrière bénéficie d'un correcteur d'assiette.

Construite sur un classique châssis tubulaire en acier, la 456 GT reçoit une carrosserie en aluminium soudée par points, la difficile liaison acier-aluminium étant assurée par un métal particulier, le Feran - il s'agit d'une tôle d'acier traitée chimiquement de manière différente sur chacune de ses faces. Dans un but supplémentaire d'allègement, le capot avant est en fibre de carbone.
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Discret et de bon goût, le design de Pininfarina fuit les effets spéciaux et les appendices aérodynamiques évitent le spectaculaire. Les lignes sont douces et dépourvues d'arêtes vives. Au bout d'un long capot, la calandre s'inspire de celle de la 512 TR, tandis que les flancs sont creusés d'un évidement à la double fonction : alléger le ponton et permettre l'évacuation de l'air chaud du moteur. Ce motif est emprunté au concept car Mythos présenté par le carrossier en 1989 - mais en sens inverse, la Mythos étant une voiture à moteur central arrière. La poupe galbée est dotée d'un spoiler mobile intégré à la partie inférieure du pare-chocs. Contrôlé électroniquement, ce dernier sort de son logement en fonction de la vitesse de la voiture. Le bord supérieur du coffre à bagages sert également d'appui aérodynamique.

De gabarit respectable (4,73 mètres) et assez haute (1,30 mètre), la 456 GT offre pourtant un espace moins généreux que celui de la génération 400. Si les sièges arrière sont quelque peu encaissés, l'habitacle affiche une finition à la hauteur du caractère prestigieux de la voiture - et de son prix ! À l'avant, point de baquets mais de larges et confortables fauteuils habillés de cuir Connolly et à réglage électrique.

Performances exceptionnelles, magie du V12, confort bourgeois, ligne de berlinette avec places additionnelles pour les amis, qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ?
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