Saga Audi

Il y a 40 ans, la marque renaissait avec le lancement de la première Audi de l’ère moderne, tandis que la Quattro représentait en 1980 une étape décisive dans l’histoire de la firme.

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AUDI TT

Gilles Bonnafous le 26/05/2005

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Comme pour fêter les trente ans de sa renaissance, Audi présente en 1995 sa première sportive compacte, la TT. Un modèle au caractère fort, qui permet de compléter la gamme de la marque aux anneaux sur un créneau très courtisé dans la seconde moitié des années 90 par les constructeurs allemands (BMW Z3, Mercedes SLK et Porsche Boxster, bien que ce dernier relève d’un niveau de prix supérieur).

La petite deux places au tempérament sportif affirmé fait sa première apparition publique sous la forme d’un coupé. Le baptême des sunlights a pour cadre le salon de Francfort, où la voiture est présentée sous forme d’une étude préliminaire. La même année, le roadster est intronisé au salon de Tokyo.
Audi TT, 1998
Audi TT, 1998 D.R.
Audi TT, 1998
Audi TT, 1998 D.R.
Les réactions du public et celles de la presse s’étant révélées enthousiastes, Audi décide de passer à la production. Au terme de trois années de développement et de mise au point, le coupé TT (TT pour Tradition et Technique) est commercialisé à l’automne 1998. La version roadster suit un an plus tard, en septembre 1999.

Le design de la TT ne laisse pas indifférent, c’est le moins que l’on puisse dire. Sa ligne exclusive, très audacieuse, ne fait pas dans le consensus mou. On adore ou l’on déteste cette silhouette singulière au pavillon écrasé, qui fait appel à des repères nostalgiques. Galbes généreux et rondeurs enveloppantes, sa silhouette de scarabée n’est pas sans évoquer la première Porsche 356, la Pré-A. Hors des tendances et des modes, la TT mettra du temps à vieillir. Création originale et provocante, elle entrera à l’évidence dans le cercle étroit des voitures de collection à vocation mythique — surtout dans ses versions à motorisations puissantes.
Audi TT, 1998
Audi TT, 1998 D.R.
Audi TT, 1998
Audi TT, 1998 D.R.

Strict deux places, l’habitacle offre une finition remarquable, où la sellerie cuir tutoie l'aluminium brossé (Tradition et Technique), dont la généreuse présence se retrouve notamment sur le pommeau de levier de vitesses, les cadrans et le moyeu du volant.
Intérieur de la TT coupé
Intérieur de la TT coupé Audi
Intérieur de la TT roadster
Intérieur de la TT roadster Audi
Techniquement, l’Audi TT est construite sur la plate-forme de la Golf de quatrième génération. Il s’agit donc d’une traction avant, la seule dans sa catégorie. Mais elle peut être équipée de la transmission intégrale Quattro. Sous le capot, elle reçoit dans un premier temps un seul et unique quatre cylindres de 1,8 litre boosté par un turbo. Toutefois, par le jeu de la gestion électronique et de la pression de suralimentation, ce moteur offre trois déclinaisons de puissance : 150 ch pour le modèle d’attaque (afin de proposer une TT sous la barre des 30 000 €), 180 ch et 225 ch. Souple et vif dans cette dernière définition, le 1,8 litre paraît un peu plus à l’ouvrage en 180 ch.

L’Audi TT connaît quelques déboires au début de sa commercialisation. Des problèmes de stabilité affecte son train avant et quelques accidents survenus en Allemagne, dont la presse se fait l’écho, vont ternir son image. Deux ans après ses débuts, la TT est donc modifiée pour pallier ce défaut. La suspension est retravaillée et durcie et un volet aérodynamique prend place à l'arrière.
Audi TT, 1999
Audi TT, 1999 Audi
Audi TT, 1999
Audi TT, 1999 Audi

Quant au roadster, il bénéficie d’une structure à la rigidité renforcée. Un pare-vent en verre installé derrière les sièges se lève électriquement pour le confort des passagers, tandis que la capote, équipée d'une lunette en verre, ne génère aucun sifflement à haute vitesse grâce à l’étude en soufflerie dont elle a fait l’objet.
Audi TT roadster, 2000
Audi TT roadster, 2000 Audi
Audi TT Quattro roadster, 2001
Audi TT Quattro roadster, 2001 Audi
La carrière de la TT est relancée en 2003 par la sortie d’une version haut de gamme plus performante et dotée d’une mécanique noble — ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent avec le plébéien quatre cylindres. Monté également sur les Volkswagen Phaeton et Golf R32, son V6 quatre arbres et 24 soupapes de 3,2 litres développe 250 ch avec un couple de 320 Nm compris entre 2800 tr/mn et 3200 tr/mn. La vitesse est limitée à 250 km/h et le 0 à 100 km/h couru en 6,4 secondes.

De plus, la TT 3,2 litres, qui est dotée de la transmission Quattro, reçoit une nouvelle et remarquable boite séquentielle à six rapports appelée DSG (pour Direct Shift Gearbox). Fruit d’un concept Porsche développé sur les Audi Quattro de course, cette transmission est de même nature que la boîte F1 qui équipe les Ferrari et la Cambiocorsa les Maserati. Mais sa technique va plus loin. En faisant appel à un double embrayage, elle offre une grande douceur et une formidable rapidité aux changements de rapports (400 millisecondes). Sa commande se fait par l’intermédiaire de palettes solidaires du volant — mais le client conservateur peut opter pour le levier au plancher. Ainsi gréée, la TT s’affirme comme une sérieuse concurrente de la Mercedes SLK dans ses versions haut de gamme et une vraie rivale du Boxster Porsche.
Audi TT 3,2l Quattro, 2002
Audi TT 3,2l Quattro, 2002 Audi
Audi TT 3,2l Quattro Sport, 2005
Audi TT 3,2l Quattro Sport, 2005 Audi
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