Saga Alfa Romeo

Avec la Saga Alfa Romeo, Motorlegend vous propose de visiter la légende d'une firme qui a écrit quelques-unes des plus belles pages de l'histoire de l'automobile et qui a suscité l'attachement de millions de passionnés, fous des Chevaux de feu.

sommaire :

Le musée d'Arese

Gilles Bonnafous le 28/01/2002

Partagez

réagir

Véritable caverne d'Ali Baba de l'Alfiste et, au-delà, de tout passionné de l'automobile, le musée Alfa Romeo constitue une étape obligée du voyage en Italie. Une visite qui vaut à elle seule le voyage, comme dirait l'ami Bibendum… La splendeur des machines exposées en fait également un musée d'art - le design automobile devant être considéré, à nos yeux, comme l'un des beaux-arts.

Installé sur le site Alfa Romeo d'Arese, le musée, construit à l'initiative d'Orazio Satta Puliga et inauguré en décembre 1976, n'abrite pas moins de 110 voitures sur six niveaux et 4800 mètres carrés. Si tous les modèles au Quadrifolio sont au rendez-vous, les voitures de course y apparaissent nettement surreprésentées. Qui s'en plaindra ? Toutes les machines de légende sont là, les RL de la Targa Florio et des Mille Milles, les biplaces et monoplaces de Grand Prix, les 6 C et 8 C de compétition et autres 33. Le musée offre également un espace dédié aux concept cars, tandis qu'une collection de moteurs d'avion témoigne de l'activité aéronautique du constructeur milanais. Un avion est même exposé à l'extérieur, ainsi qu'un tracteur Romeo…

D.R

D.R
Directeur du musée, Antonio Magro veille à ce trésor. Il nous explique qu'à partir des voitures sauvées pendant la guerre, une collection s'est progressivement constituée, enrichie de dons et d'acquisitions - auprès de concessionnaires de la marque et de privés. D'une cinquantaine de véhicules au départ, d'abord accumulés dans un lieu de stockage, on est passé à 110 aujourd'hui.

Itinérante, la collection Alfa Romeo participe à de nombreuses expositions : Barcelone, Amsterdam, Copenhague, Dublin, Tokyo dans un passé récent, et actuellement Londres, où se tient une rétrospective des modèles du Portello au Science Museum*. Une sélection de 17 voitures parmi les plus belles** y est visible jusqu'au 30 avril 2002.

Quant à la restauration des voitures, elle se fait à l'usine pour la mécanique et essentiellement à l'extérieur pour ce qui concerne la carrosserie - auprès de spécialistes comme Galbiati et Marazzi.

Quand on pose à Antonio Magro la question impossible de sa préférée, il finit par avouer un faible pour la 8 C 2900 B Lungo. Parce qu'elle traduit le mieux la tradition Alfa Romeo, parce qu'elle est la plus belle avec son immense capot, parce qu'elle est surpuissante… En un mot, comme il dit, elle a tout pour elle !

Mme Elvia Ruocco Motorlegend.com

D.R
* Science Museum
Exhibition Road
South Kensington
London
SW7 2DD
Ouvert tous les jours de 10 h à 18 h.

** 1750 Gran Sort, 2300 Monza, 2300 Le Mans, 2900 B Lungo, 2900 Le Mans, 2500 Villa d'Este, 159, châssis 159, 1900 SS, Disco Volante, Giulietta Sprint, Giulia SS, Duetto, 33.2 Stradale, 33 TT 12, Nuvola, 156 Super Turismo

LES ARCHIVES ALFA ROMEO
D'une très grande richesse, notamment iconographique (25 000 photos noir et blanc, 30 000 photos couleur et des centaines de films), les archives Alfa Romeo sont confiées à Elvira Ruocco. Alfiste passionnée entrée chez Alfa Romeo en 1972, Elvira a commencé en 1983 une lourde tache, celle d'organiser ce qui n'était à l'époque qu'une riche mais inexploitable accumulation de documents : dossiers de presse, brochures et catalogues, matériel publicitaire, manuels d'entretien, films publicitaires, etc. Aujourd'hui, tout est répertorié et référencé selon un classement thématique - y compris les modèles contemporains.

Constitué en Centre de Documentation, ce fond permet à Elvira Ruocco de répondre aux demandes des journalistes, ainsi qu'aux historiens et chercheurs pour la rédaction d'ouvrages et de thèses. Elle offre également son aide aux collectionneurs désireux de restaurer leurs belles aux chevaux de feu.

Remerciements au Centre de Documentation Historique Alfa Romeo et à Mme Elvia Ruocco.

Darracq de 1906
La société ALFA (Anonima Lombarda Fabbrica Automobili) naît le 24 juin 1910, quand un groupe d'hommes d'affaires rachètent la Societa Italiana Automobili Darracq, filiale du constructeur français, dont l'usine est située au Portello, dans la banlieue de Milan.

ALFA 24 HP Série A Torpédo
4 cylindres en ligne, bloc et culasse en fonte, 100 x 130 mm, 4084 cm3, 42 ch à 2200 tr/mn, 100 km/h

La 24 HP est la première Alfa. Construite à partir de 1910 au Portello, elle a été conçue sous la responsabilité de Giuseppe Merosi. Son quatre cylindres de 4 litres lui permet d'atteindre 100 km/h, une vitesse très élevée pour l'époque. Fabriquée dans différentes variantes (Séries A, B, C et D) jusqu'en 1913, elle sera carrossée en spider, limousine, torpédo et voiture de course.

Darracq de 1906 Motorlegend.com

ALFA 24 HP Série A Torpédo Motorlegend.com
ALFA 15 HP
4 cylindres en ligne, bloc et culasse en fonte, 80 x 120 mm, 2413 cm3, 25 ch à 2400 tr/mn

Deuxième série de la génération de modèles de 2,5 litres construits entre 1910 et 1915, l'ALFA 15 HP est une voiture plus économique que la 24 HP, dont elle conserve toutefois les qualités. Apparue en 1911 et fabriquée à 100 exemplaires, elle participera à plusieurs épreuves sportives.

ALFA 40/60 HP RICOTTI Aérodynamique
4 cylindres en ligne, bloc et culasse en fonte, soupapes en tête, 110 x 160 mm, 6082 cm3, 70 ch à 2200 tr/mn, 140 km/h

Modèle haut de gamme, l'ALFA 40/60 HP est équipée d'un puissant six litres doté, pour la première fois au Portello, de soupapes en tête. Le modèle s'illustrera dans de nombreuses courses. En 1914, le comte milanais Marco Ricotti fait exécuter par la maison Castagna cette étonnante carrosserie aérodynamique en forme de goutte d'eau. Ainsi habillée, la voiture atteint les 140 km/h. Le véhicule exposé au musée est une reconstruction réalisée dans les années 70, la voiture originale ayant été transformée dès 1915 en torpédo…

ALFA 15 HP Motorlegend.com

ALFA 40/60 HP RICOTTI Aérodynamique Motorlegend.com
Remerciements au Centre de Documentation Historique Alfa Romeo et à Mme Elvia Ruocco.

RL Targa Florio 1923
6 cylindres en ligne, bloc et culasse en fonte, soupapes en tête, 2994 cm3, 76 x 110 mm, taux de compression : 6 à 1, 88 ch à 3600 tr/mn, 145 km/h

En 1923, la RL triomphe à la Targa Florio en prenant les deux premières places (Ugo Sivocci vainqueur), ainsi que la quatrième. Suivront la même année les succès de Giulio Masetti sur le circuit de Mugello et d'Antonio Ascari à Crémone. C'est à partir de cette année que les Alfa Romeo arboreront le trèfle à quatre feuilles.

RL Targa Florio 1924
6 cylindres en ligne, bloc et culasse en fonte, soupapes en tête, 2994 cm3, 76 x 110 mm, taux de compression : 6,4 à 1, 90 ch à 3600 tr/mn, 150 km/h

En 1924, Alfa Romeo aligne quatre RL à la Targa Florio, deux équipées du moteur de trois litres et deux d'un six cylindres de 3,6 litres. Au volant de l'une de ces dernières voitures, Ascari est sur le point de gagner quand il fait un tête-à-queue : il termine finalement à la troisième place.


RL Targa Florio 1923 Motorlegend.com

RL Targa Florio 1924 Motorlegend.com
RL Mille Milles 1927
6 cylindres en ligne, bloc et culasse en fonte, soupapes en tête, 2994 cm3, 76 x 110 mm, taux de compression : 5,5 à 1, 83 ch à 3600 tr/mn, 130 km/h

Carrossée par Zagato, la version Super Sport de la RL prend les places d'honneur aux Mille Milles de 1927.

RL SUPER SPORT 1925
6 cylindres en ligne, bloc et culasse en fonte, soupapes en tête, 2994 cm3, 76 x 110 mm, taux de compression : 5,5 à 1, 83 ch à 3600 tr/mn, 130 km/h

Carrossée par Castagna, cette RL Super Sport a été récupérée par le représentant Alfa Romeo au Pakistan. Ayant appartenu à un maharadjah indien, elle fut obtenue en échange de l'une des deux 2000 Sportiva que possédait Alfa Romeo.

RL Mille Milles 1927 Motorlegend.com

RL SUPER SPORT 1925 Motorlegend.com
Remerciements au Centre de Documentation Historique Alfa Romeo et à Mme Elvia Ruocco.

P2
8 cylindres en ligne, 2 arbres à cames en tête entraînés par pignons, 1987 cm3, 61 x 85 mm, taux de compression : 6 à 1, 1 compresseur, 155 ch à 5500 tr/mn, 225 km/h

Première création de Vittorio Jano arrivé au Portello en 1923, la légendaire P2 est aussi la première Alfa Romeo équipée d'un double arbre à cames en tête. Animée par un huit cylindres en ligne à compresseur, elle s'impose dès ses débuts et brillera sur tous les circuits. C'est elle qui offre à la firme milanaise son premier titre mondial en 1925 - les pilotes sont alors Gastone Brilli-Peri, Antonio Ascari et Giuseppe Campari. La voiture exposée a fait un long séjour au musée des Sciences et Techniques de Milan.

P2 Motorlegend.com

6 C 1750 Gran Sport Motorlegend.com
6 C 1750 Gran Sport
6 cylindres en ligne, bloc en fonte, culasse en alliage léger, 2 arbres à cames en tête entraînés par pignons, 1752 cm3, 65 x 88 mm, taux de compression : 5 à 1, 1 compresseur, 85 ch à 4500 tr/mn, 145 km/h

Avec une cylindrée portée à 1752 cm3, naît en 1929 la 6 C 1750. Proposée en version Tourisme à un arbre à cames en tête, elle est également disponible en Sport et Super Sport à culasse double arbre. Dans cette dernière définition, la puissance atteint 85 ch avec l'appoint d'un compresseur. La Gran Sport de Zagato est l'une des Alfa Romeo les plus pures et les plus appréciées des passionnés de la marque. La voiture remportera de nombreux succès en compétition, notamment aux Mille Milles. Le modèle exposé au musée a été récupéré par un Alfiste napolitain, puis acheté et restauré par Alfa Romeo au début des années 70.

P3 Motorlegend.com

8 C 2300 Le Mans Motorlegend.com
P3
8 cylindres en ligne bibloc en alliage léger, 2 arbres à cames en tête entraînés par pignons, 2905 cm3, 68 x 100 mm, taux de compression : 7,1 à 1, 2 compresseurs, 255 ch à 5400 tr/mn, 260 km/h

Créée en 1932 par Vittorio Jano, la Type B ou P3, une superbe monoplace, rapide et fiable, est confiée aux mains des plus grands pilotes de l'époque : Tazio Nuvolari, Achille Varzi, Rudi Caracciola et Borzacchini.

8 C 2300 Le Mans
8 cylindres en ligne bibloc en alliage léger, 2 arbres à cames en tête entraînés par pignons, 2336 cm3, 65 x 88 mm, taux de compression : 6,5 à 1, 180 ch à 5400 tr/mn, 200 km/h

Œuvre de Vittorio Jano, la 8 C 2300 remporte à quatre reprises les 24 Heures du Mans, de 1931 à 1934. La voiture exposée au musée a été achetée à un collectionneur anglais.

BIMOTORE
2 moteurs de 8 cylindres en ligne biblocs en alliage léger, 2 ACT, 71 x 100 mm, 3165 cm3, 2 compresseurs, 270 ch à 5400 tr/mn, soit au total 540 ch, 325 km/h

En 1935, la Scuderia Ferrari joue une carte audacieuse pour tenter de contrer la puissance des machines allemandes de Grand Prix, Mercedes et Auto Union. Elle équipe une monoplace d'un second moteur disposé sur l'essieu arrière de la voiture. Les deux huit cylindres sont empruntés à la P3 de 1934. La boîte de vitesses posède trois rapports et les réservoirs d'essence prennent place sur les flancs de la monoplace. La Bimotore fait ses débuts en mai 1935 au Grand Prix de Tripoli, où Tazio Nuvolari et Louis Chiron terminent aux quatrième et cinquième places derrière trois voitures allemandes. Sur le circuit de l'Avus, Chiron parviendra à se classer deuxième derrière la Mercedes de Luigi Fagioli, mais devant l'Auto Union d'Achille Varzi. Construite en deux exemplaires, la Bimotore sera abandonnée en raison de son excessive complexité.

BIMOTORE D.R

8 C 2900 B D.R
8 C 2900 B
8 cylindres en ligne bibloc, culasse en alliage léger, 2 arbres à cames en tête entraînés par pignons, 2905 cm3, 68 x 100 mm, taux de compression : 5,8 à 1, 2 compresseurs Roots, 180 ch à 5200 tr/mn, 185 km/h

Baptisée " la plus rapide et la plus belle voiture de sport du monde ", la 8 C 2900 B campe sur l'Olympe automobile. Apogée du design des années trente, elle constitue également un sommet technique avec une mécanique dérivée de la P3. La suspension et le système de freinage sont également empruntés aux machines de course. Son prix astronomique (le double de celui d'une 6 C 2300 B) réservait la 8 C 2900 B aux grandes fortunes de ce monde. Elle sera donc construite au compte-gouttes, soit trente exemplaires au total entre 1937 et 1939. La 8 C 2900 B s'illustrera en compétition en 1938, aux Mille Milles, où elle monopolise le podium, et aux 24 Heures du Mans.

TIPO 512 Motorlegend.com

TIPO 158 ALFETTA Motorlegend.com
TIPO 512
12 cylindres à plat (2 groupes de 6 cylindres opposés) en alliage léger, 4 ACT, 54 x 54,20 mm, 1490 cm3, 2 compresseurs, boîte de vitesses à 5 rapports, 335 ch à 8600 tr/mn, 300 km/h

Conçue en vue de la formule 1500 cm3 avec compresseur, la monoplace Tipo 512 est l'œuvre de Wilfredo Ricart - avant que ce dernier ne rentre en Espagne pour créer la Pegaso Z 102. Il la mit en chantier en 1939 avec la collaboration de Gioacchino Colombo. Cette magnifique machine fait appel à des solutions d'avant-garde, comme le moteur douze cylindres boxer en position centrale arrière, une technique inspirée des Auto Union des années trente dues à Ferdinand Porsche. Deux exemplaires furent construits en 1940 et 1941. Mais la Seconde Guerre mondiale empêcha le développement de la voiture qui ne courut jamais.

TIPO 158 ALFETTA
8 cylindres en ligne bibloc en alliage léger, 2 ACT, 58 x 70 mm, 1479 cm3, 2 compresseurs à deux étages, 275 ch à 7500 tr/mn, puis 350 ch à 8500 tr/mn, 270 km/h, puis 290 km/h

Baptisée Alfetta en raison de son faible gabarit, la 158 est équipée après la guerre de deux compresseurs à double étage de fabrication Alfa Romeo. Elle offre en 1950 le premier Championnat du monde de Formule 1 à Nino Farina (avec trois victoires en Grande-Bretagne, Suisse et Italie). La domination de l'Alfetta est soulignée par la deuxième place de Juan Manuel Fangio (également vainqueur de trois Grands Prix) et la troisième de Luigi Fagioli.

TIPO 159 ALFETTA
8 cylindres en ligne bibloc en alliage léger, 2 ACT, 58 x 70 mm, 1479 cm3, 2 compresseurs à deux étages, 425 ch à 9300 tr/mn, 305 km/h

Evolution de la 158, l'Alfetta 159 se distingue extérieurement de sa devancière par quelques détails (grilles latérales et poupe). Sur le plan technique, la voiture a par contre nettement évolué : suspension arrière, transmission, freins et surtout le moteur, qui développe maintenant 425 ch - contre 350 ch à la 158. La vitesse dépasse les 300 km/h, la voiture ayant même été chronométrée au Grand Prix de Pescara à 320 km/h. Au terme de la saison 1951, au cours de laquelle il s'affronta aux Ferrari 4500 atmosphériques, Juan Manuel Fangio conduisit la Tipo 159 au titre mondial, remportant quatre Grands Prix (Berne, Reims, Bari et Barcelone). Belle manière pour Alfa Romeo de tirer sa révérence, la marque se retirant de la Formule 1 à la veille du changement de réglementation.

TIPO 159 ALFETTA Motorlegend.com

6 C 2500 Super Sport Touring Motorlegend.com
6 C 2500 Super Sport Touring
6 cylindres en ligne en alliage léger, 2 arbres à cames en tête entraînés par chaîne et pignons, 2443 cm3, 72 x 100 mm, taux de compression : 7,5 à 1, 3 carburateurs horizontaux, 105 ch à 4800 tr/mn, 165 km/h

Avec sa cylindrée portée à 2,5 litres (réalésage de deux millimètres du 2,3 litres), la 6 C 2500 représente la dernière évolution des six cylindres double arbre inaugurés avec la 6 C 1500. Elle est notamment proposée en modèle Super Sport à trois carburateurs. La 2500 SS sera carrossée par Pinin Farina (cabriolet et berline) et par Touring, qui réalisera entre autres ce très beau coupé.

1900 BERLINE DE 1950 Motorlegend.com

1900 M AR 51 Matta Motorlegend.com
1900 BERLINE DE 1950
4 cylindres en ligne, bloc en fonte, culasse en alliage léger, 2 arbres à cames en tête entraînés par chaîne, 82,55 x 88 mm, 1884 cm3, 80 ch à 4800 tr/mn, 150 km/h

Première création Alfa Romeo de l'après-guerre, la 1900 fonde l'ère moderne de la marque. En créant le concept de berline sportive, elle ouvre une voie qui connaîtra un énorme succès dans les décennies ultérieures. En 1950, la 1900 collectionne les " premières " chez Alfa Romeo : premier modèle produit en série, première voiture dotée d'une carrosserie autoportante et première ligne ponton.

1900 M AR 51 Matta
4 cylindres en ligne, bloc en fonte, culasse en alliage léger, 2 arbres à cames en tête entraînés par chaîne, 82,55 x 88 mm, 1884 cm3, 65 ch à 4400 tr/mn, 105 km/h

Construite pour l'armée italienne, la Matta est destinée à remplacer la Jeep américaine. Motorisée par le quatre cylindres double arbre de la 1900 ramené à 65 ch, elle reçoit, comme il se doit, une transmission à quatre roues motrices. Egalement utilisée à des fins civiles (véhicule d'incendie, chasse-neige, etc.), elle sera fabriquée à 1921 exemplaires. En 1954, elle sera remplacée par l'AR 52, dotée du 1975 cm3.

GIULIA SPRINT GTA CORSA
4 cylindres en ligne, 78 x 82 mm, 1570 cm3, 170 ch à 7500 tr/mn, 220 km/h

Version allégée de la Giulia 1600 Sprint GT, la GTA est développée en 1965 pour courir en catégorie Tourisme Groupe 2. Elle sera construite à 500 exemplaires. Préparée par Autodelta, la GTA de course atteint la puissance de 170 ch contre 115 ch à la version commercialisée. La voiture se constituera un superbe palmarès, s'adjugeant le Challenge Européen des voitures de Tourisme à trois reprises et le Championnat d'Europe de la montagne en 1967. Equipées d'un moteur suralimenté par deux compresseurs, dont la puissance atteindra 220 ch, une dizaine de voitures courront en Groupe 5 en 1967 et 1968 (version GTA-SA).

GIULIA SPRINT GTA CORSA D.R

33.2 Daytona Motorlegend.com
33.2 Daytona
8 cylindres en V à 90° en alliage léger, 4 ACT entraînés par chaînes, 78 x 52,40 mm, 1995 cm3, injection indirecte multipoint Lucas, boîte de vitesses à 6 rapports, 270 ch à 9600 tr/mn, 300 km/h

La 33.2, première de la génération des 33, reçoit un V8 de deux litres monté dans un châssis constitué de trois tubes disposés en forme de U. Dotée d'une nouvelle carrosserie en 1968, la 33 remporte les deux premières places aux 24 Heures de Daytona.

33.3 Le Mans 1970
8 cylindres en V à 90° en alliage léger, 4 ACT entraînés par chaînes, 4 soupapes par cylindre, 86 x 64,40 mm, 2998 cm3, injection indirecte multipoint Lucas, boîte de vitesses à 6 rapports, 400 ch à 9000 tr/mn, 310 km/h

En 1970, le V6 de la 33.3 passe à trois litres avec quatre soupapes par cylindre. La voiture bénéficie par ailleurs d'un nouveau châssis monocoque en aluminium et titane. La 33.3 s'imposera vraiment en 1971, année où elle remportera les 1000 Kilomètres de Brands Hatch, la Targa Florio et les 6 Heures de Watkins Glen.

33.3 Le Mans 1970 Motorlegend.com
article précédent  Le design Alfa Romeo

Page précédente
Le design Alfa Romeo

article suivant ALFA ROMEO 156 et Sportwagon GTA

Page suivante
ALFA ROMEO 156 et Sportwagon GTA

Partagez

réagir