La renaissance Bugatti

Rénové et modernisé, le musée de Mulhouse devient la Cité de l'Automobile. Celle-ci accueille une exposition consacrée à la renaissance Bugatti à travers un parcours qui mène de l’EB 110 à la Veyron récemment présentée.

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BUGATTI Bugatti à la Cité de l'Automobile

Gilles Bonnafous le 03/07/2006

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Rénové et modernisé, le musée National de l’Automobile-Collection Schlumpf devient la Cité de l'Automobile. Cette dernière sera inaugurée le 7 juillet 2006, en lever de rideau du huitième Festival automobile de Mulhouse, qui se tiendra jusqu’au dimanche suivant. Conçue par le studio d’architecture Milou, cette métamorphose, qui vise à mettre en valeur cette collection exceptionnelle tout en lui redonnant de la vie, est synonyme de nouvelles salles, d’espaces réaménagés et d’une muséographie modernisée (recours au multimédia). Rappelons que le musée est géré par la société privée Culturespaces.
La porte du musée
La porte du musée D.R.
BUGATTI
Culture Espaces / A. Duboys Fresnay
L’entrée du public se fait désormais par une porte monumentale à la hauteur du lieu, le plus grand musée automobile du monde. Spectaculaire, cette structure d’accueil, qui prend la forme d’un mur transparent, ouvre sur la ville et s’inscrit dans le paysage urbain du quartier. Elle est décorée de voitures de sport suspendues entre ciel et terre, ainsi que d’oiseaux, symboles de liberté, et d’un petit cheval, clin d’œil au Cavallino Ferrari comme au Mustang de Ford.

Ayant pénétré dans l’atrium, le visiteur est plongé dans une ambiance sonore où se mêlent des sons naturels et mécaniques. De là, une passerelle le conduit vers la grande salle, ainsi que vers de nouveaux espaces. Ceux-ci sont consacrés aux mascottes et figurines, à la restauration des voitures et à la vie d’une automobile, en l’occurrence d’une Bugatti 57 de sa conception à son entrée au musée. Une salle baignée d’obscurité met également en scène les moteurs traités sous la forme d’œuvres d’art sonores et animées.
BUGATTI
Bugatti
Bugatti Chiron
Bugatti Chiron Cité de l'Automobile

Autre élément nouveau et important, un espace est dédié aux voitures roulantes dans lesquels des visiteurs sélectionnés seront invités à prendre place pour une promenade sur le site du musée.

La Cité de l'Automobile accueille une remarquable exposition temporaire consacrée à la renaissance de la marque Bugatti, de l’époque Artioli à la reprise par le groupe Volkswagen. Un parcours qui mène le visiteur de l’EB 110 à la dernière née, la Veyron récemment présentée.
Bugatti EB 110
Bugatti EB 110 D.R.
Bugatti Veyron
Bugatti Veyron D.R.
La Bugatti Veyron est l’aboutissement de quinze années de tentatives, d’échecs et de réussites. Réunis pour la première fois grâce à cette exposition, les six prototypes de cette résurrection permettent de retracer la vie de Bugatti en soulignant la persistance de la marque et sa volonté de renaissance au XXIe siècle. Chaque voiture est présentée dans sa propre salle avec une mise en scène qui fait du véhicule un joyau mécanique et esthétique.

Flash-back sur une aventure peu ordinaire. En 1987, Romano Artioli, un homme d’affaires italien, acquiert la marque Bugatti et forme la Bugatti Automobili SpA. Il construit une usine dessinée par l’architecte Giampaolo Benedini à Campogalliano, près de Modène, temple de l’automobile italienne d’exception.
Bugatti EB 112
Bugatti EB 112 Motorlegend
Bugatti EB 218
Bugatti EB 218 D.R.

Le 15 septembre 1991, jour du 110e anniversaire de la naissance d’Ettore Bugatti, est présenté dans une débauche de luxe le premier modèle de la marque renaissante, l’EB 110 précisément. GT à moteur central arrière, cette dernière se veut le nec plus ultra de la voiture de sport. Ses caractéristiques témoignent de cette volonté d’imaginer une machine hors normes : transmission à quatre roues motrices, châssis en fibre de carbone et carrosserie en aluminium. Quant au moteur, il s’agit d’un V12 de 3,5 litres suralimenté par quatre turbocompresseurs, dont la puissance atteint 550 ch. La vitesse de pointe ? 342 km/h !

Deux ans plus tard est dévoilée sur le stand Bugatti du salon de Genève une berline ultra rapide, l’EB 112. Motorisée par un V12 de six litres développant 460 ch, elle est décorée d’une arête dorsale évoquant la 57 S Atlantic. L’EB 112 devait être commercialisée à partir de 1996, mais la société Bugatti Automobili fera faillite avant cette date.
Bugatti EB 118
Bugatti EB 118 Cité de l'Automobile
C’est le groupe Volkswagen qui rachète les droits de la marque en 1998, ainsi que le Château St Jean et les terrains d’exploitation qui l’entoure. Bugatti renaît pour la deuxième fois. Les prototypes vont alors se succéder : d’abord le coupé quatre places EB 118 et la berline EB 218, deux voitures dessinées par Giorgietto Giugiaro qui s’inspirent de l’EB 112. Viennent ensuite deux GT à très hautes performances construites sur la plate-forme de la Lamborghini Diablo, l’EB 18/3 Chiron et l’EB 18/4 Veyron, dont les appellations reprennent les noms de deux célèbres pilotes Bugatti.

Contrairement à ses devancières, la Veyron sera (enfin) mise en production. Le 3 septembre 2005, Bugatti Automobile SAS inaugure à Molsheim l’unité de fabrication de la Bugatti du XXIe siècle. Simultanément, le château St Jean, le siège de l’entreprise et les bâtiments environnants sont mis en service. La marque légendaire renaît ainsi à Molsheim, là même où Ettore Bugatti avait fondé sa société en 1909.
Bugatti EB 18/3 Chiron Concept
Bugatti EB 18/3 Chiron Concept D.R.
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