Vente Artcurial du 9 février 2008

La respectable maison Artcurial organisait une belle vente en marge de Rétromobile. L’inoxydable commissaire-priseur Hervé Poulain était bien sûr le maître de cérémonie.

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Artcurial en marge de Rétromobile

Serge Bellu le 20/03/2008

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La respectable maison Artcurial organisait une belle vente en marge de Rétromobile. L’inoxydable commissaire-priseur Hervé Poulain était bien sûr le maître de cérémonie.

Le samedi 9 février à 20 heures, l’amphithéâtre bleu du Palais des Congrès, à Paris, accueillait la dispersion de trois collections remarquables : celles de Pierre Veniard, Henry Browne de Kilmaine et Thierry Dehaeck.

Trois accumulations scrupuleuses, personnelles, originales qui composaient un catalogue d’une grande richesse regroupant près d’une cinquantaine de pièces aussi hétéroclites qu’attachantes.

À travers ces trois visions de l’automobile, on mesure la richesse de ce domaine et la confirmation d’une évidence : il n’existe pas une seule manière d’aborder la collection d’automobiles.
Citroën DS 21 Cabriolet
Citroën DS 21 Cabriolet D.R. / Artcurial
Aston Martin DB4
Aston Martin DB4 D.R. / Artcurial
Du premier nous avons retenu la Derby. Le second, Henry Browne de Kilmaine, est une grande figure disparue du sport automobile. Cet élégant personnage d’origine anglo-irlandaise fut commissaire de stand aux 24 Heures du Mans entre 1949 et 1983 ; il devint membre du comité directeur de l’Automobile Club de l’Ouest en 1971, puis vice-président.

Chez Henry Browne de Kilmaine, on retrouve quelques automobiles du début du siècle dernier comme une Brouhot de 1904, une Lorraine-Dietrich de 1912 ou une Lion Peugeot de 1906., des témoignages d’une époque trop souvent délaissée.

Mais l’homme des 24 Heures du Mans était avant tout un éclectique ; dans la variété de ses voitures, nous avons préféré la plus révolutionnaire de toutes : la Voisin Aérodyne.

Thierry Dehaeck n’a pas confié par hasard la vente de ses automobiles à Hervé Poulain : c’est un collectionneur d’automobiles et d’œuvres d’art. Ses voitures proposées à la vente étaient franchement sportives et l’on notait beaucoup de modèles qui répondent à la séduisante notion de grand tourisme puisqu’il s’agissait de voitures polyvalentes qui ont pu vivre une carrière « civile », sur les routes, tout en se constituant un palmarès enviable dans les rallyes ou les courses d’endurance.
Rolls Royce Silver Cloud II Cabriolet
Rolls Royce Silver Cloud II Cabriolet D.R. / Artcurial
Bugatti Type 57 Stelvio
Bugatti Type 57 Stelvio D.R. / Artcurial
Une très belle Berlinette Alpine A 110 illustrait cette ambivalence à côté de quelques grandes classiques qui sont des jalons incontournables du Grand Tourisme : deux Mercedes-Benz 300 SL, un coupé « papillon » avec des roues à fixation centrale, qui commença sa carrière aux États-Unis, et un roadster avec lequel Thierry Dehaeck a participé à de nombreuses rétrospectives.

Plus récentes, mais dans le même ordre d’idée, la Maserati Ghibli et la Lamborghini Miura S sont très recommandables.

On remarquait par ailleurs quelques voitures très sages et éminemment statutaires, comme une belle sélection de Rolls-Royce (Silver Cloud, Silver Cloud II ou Corniche) ou encore une Mercedes-Benz 300 SE Cabriolet.

On regrettera cependant une faute de goût avec la présence d’une Ferrari 365 GTB/4 qui a été ultérieurement transformée en spider. Personne n’est parfait…
Mercedes 300SL Roadster
Mercedes 300SL Roadster D.R. / Artcurial
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