Grand Prix de l\'Age d\'Or 2005

Le déménagement de l’Age d’Or à Dijon s’avère une réussite quant au spectacle, magnifique sur la piste comme dans les paddocks, où abondaient les voitures d’exception.

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COOPER Monaco

Gilles Bonnafous le 07/07/2005

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La Cooper Monaco voit le jour en 1958. Elle n’est rien d’autre que la version Sport de la monoplace de Formule 1 à moteur arrière, qui sera couronnée championne du monde en 1959 et 1960 avec Jack Brabham. La Cooper Monaco Mk I, type T49, tire son nom de la victoire (F1) obtenue en principauté par Maurice Trintignant en 1958. Elle est motorisée par un quatre cylindres Coventry Climax de deux litres, puis 2,5 litres (180 ch). Elle se révélera quasiment imbattable malgré la concurrence de la Lotus 15.
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C’est néanmoins Colin Chapman, avec sa Lotus 19, qui mettra fin à la domination des barquettes de John Cooper. Ce dernier donnera ensuite deux évolutions à la Monaco : en 1961, la MkII (T57) et, l’année suivante, la Mk III (T61). Toutes deux bénéficient d’une suspension arrière indépendante à ressorts hélicoïdaux - en lieu et place des antiques lames.
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En 1962, les Américains se rendent compte que les moteurs Coventry Climax sont chers et fragiles. D’où idée de motoriser la Cooper Monaco avec des gros V8 de Detroit, le Ford Cobra de 4,7 litres ou le V8 Chevrolet de cinq litres. John Cooper construira ainsi douze voitures, six en 1963 et six en 1964. Certaines seront alignées en compétition par l’écurie de Carroll Shelby, les autres cédées à des pilotes privés. Ces voitures préfigurent les monstres de la Canam, quand les moteurs américains passeront à huit litres dans les années 70, sans parler de la Porsche 917 qui atteindra les 1000 ch.
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Vendue neuve aux Etats-Unis, la Cooper Monaco de Chris Phillips (type T61M) a eu pour premier propriétaire Bill Mitchell, le célèbre et excentrique patron du design de la General Motors. Elle a ensuite appartenu à un grand collectionneur américain. Elle est motorisée par le V8 Ford Cobra de 4,7 litres version compétition. Un groupe doté d’un carter sec, de culasses Traco et de l’allumage Mallory. Gavé par quatre carburateurs Weber double corps de 48 millimètres, il développe la bagatelle de 420 ch !

C’est peu dire qu’avec une telle cavalerie et seulement 750 kilos sur la bascule (contre 950 kilos à l’AC Cobra), la voiture s’avère extrêmement performante. Très rapide (280 km/h), elle couvre le 0 à 100 km/h en quatre secondes. La boîte de vitesses est une McKee américaine à quatre rapports. Dotée d’une carrosserie en aluminium, la Cooper Monaco est réalisée sur un châssis tubulaire. La suspension possède quatre roues indépendantes et les freins à disques Girling sont identiques à ceux de la Cobra.
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La Cooper Monaco de Chris Phillips est revenue en Europe il y a environ huit ans. Notre collectionneur l’a acquise en 2003 et l’a reconstruite entièrement. Elle se trouve aujourd’hui dans un état magnifique, souligné par sa splendide livrée bleue. Chris Phillips l’aligne régulièrement dans les grandes épreuves de VHC : Silverstone, Donington, Spa, Age d’Or 2004 et 2005. Il s’agit d’une voiture rare, car nombreuses sont les Cooper Monaco à avoir été accidentées. Il en subsisterait deux en Europe et peut-être quatre ou cinq aux Etats-Unis.
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