Grand Prix de l'Age d'Or 2002

La nouveauté de l'Âge d'Or 2002 était le retour des constructeurs français dans l'enceinte de Montlhéry, Citroën et surtout Renault.

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Grand Prix de l'Age d'Or 2002

Gilles Bonnafous le 22/06/2002

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L'été était au rendez-vous les 22 et 23 juin derniers sur le circuit de Linas-Montlhéry, qui, sous un soleil de plomb, accueillait le traditionnel Grand Prix de l'Âge d'Or.

Grand rendez-vous annuel des voitures de collection, le Grand Prix de l'Âge d'Or 2002 a rassemblé un public généreux - surtout le dimanche. Une fois de plus, dans une ambiance bon enfant, la manifestation a fait cohabiter deux mondes bien différents dans un mélange improbable d'effluves de merguez et d'huile de ricin : celui des pilotes de machines de course et celui des paisibles collectionneurs venus fêter le solstice d'été lors d'un week-end pique-nique, le plus souvent dans l'indifférence des passes d'armes qui agitent la piste. Pour combien de temps encore, vu les menaces qui pèsent sur l'anneau de Montlhéry ?

Benetton B 195 Renault V10, 1995 Motorlegend.com

Renault F1 R 202, 2002 Motorlegend.com
La grande nouveauté du millésime 2002 était le retour des constructeurs français dans l'enceinte du mythique autodrome. Le contrat de partenariat avec Audi, conclu en 1998, ayant pris fin, la place était libre pour Renault et PSA. Pour marquer son engagement total en Formule 1 - châssis et moteur - , Renault a donné à sa présence à l'Âge d'Or une ampleur exceptionnelle. Le département Histoire et Collection, placé sous la responsabilité de Christian Schmaltz, offrait une superbe rétrospective de 25 ans de Formule 1 au losange. Installé près de la tour de contrôle du circuit, un village de tentes présentait onze monoplaces, dont la R 202 de cette année et six championnes du monde. Et pour marquer le caractère vivant de la collection Renault, Jean Ragnotti pilotait, pour la première fois depuis sa (re)mise au point, la RS 01, la première F1 de la marque et aussi la première monoplace turbo.

Morris Minor Traveller Woody de la revue Motorlegend.com

Motorlegend.com

A deux pas de là, une tente abritait un aréopage de huit Citroën hors du commun, sept voitures de compétition confiées par le Conservatoire du Patrimoine de la marque et Citroën Sport, ainsi qu'un concept car Sbarro.

MG Club de France Motorlegend.com

Les "big Healeys" Motorlegend.com
Fêtant le quarantième anniversaire de la MGB, le MG Club de France était à l'honneur, qui réussit son pari de réunir 100 exemplaires de la populaire sportive sur la pelouse de Montlhéry. Une course, avec la présence de celle qui fut engagée en 1965 aux 24 Heures du Mans, ainsi qu'une parade sur l'anneau, constituaient les points d'orgue de cette célébration. Pour rester dans les anniversaires, une course de "big Healeys"commémorait les cinquante ans de la marque créée par Donald Healey.

Si de nombreux clubs de marques de prestige (et d'autres...) ont déserté l'Âge d'Or depuis plusieurs années, l'espace clubs du Grand Prix de l'Âge d'Or n'en demeure pas moins un remarquable musée vivant. Grâce notamment à la présence de clubs représentant des marques ou des modèles comme Maserati, Alfa Romeo, Mustang ou Corvette, pour ne citer que ceux-ci. Et malgré l'absence des principaux clubs Jaguar, nous avons remarqué un joli bataillon de XK 120 en bel état.

La 911 2 litres de Karine Pelletier (course d'endurance) Motorlegend.com

Bentley 8 litres Motorlegend.com


R8 Gordini de Joël Fouquer Motorlegend.com

Alpine Berlinette A 110 (course d'endurance) Motorlegend.com
Hors l'espace clubs, la rencontre surprenante de belles et rares voitures n'était pas à exclure, au détour d'une allée et dans une sympathique ambiance de camping sauvage et de barbecue. A l'image d'une Lamborghini Espada en bel état ou de la Chrysler Imperial Crown Southampton 1959 sur laquelle nous reviendrons.

Côté compétition, nous dirons que les plateaux étaient d'une richesse... relative. Un fossé sépare l'Âge d'Or de manifestations comme les Grands Prix historiques de Monaco ou de Pau, sans parler des réunions anglaises, à l'image de Goodwood. De plus, et malgré sa présence annoncée, on a regretté la défection de l'AC Cobra confiée à Henri Pescarolo et Jean-Claude Andruet, suite à un désaccord entre l'écurie ATS de Robert Sarrailh et les organisateurs. En l'absence de ce duo de vedettes, c'est une autre AC Cobra 289, celle de l'équipage anglais John Bendall-William Bridges, qui a remporté la course d'endurance de deux heures disputée le samedi soir...

AC Cobra 289 de l'équipage anglais John Bendall-William Bridges Motorlegend.com
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