Monte-Carlo Historique 2001

Histoire : Historique du rallye de Monte-Carlo

le 31/01/2001

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Né en 1911, le rallye de Monte-Carlo connut des débuts difficiles. Souffrant de problèmes d’organisation liés à un règlement contesté, l’épreuve ne connaîtra que deux éditions avant la Première Guerre mondiale.

Réinventé par Anthony Noghès en 1924, le rallye évolua rapidement vers un renforcement de ses difficultés. Des épreuves complémentaires furent ajoutées aux parcours de concentration, qui, au fil des ans, devinrent la partie la plus importante de la compétition. Ainsi, dans les années trente, une épreuve de vitesse fut instaurée — elle se déroulait sur le parcours du Grand Prix de Monaco.


Après le second conflit mondial, les itinéraires de concentration perdirent l’essentiel de leur rôle sélectif. Le rallye de Monte-Carlo devint alors une véritable course de vitesse disputée sur le parcours commun qui attendait les concurrents à leur arrivée à Monaco. Organisée en 1949, la première épreuve de l’après-guerre vit la victoire de Trévoux et Lesurque sur une Hotchkiss. Mais cette édition du rallye fut marquée par les brillantes performances réalisées par les 4 CV, exploits annonciateurs des succès que remporteront une dizaine d'années plus tard les petites cylindrées.

C’est en 1958 que débute l’ère des voitures populaires, inaugurée précisément par une Dauphine. Un règne brièvement interrompu en 1959 et 1960 par la DS 19 et la Mercedes 220 SE (W 111). Dès 1961, s’affirme la supériorité des tractions avec la victoire d’une Panhard PL 17, suivie en 1962 et 1963 des succès de la Saab d’Erik Carlsson. Les exploits de la petite Suédoise à moteur deux temps précèdent le célèbre triomphe des Mini Cooper.

Renversement de tendance à la fin de la décennie 1960, avec la suprématie du tout à l’arrière et la triple victoire de la Porsche 911 (1968 à 1970). En 1971, la berlinette Alpine prend le relais avant de monopoliser le podium en 1973. Une évolution qui n’est pas démentie par les succès en 1975 et 1976 de la magnifique Lancia Stratos à moteur central de Sandro Munari.

Sandro Munari sur Lancia Fulvia
Sandro Munari sur Lancia Fulvia
Les années 80 sont marquées par l’apparition des monstrueuses et surpuissantes Groupe B et de la transmission intégrale. Epoque héroïque (et dangereuse) des Audi Quattro et Peugeot 205 Turbo 16, qui assure également la suprématie des pilotes scandinaves sur l’épreuve monégasque. Une supériorité qui perdure de nos jours, du moins lorsque le rallye se déroule sur la neige…
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