Acheter une PORSCHE BOXSTER (987) SPYDER 3.4i S

Stéphane Schlesinger le 21/04/2021

Porsche a entendu les critiques et dévoile en 2004 un Boxster 987 à la finition irréprochable. Il atteint aussi des puissances très intéressantes.

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Judicieuse mise à niveau

PORSCHE BOXSTER (987) SPYDER 3.4i S

Évolution du 986, le 987 reçoit 80 % de pièces nouvelles. Esthétiquement, il adopte une face avant qui le différencie nettement de la 911 et un tableau de bord inédit, tandis que sa finition progresse très nettement. Derrière les passagers, les moteurs gagnent – modestement – en puissance. En entrée de gamme, le 2,7 l passe à 240 ch, alors que 3,2 l du S développe désormais 280 ch. Côté châssis, les traverses ont été rigidifiées alors que les suspensions bénéficient de nouveaux réglages, le volant devenant plus direct. Par ailleurs, les freins s'agrandissent.

À 53 525 € en version S (63 500 € actuels), l'augmentation de prix demeure heureusement très modeste (environ 1 500 €), de sorte que le 987 est très bien accueilli par les spécialistes comme par les clients. Cela n'empêche pas le constructeur de le faire évoluer. Fin 2006, il adopte les moteurs du Cayman, sorte de Boxster coupé apparu fin 2005. Ainsi, le 2,7 l s'offre 5 ch supplémentaires, alors que le 3,2 S croît à 3,4 l et développe désormais 295 ch. À 55 521 € (64 800 € de 2020), il atteint un niveau d'agrément et d'efficacité formidable mais ne peut empêcher ses ventes de baisser, grignotées qu'elles sont par le Cayman. En 2008, une très intéressante série limitée à 1 960 unités, la Spyder RS60 forte de 303 ch, arrive. Inspirée de la 718 RSK, elle se radicalise mais son tarif est lourd : 65 149 €.


Qu'à cela ne tienne, le Boxster 987 phase II, commercialisé fin février 2009, apporte des évolutions intéressantes. Extérieurement, il change peu, se contentant de modifier ses feux, mais techniquement il en va différemment. En effet, ses blocs reçoivent désormais une injection directe, synonyme de baisse de consommation : jusqu'à 16 % selon Porsche. Parallèlement, les puissances augmentent. Le 2,7 l grimpe à 2,9 l et 255 ch, alors que le 3,4 l produit désormais 310 ch. Mieux, la boîte automatique optionnelle Tiptronic est remplacée la fameuse PDK à double embrayage comptant 7 rapports. Avec elle, la chute de la consommation atteint effectivement 16 % face au modèle remplacé. Les prix augmentent raisonnablement : 47 215 € en 2,9 l et 57 082 € en S (63 800 € actuels). Mais le bouquet final de la génération 986/987 arrive quelques mois plus tard : c'est le Spyder. Allégé de 80 kg, doté de suspensions affermies, d'une capote minimaliste et de jantes spécifiques en 19 pouces, il profite aussi d'un bloc gonflé à 320 ch. Et voit son tarif s'alourdir encore à 63 500 € (72 600 € actuels). En mars 2012, le 987, produit à environ 80 000 exemplaires, dont 57 300 en phase 1, cède la place au 981.

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Au volant

Le Boxster 987 se signale par sa fonctionnalité et sa finition très soignée. On se trouve parfaitement installé dans un cockpit ergonomique et suffisamment spacieux pour deux. Au démarrage, ce Boxster S 3,4 l se signale par sa mélodie très agréable, complexe et discrète. Très docile en usage courant, confortable et sûr, le Boxster profite de commandes très bien coordonnées, volant, commande de boîte et pédales. En conduite sportive, cette belle homogénéité se renforce. Châssis très équilibré, amortissement impeccable, freins efficaces, belle capacité à communiquer de la voiture, on se sent dans les meilleures conditions pour attaquer. Le flat-six prend ses 7 000 tr/mn en chantant, offre de belles performances et un grand agrément. Seulement, il est un brin trop linéaire. Cela dit, malgré son âge, le Boxster reste au top côté agrément moteur et efficacité dynamique.

Avenir

S'il a connu des pépins de fiabilité (roulement IMS lui aussi), le 987 atteint aisément de forts kilométrages. En matière de cote, comme nous l'avions envisagé l'an dernier, nous notons une légère hausse – environ 2 000 € –, poursuivant celle observée depuis 5 ans. En 3,2 l, Comptez 20 000 € pour un bon exemplaire à fort kilométrage, 25 000 € pour 100 000 km, et 29 000 € à 50 000 km… Les 3,4 l sont 2 à 3 000 € plus chers au minimum. Si vous vous contentez d'un 2,7 l, réduisez les valeurs du 3,2 l de 5 000 €. Curieusement, la boîte Tiptronic n'engendre plus de décote très notable. Pour les phases II, les 2,9 l sont à 27 000 € aux alentours de 100 000 km, et 30 000 € à 50 000 km. À ce tarif, on a un 3,4 l S de 100 000 km, et il faut tabler sur 35 000 € si on souhaite profiter d'un kilométrage réduit à 50 000 km. La boîte PDK semble appréciée puisqu'elle engendre un surcoût d'environ 2 000 €. Des valeurs stables, voire haussières, à l'image de celle des phases I. Pour un Spyder, ce sera 65 000 € minimum.

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