Acheter une FERRARI 328 GTB/GTS (1985 - 1989)

Stéphane Schlesinger le 14/02/2022

Évolution du chef-d'œuvre stylistique 308, la 328 apporte une régularité mécanique et une puissance bienvenues. Son charme vintage est même redevenu accessible...

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Touchée par la grâce

FERRARI 328 GTB/GTS (1985 - 1989)

La 328 représente l'aboutissement de l'excellente lignée initiée par la 308 GTB en 1975. Magnifiquement dessinée par Leonardo Fioravanti chez Pininfarina, celle-ci est tout de même conçue dans l'urgence, pour contrer la relative mévente de la 308 GT4. Afin de gagner du temps, on réalise sa carrosserie en polyester, ce qui la rend très légère. Belle, performante et nantie de superbes qualités dynamiques, la 308 GTB ravit les observateurs et rencontre un grand succès. Seulement, en 1977, sa robe passe à l'acier, plus lourd d'une centaine de kilos, et pire, en 1980, sa cavalerie chute 214 ch (et même 208 ch aux USA) quand elle doit, pour satisfaire aux normes de pollution américaines, se doter d'une injection (versions GTBi/GTSi), perdant au passage le carter sec et gagnant de très chers pneus Michelin TRX. Mais dès la fin 1982, la 308 récupère des culasses à 4 soupapes par cylindre (versions Quattrovalvole), relevant la cavalerie à 240 ch. Et le miracle intervient en 1985. Largement refondue, la 308 devient 328 en troquant son V8 3,0 l contre un 3,2 l à 32 soupapes développant 270 ch, procurant des performances encore en hausse, le maxi se situant à 263 km/h. Évidemment, à 400 000 F (104 000 € actuels), son prix s'envole (+ 38 000 F), mais elle compense en adoptant des boucliers enveloppants et un museau inspiré de celui de la Testarossa qui en actualisent le look, ainsi qu'un cockpit bien mieux fini. Un ABS est même disponible à partir de 1988. Surtout, la qualité de fabrication progresse nettement, et son nouvel échappement en inox profite d'une durée de vie bien meilleure. La 328 est donc la meilleure de la série, par sa motorisation et sa qualité générale.

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Apparue en 1977, la version découvrable GTS, popularisée par la série télévisée Magnum, a vite représenté une part importante des ventes, jusqu'aux deux tiers dans le cas de la 328 qui a connu un franc succès (1 344 GTB et 6 068 GTS), avant d'être remplacée, fin 1989 par la controversée 348 tb . À noter aussi l'existence de versions 2,0 l, conçues pour le marché italien. Le V8, minuscule, se contente initialement de 155 ch sur les 208 de 1980 (160 GTB et 140 GTS). Dès 1982, il adopte un turbo, pour une puissance de 220 ch (437 GTB et 250 GTS), qui passe à 255 ch en 1986 sur les GTB/GTS Turbo (perdant l'appellation 208). Les suralimentées sont intéressantes, car très rares (308 GTB et 828 GTS) et absolument pas sous-motorisées.

Combien ça coûte ?

La belle 328 illustrant cet article (44 000 km) a été adjugée 59 800 €. Mais celle-ci, originaire de Suisse, impose de payer une TVA de 20 % pour être immatriculée en France. Avec les frais annexes, elle reviendrait à un peu moins de 75 000 €, une bonne affaire, le marché lase situant plutôt 10 000 € plus haut vu le kilométrage. En règle générale comptez au moins.Dès 70 000 € pour une auto à jour de révisions. Pas de différence notable de prix entre les versions GTB et GTS.

Quelle version choisir ?

Entre 328 GTB et GTS, ce sera une affaire de choix. Quant aux 208, si les atmos sont franchement poussives, les suralimentées sont dignes d'intérêt, et il en existe quelques-unes en France.

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