Salon de Detroit 2003

AUDI Pikes Peak

Jean-François Destin le 01/01/2003

Audi se demande s'il n'y aurait pas la place dans la gamme pour un véritable SUV pour face à la concurrence. D'où l'idée de dévoiler à Détroit le concept Audi Pikes Peak.

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En marge de l'Allroad, un break 4X4 surélevé qui n'a pas eu le succès escompté, Audi se demande s'il n'y aurait pas la place dans la gamme pour un véritable SUV susceptible de concurrencer le ML de Mercedes, le Volkswagen Touareg et le X5 de BMW. D'où l'idée de dévoiler à Détroit un concept baptisé astucieusement Pikes Peak.

Cette célèbre course de côte qui se déroule chaque mois de juillet dans le Colorado a en effet été remportée trois fois de suite par Audi entre 1985 et 1987 sacrant par là même l'efficacité du système de transmission intégral Quattro.

Rablé, lisse, très aérodynamique, l'imposant Concept Pikes Peak élaboré sur la plate-forme de la berline A8 veut marier les avantages d'une grosse berline et d'un SUV capable d'emprunter pistes et mauvais chemins. Très vaste (on parle d'un volume utile de 2000 dm3), il pourrait accueillir jusqu'à 7 personnes par l'adjonction d'une troisième banquette à l'extrême arrière. Comportant 4 larges portes et un hayon, le Concept Pikes Peak rappelle un peu la silhouette générale de la petite A2 avec un pavillon tombant vers l'arrière. L'intégration des feux bandeaux de chaque côté du hayon est du meilleur effet tout comme le traitement très soigné de la face avant avec sa généreuse calandre en deux parties agrémentée de stries chromées verticales.

L'habitacle fait la part belle à l'aluminium, un matériau cher à Audi. Notamment au niveau de la console centrale traitée comme un pont entre la planche de bord et les accoudoirs. A l'arrière, les sièges individuels sont séparés par une deuxième console rétractable pouvant contenir des équipements d'écoute (pour la vidéo) et un espace pour maintenir des boissons au frais.
Pour plaire à l'américain moyen, Audi a choisi pour les sièges et les parements de portières des cuirs beige et turquoise (!).

Côté technique, ce SUV de très haut de gamme associe une suspension pneumatique à une transmission intégrale pilotée tandis que le moteur, un V8 double turbo de 4.2l dérivé de celui de la RS6 délivre 500 chevaux grâce entre autres à la présence d'une injection directe. Les performances n'ont pas été annoncées mais devraient coiffer toutes celles des SUV concurrents hors mis peut être le Cayenne de Porsche.

Quoiqu'il en soit, une bataille royale s'annonce dans le segment très porteur des SUV sportifs de luxe.

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