Rétromobile 2001

Compte rendu

Gilles Bonnafous le 09/02/2001

Vedette de Rétromobile 2001 à l'occasion du centenaire de la marque de Stuttgart, l'étoile Mercedes brille sur les deux grands podium.

Vedette de Rétromobile 2001 à l'occasion du centenaire de la marque de Stuttgart, l'étoile Mercedes brille sur les deux grands podiums centraux. Provenant toutes du musée d'Untertürkheim et de ses réserves, huit voitures trônent ainsi au beau milieu des allées du salon. Avec le stand Mercedes-Benz, contigu à ces espaces placés sous les feux de la rampe, ce ne sont pas moins de douze voitures qui sont exposées.

La présentation est articulée autour de trois thèmes, chacun étant illustré par quatre véhicules : le prestige et la compétition, représentés sur les podiums, et les cabriolets des années trente exposés sur le stand de 200 m2 de la marque (trois cabriolets anciens seulement, la quatrième étant un moderne CLK 320).

Si le choix des modèles paraît globalement judicieux, on observera que DaimlerChrysler a choisi la modestie quant aux cabriolets des années trente : avec des modèles de bas et milieu de gamme (170 V, 230 et 290), charmants mais peu ambitieux, l'étoile n'a visiblement pas voulu en mettre plein la vue…

Simplex 37/70 HP (1907)
A tout seigneur, tout honneur, le podium " démarre " avec une Simplex 37/70 HP de 1907, c'est-à-dire une version tardive du modèle. Apparue en 1902, la première Simplex a donné naissance, au cours des années suivantes, à toute une gamme de voitures conçues par Wilhelm Maybach. Sous cette appellation commune, ont été construites des voitures équipées de plusieurs moteurs, aux architectures et aux puissances fort diverses. Développant 70 ch et atteignant 90 km/h (une valeur considérable pour l'époque), la Simplex exposée ici est la dernière Mercedes due à Wilhelm Maybach, juste avant qu'il ne quitte la Daimler Motoren Gesellschaft (au début de l'année 1907).

630 K 24/140 HP (1927)
Créée par Ferdinand Porsche, la superbe 630 fut l'une des voitures les plus réussies de son temps. Elle est présentée ici dans une rare version suralimentée de 140 ch, construite à seulement 150 exemplaires.

320 Aérodynamique (1937)
Cette magnifique 320 à la carrosserie aérodynamique a été étudiée pour les autoroutes allemandes, dont plus de 2000 kilomètres étaient déjà construits au moment de son lancement en 1937. Ainsi, malgré les modestes 78 ch développés par son six cylindres, elle peut flirter avec la vitesse de 130 km/h. Par surcroît, elle reçoit une boîte de vitesses dotée, en plus de ses quatre rapports, d'une surmultipliée, qui lui permet de conserver sa vitesse de croisière sur de longs parcours.

600 Landaulet (1972)
Cette 600 landaulet est l'un des 59 exemplaires construits de cette version allongée, entre 1965 et 1981. Voiture de chefs d'Etat et de têtes couronnées, elle a accueilli les plus augustes postérieurs de la planète, du Pape Paul VI à Mao Tse Toung…

Benz de Grand Prix
Conçue sous la direction de Georg Diehl, cette Benz a été réalisée en trois exemplaires pour le Grand Prix de France, considéré à l'époque comme la principale compétition européenne. Pilotées par Victor Héméry, René Hanriot et Fritz Erle, les trois voitures se sont classées respectivement aux deuxième, troisième et septième places… derrière la Mercedes de Christian Lautenschlager. Motorisée par un quatre cylindres de 158 ch, la Benz dépassait les 160 km/h. Elle était équipée de pneus Michelin.

W 25
En 1934, la monoplace W 25 marque le retour de Daimler-Benz sur les circuits. Construite pour satisfaire au nouveau règlement de la Formule 750 kilos, elle reçoit un huit cylindres en ligne à compresseur de 3,4 litres, dont la puissance, initialement fixée à 354 ch, évoluera jusqu'à 480 ch en 1936 (la cylindrée passant alors à 4,7 litres). 16 exemplaires seront construits de ce bolide capable de rouler à 280 km/h.

300 SLS
Deux 300 SLS (Super Light Sport) furent engagées en 1957 dans le championnat américain par Paul O'Shea. Le six cylindres de la 300 SL développait pour la circonstance 235 ch. Les deux voitures ayant disparu, la voiture exposée à Rétromobile est une réplique reconstruite à l'identique.

Sauber-Mercedes C 11
En 1990, la Sauber-Mercedes C 11 de l'écurie germano-suisse succède à la C9 en remportant le Championnat du monde d'endurance en groupe C. Dominant aisément la saison, Jean-Louis Schlesser et Mauro Baldi remportent huit courses sur neuf. développant 730 ch, la C 11 atteint 320 km/h.

290 Cabriolet A (1934)
Dans sa version cabriolet A, c'est-à-dire à deux glaces et deux places, la 290 jouit d'une ligne superbe. Ce milieu de gamme des années trente reçoit un paisible six cylindres latéral de 60 ch. Nous reviendrons longuement sur cette Mercedes, propriété de Jean-Michel Cérède. Nous avons rencontré cette personnalité sympathique et bien connue des passionnés de voitures de collection, qui nous a accueilli à bord de sa voiture.

170 V Cabriolet A (1936)
Présentée au salon de Berlin de 1936, la 170 V prend la relève en entrée de gamme de la 6 cylindres 170 construite depuis 1931. Son petit 4 cylindres latéral de 38 ch n'en fait certes pas un foudre de guerre, mais sa qualité de construction en fait une amie sûre, tandis que l'élégance du cabriolet A séduit les plus exigeants. Voiture la plus vendue avant le conflit mondial, elle sera reprise dans les années de l'immédiat après-guerre.

230 Cabriolet B (1938)
Egalement présentée au salon de Berlin, mais en 1938, la 230 ne fit pas son apparition au meilleur moment de l'histoire. Aussi ne fut-elle construite qu'à 4210 exemplaires. Elle recevait un six cylindres latéral de 2,3 litres et 55 ch. Elle est présentée ici en cabriolet B, c'est-à-dire à quatre glaces et quatre places.

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