Saga TVR

Depuis près de soixante ans, TVR construit des coupés et cabriolets sportifs, voitures de caractère sans concession uniquement vouées à la performance.

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TVR Griffith

Gilles Bonnafous le 20/06/2006

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La présentation du roadster TVR Griffith au salon de Birmingham 1990 constitue un événement. Sa ligne superbe et ses performances de feu font l’unanimité. Seul le prix est modeste. Résultat : plus de 100 commandes prises sur le stand ! La voiture reprend l’appellation des TVR Griffith des années soixante, ces Grantura transformées en bombes par un Américain avec l’apport de V8 Ford.

Si les TVR S demeurent toujours au catalogue, l’introduction de la Griffith à moteur V8, et des modèles qui lui succéderont, va représenter un succès décisif pour la marque. La Griffith fait entrer TVR dans le cercle fermé des constructeurs de GT à très hautes performances. Avec un rapport prix-performances exceptionnel (notamment grâce à son poids plume de 1050 kilos), la Griffith a été justement comparée à la Jaguar Type E, un parallèle souligné par la ligne tout en galbes sensuels, à l’image de la sublime création de Williams Lyons.
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Sculpture intemporelle, la Griffith apparaît comme une grande réussite esthétique. Bien que très suggestive, la ligne de sa carrosserie en polyester ne fait appel qu’à des courbes et galbes, un style qui marque la fin du wedge design de l’époque précédente. La voiture est par ailleurs équipée de belles roues OZ en alliage à sept branches. L’habitacle luxueux respire le cuir et la ronce de noyer, tandis que le levier de vitesses est décoré façon aluminium.

A l’origine, la Griffith devait être dotée d’une structure proche de celle de la S. Finalement, elle reçoit un châssis tubulaire dérivé des Tuscan de compétition, qui courent en Grande-Bretagne dans le cadre du Tuscan Challenge, une formule monotype sur circuit — la plus puissante du Royaume-Uni. La Griffith en tire un comportement routier exemplaire.
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Si la TVR Griffith bénéficie de performances de premier ordre, elle le doit à son gros V8 bourré de chevaux et de couple. Il s’agit du quatre litres Rover, qui lui offre 240 ch et 37,3 mkg de couple. La boîte de vitesses à cinq rapports est empruntée à la Rover Vitesse, la transmission étant équipée d’un différentiel à glissement limité. En 1992, le V8 gagne encore en puissance en passant à 4,3 litres (280 ch).

Si le public avait été impressionné par l’apparition de la TVR Griffith, que dire de la version 500 lancée en 1994 : cinq litres, 340 ch et 48,4 mkg de couple ! La voiture atteint les 260 km/h et abat le 0 à 100 km/h en 4,1 secondes…
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Dévoilée au salon de Birmingham de 1992, la TVR Chimaera illustre l’art de créer un nouveau modèle avec une base technique préexistante : la nouveau-née n’est autre qu’une Griffith à la carrosserie légèrement différente (prises d’air sur le capot agrandies) et à la suspension quelque peu modifiée (amortisseurs différents et barre antiroulis à l’arrière). Un peu moins sportive que la Griffith, elle s’avère plus spacieuse et profite d’un coffre agrandi. Une fois n’est pas coutume chez TVR, la Chimaera est pratiquement commercialisée dès sa présentation. Elle va connaître un grand succès.

Il avait été prévu de monter dans la Chimaera le moteur AJP8, une mécanique nouvelle conçue par Al Melling. Mais son développement s’avérant trop long (elle équipera la Cerbera), c’est le bon vieux Rover qui est appelé à la rescousse, doté toutefois d’une distribution moins pointue. Trois versions équiperont la voiture : le quatre litres de 240 ch sur la Chimaera 400 (245 km/h), le 4,5 litres de 285 ch sur la Chimaera 450 (250 km/h) et le cinq litres de 340 ch sur la Chimaera 500 (260 km/h). Le modèle verra sa proue et sa poupe légèrement remodelées au salon de Birmingham 1996 et elle recevra ensuite les sièges de la Cerbera.

Avec la Griffith et la Chimaera, deux des modèles TVR les plus réussis et les plus diffusés, la firme de Blackpool a gagné en notoriété en même temps qu’elle connaissait une forte croissance économique.
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Commentaires

avatar de challenger
challenger a dit le 14-11-2012 à 23:41
pipoune2 a parfaitement raison. Il a bien résumé la definition de la TVR griffith 500. C'est une auto unique en son genre. Des autos tellement vivantes et attachantes !!!! comme on en fait plus de nos jours. Une vraie street race car !!!
avatar de pipoune2
pipoune2 a dit le 22-12-2008 à 22:28
La beaute féminine, le son rauque et envoutant, les entrailles d'un monstre, la ligne pure et voluptueuse, la violence sauvage et métallique, les odeurs, les vibrations, le regard et l'exclusivité. Peter Wheeler a enfanté un fantasme mécanique et esthétique. La TVR Griffith 500 est unique, nulle autre ne l'atteint.