30 ans de Renault F1

Trente ans se sont écoulés depuis la présentation de la première F1 de l’histoire Renault. Depuis, la marque au losange a accumulé huit titres de champion du monde des constructeurs et sept titres de champion du monde des pilotes.

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Histoire : Williams Renault

Gilles Bonnafous le 19/04/2007

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Après le retrait de Renault de la F1, les ponts ne sont pas complètement rompus avec la discipline reine du port automobile. Une cellule de veille est maintenue, dirigée par Bernard Dudot. Elle est chargée de garder le contact avec la Formule 1 et de plancher sur un nouveau programme technique. Au cas où l’entreprise déciderait un retour, un jour…
Mansell à Silverstone, 1992
Mansell à Silverstone, 1992 Renault communication / D.R.
Prost à Imola, 1993
Prost à Imola, 1993 Renault communication / D.R.
Dès le milieu de l'été 1988, Bernard Dudot et son équipe reviennent dans le paddock de la F1. Ils ont conçu un inédit V10 atmosphérique qui a vocation à faire ses débuts en 1989, date à laquelle les moteurs turbo seront exclus pour des raisons de sécurité — les puissances atteintes étaient démentielles. Toutefois, Renault n'envisage pas de conduire, comme par le passé, un programme complet châssis-moteur. C’est en tant que motoriste qu’il se place.

L'écurie Williams, qui connaît la qualité des hommes de Viry-Châtillon, n'hésite pas à montrer son intérêt. C’est elle qui va bénéficier du V10 français, dont le premier succès ne tarde pas. Il intervient dès la sixième épreuve de la saison au Canada avec Thierry Boutsen aux commandes de la monoplace anglo-française. Le pilote belge récidivera en fin d’année en Australie. Un bon départ confirmé par les deux nouveaux succès qui ponctuent l’année 1990 : Ricardo Patrese à Saint-Marin et Boutsen en Hongrie.
Prost, GP du Canada, Montreal 1993
Prost, GP du Canada, Montreal 1993 Renault communication / D.R.
Prost au GP de France en 1993
Prost au GP de France en 1993 Renault communication / D.R.

La revanche intervient l'année suivante, et de la plus éclatante manière. C’est-à-dire sous la forme d’un hold-up sur la saison ! Avec dix victoires sur seize Grands Prix, les Williams-Renault écrasent la F1. Nigel Mansell est sacré champion du monde avec pas moins de neuf succès, dont cinq consécutifs (les premiers de la saison), et 14 pole positions… Eclipsant totalement le pauvre Patrese (une seule victoire au Japon).
Mansell à Hockenheim en 1992
Mansell à Hockenheim en 1992 Renault communication / D.R.
Mansell, GP d'Espagne, 1992
Mansell, GP d'Espagne, 1992 Renault communication / D.R.
C’est un triomphe pour Renault. Ce sont aussi les premiers titres mondiaux de la marque, quinze ans après les débuts de la "yellow tea pot". Ils marquent le début d'une incroyable domination qui va s'exercer sur une grande partie des années 90 et consacrer le V10 français comme le meilleur moteur du plateau. Outre Williams, Ligier a également le privilège de recevoir le redoutable moteur Renault à partir de 1992. Mais en trois saisons, l’écurie bleue n’obtiendra pas de résultat notable en dehors de la victoire heureuse d’Olivier Panis à Monaco en 1996.
Hill et Prost au coude à coude, Montreal, 1993
Hill et Prost au coude à coude, Montreal, 1993 Renault communication / D.R.
Mansell, Monza, 1991
Mansell, Monza, 1991 Renault communication / D.R.

L’écrasante suprématie du V10 se poursuit en 1993. Avec Williams et Alain Prost de retour après son limogeage de chez Ferrari en 1991 et son année sabbatique prise en 1992, Renault remporte à nouveau les deux titres mondiaux. La firme s’adjuge encore dix victoires, sept pour Prost et trois pour Damon Hill. Et elle marque le double de points par rapport à McLaren chez les constructeurs !
Prost,GP d'Afrique du Sud, Kyalami 1993
Prost,GP d'Afrique du Sud, Kyalami 1993 Renault communication / D.R.
Mansell, GP de St Marin, Imola 1992
Mansell, GP de St Marin, Imola 1992 Renault communication / D.R.
Si le titre des constructeurs revient à nouveau à Williams-Renault en 1994, celui des pilotes échappe à l’écurie au profit de Michael Schumacher sur Benetton-Ford, qui devance Damon Hill d’un tout petit point ! Toutefois, Flavio Briatore, le directeur sportif de Benetton, aimerait bien échanger son V8 Ford contre le V10 français… Après avoir acquis l'écurie Ligier, le sémillant Briatore n'aura pas de mal à favoriser le rapprochement entre Benetton et Renault. Le V10 français équipera désormais les deux meilleures écuries du plateau. Le résultat ne se fera pas attendre…
Mansell, GP du Mexique 1992
Mansell, GP du Mexique 1992 Renault communication / D.R.
Damon Hill à Monaco, 1994
Damon Hill à Monaco, 1994 Renault communication / D.R.
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