RM Auctions : Ferrari Leggenda e Passione

Le 18 mai dernier, le circuit de Fiorano accueillait la traditionnelle vente de RM Auctions entièrement dévolue au culte du cheval cabré.

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FERRARI 250 LM

Serge Bellu le 28/05/2008

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La 250 LM devait remplacer la 250 GTO en catégorie « GT », mais elle dut finalement se contenter d’entretenir l’ambiguïté entre prototype et grand tourisme.

La notion de grand tourisme est éminemment élastique. Sentant poindre la menace des Cobra propulsées par des moteurs Ford, Ferrari tente de réagir de manière drastique pour la saison 1964. La 250 GTO a beau être superbe et déjà mythique, elle vieillit ! Ferrari imagine alors de créer sa remplaçante en se basant sur le prototype 250 P.
FERRARI
D.R. / RM Auctions
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Ainsi naît la 250 LM (pour Le Mans…) au Salon de Paris 1963 ; il s’agit de la toute première Ferrari à moteur central qui soit commercialisée. Elle est étroitement dérivée du prototype 250 P ayant débuté au cours de la saison 1963. Le carrossier Pininfarina s’est contenté d’adapter la barquette pour en faire une berlinette par la simple adjonction d’un petit toit et l’élargissement de l’arceau arrière.

En avril 1964, Ferrari sollicite l’homologation de la 250 LM en catégorie « Grand tourisme », suggérant une possible mise en production, mais comptant surtout sur une éventuelle confusion avec la 250 GTO. Bien entendu, les inspecteurs de la F.I.A. ne sont pas décidés à se montrer indulgents car l’homologation de la 250 GTO avait déjà soulevé la protestation de certains concurrents de Ferrari. En effet, la diva avait obtenu son homologation en s’appuyant sur celle de la 250 GT !
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D.R. / RM Auctions
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Le châssis triangulé de la 250 LM est semblable à celui de la 250 P avec une nuance : le métal des tubes de chez KPMO est moins léger. Par ailleurs, la 250 LM doit se passer des barres stabilisatrices réglables : « il vont les régler de travers », disait le Commendatore qui connaissait ses clients !

La production de la 250 LM est loin d’atteindre les cent exemplaires requis puisqu’elle se limite à trente-deux unités. La 250 LM demeurera donc un prototype. Pour la catégorie GT, Ferrari se rattrape avec la GTO qui a de beaux restes et qui hérite d’une carrosserie modernisée pour la saison 1964.

Sur les 250 LM de « série », quelques modifications sont apportées par rapport au prototype du Salon de Paris (châssis 5149/GT). La carrosserie est retouchée, les prises d’air creusées sur l’aile arrière sont plus saillantes, le pavillon est sensiblement allongé et il ne comporte plus d’aileron intégré. La cylindrée passe de 3 litres à 3,3 litres et la puissance de 300 à 320 chevaux.

Cependant, malgré ce changement de cylindrée unitaire, l’appellation « 250 Le Mans » sera conservée et « 275 LM » restera toujours une désignation non reconnue.
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