Les pièges du Code de la route

Il est parfois difficile d’accepter de se faire verbaliser, surtout lorsque la faute reprochée semble plus tenir de « l’attrape-automobiliste » que d’une infraction mettant réellement en jeu la sécurité. Rien de tel qu’une petite séance de révision pour ne plus se faire prendre.

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En stationnement

Cédric Morançais le 08/02/2016

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D.R.
Le chevauchement sur un passage protégé ou devant une sortie : aucun texte ne fixe de tolérance quant au fait de dépasser d’une place de stationnement autorisée. Si vous tombez sur un pandore tatillon, il peut donc vous verbaliser dès le premier centimètre de pare-choc qui surplombe un passage piéton ou toute autre zone interdite au stationnement. Dans les faits, rares sont les verbalisations lorsqu’il n’y a pas de roue qui « mord » en dehors de l’emplacement autorisé, mais, le fait que ce ne soit pas le cas ne sera en aucun cas un motif valable pour contester l’amende. Selon les cas, ce stationnement irrégulier peut être puni par un PV de 11 €, 35 € ou 135 €. Il peut également conduire votre auto à la fourrière. En revanche, votre capital point ne sera pas impacté.

Les subtilités des aires de livraison : il existe trois types d’aires de livraison, reconnaissables à la bande extérieure de leur marquage au sol. Dans la plupart des villes, elle est continue. L’arrêt est donc autorisé à cet endroit, quel que soit le jour et l’heure, uniquement pour le temps du chargement ou du déchargement. Vous pouvez l’utiliser avec une voiture particulière le temps de récupérer un colis par exemple. Dans certaines villes, on trouve deux types de marquage au sol distincts. L’un, avec une double bande extérieure continue indique que le stationnement y est limité aux opérations de manutention, comme dans le cas précédent. Dans les mêmes agglomérations, on trouve alors également des aires avec une bande extérieure discontinue. Cela indique alors que le stationnement irrégulier y est permis à certains moments. Dans la plupart des villes concernées, c’est le cas de 20h à 7h, les dimanches et les jours fériés. Le non-respect de ces règles vous expose à une amende de 35 € et à la mise en fourrière de votre véhicule.

La voiture « ventouse » : Laisser votre voiture dans la rue lorsque vous partez en vacances n’est pas sans risque, même si vous payez le droit au stationnement résidentiel. En effet, l’article R417-12 du Code de la route réprime le stationnement abusif. Ce même article indique qu’est « considéré comme abusif le stationnement ininterrompu en un même point de la voie publique ou de ses dépendances, pendant une durée excédant sept jours ou pendant une durée inférieure mais excédant celle qui est fixée par arrêté […] ». Dans certaines villes, le stationnement est même considéré comme abusif au-delà de 24h. Cette infraction est punie d’une amende de 35 € et d’une mise en fourrière.
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