Les pièges du Code de la route

Il est parfois difficile d’accepter de se faire verbaliser, surtout lorsque la faute reprochée semble plus tenir de « l’attrape-automobiliste » que d’une infraction mettant réellement en jeu la sécurité. Rien de tel qu’une petite séance de révision pour ne plus se faire prendre.

sommaire :

Les plus inattendus

Cédric Morançais le 08/02/2016

Partagez

réagir


D.R.
Une signature qui vous prive de tout recours : lorsqu’un policier ou un gendarme dresse une amende suite à un contrôle, il demande systématiquement au contrevenant de signer le PV. Accepter de le faire voue toute tentative de contestation ultérieure à l’échec. En effet, comme indiqué sur ce formulaire, le fait d’apposer votre signature vaut reconnaissance de l’infraction et indique que vous acceptez ses conséquences financières et la perte éventuelle de points sur votre permis. Si vous refusez poliment de signer le PV, les forces de l’ordre ne pourront rien y trouver à redire.

Changer le logo régional des plaques d’immatriculation : on trouve facilement, notamment sur Internet, de petits autocollants servant à masquer le logo de région et le numéro de département situés à droite des plaques d’immatriculation. Utiliser l’un d’entre eux ou arborer un couple numéro de département/logo régional qui ne correspond pas à ceux autorisés est assimilé à l’usage de plaques non-conforme. Une infraction assez sévèrement punie par une amende de 135 € comme le prévoit l’article R317-8 du Code de la route. Si vous êtes amené à circuler en Suisse, sachez que nos voisins n’apprécient guère ce genre de plaque française bricolée et qu’ils les assimilent à de fausses plaques. Dans ce cas-là, l’amende encourue est de 180 francs suisses, soit environ 150 €.

Faire une sieste sur le siège conducteur : ce motif n’est, bien sûr, pas un motif de verbalisation en lui-même… tant que la voiture est à l’arrêt. Plus sérieusement, votre présence sur ce siège sous-entend que vous êtes en état de conduire. Si, par exemple, vous dormiez à cette place parce que vous aviez un peu trop bu, vous pouvez être verbalisé pour conduite en état d’ivresse, y compris si le moteur est coupé ! A la clé, un PV de 135 € et six points en moins sur votre permis (pour une alcoolémie comprise entre 0,5 et 0,8 g/l). Un bon conseil, on dort bien mieux, et sans risque, sur la banquette arrière.
article précédent  En stationnement

Page précédente
En stationnement

article suivant  Un automobiliste averti en vaut deux

Page suivante
Un automobiliste averti en vaut deux

Partagez

réagir

Commentaires