Tour Auto 2007

Pour le départ de son édition 2007, les organisateurs ont offert au Tour Auto de faire salon dans un écrin d’exception, le Grand Palais.

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Tour Auto 2007

Gilles Bonnafous le 26/04/2007

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Pour le départ de son édition 2007, le Tour Auto avait délaissé les jardins du Trocadéro, lieu traditionnel de la journée de présentation au public parisien et de vérifications. Ce lundi 23 avril, les organisateurs avaient offert à la manifestation de faire salon dans un écrin d’exception, le Grand Palais.

Une exposition brève, mais sublime Gilles Bonnafous

(de droite vers la gauche) Ferrari 250 MM, Europa GT et GT Tour de France Gilles Bonnafous
Cette heureuse initiative a permis de gagner en présentation. Les visiteurs (payants) bénéficiaient d’une exposition beaucoup plus claire, les machines étant rangées en ordre avec un minimal mais nouveau souci pédagogique de la part de l’organisateur — une plaque identifiant chaque véhicule. Les voitures courant en régularité trouvaient place dans la nef Sud, celles inscrites en compétition dans la nef Nord.

Et puis, pour quelques-uns, le retour de l’automobile dans ce lieu chargé d’histoire rappelait d’émouvants souvenirs d’enfance, ceux des grandes heures du salon de Paris. Pour la première fois depuis 1961, le Grand Palais accueillait une vaste exposition de voitures…

Osca MT4 Gilles Bonnafous

Porsche 906 Gilles Bonnafous

C’est au cœur du Paris élyséen que les concurrents se sont élancés le 24 avril pour une aventure hexagonale de cinq jours. Elle les conduira vers une nouvelle ville d’arrivée, le samedi 28 avril. Après Cannes et Biarritz choisies les années précédentes, c’est en effet Evian qui a été élue comme terme de l’épreuve 2007. Entre temps, l’itinéraire aura fait étape à Poitiers, Sarlat, Albi et Vichy. Au chapitre des réjouissances sportives, sept épreuves spéciales sur routes fermées et quatre circuits (Le Mans, Le Vigeant, Albi et Charade) sont au programme.

L'une des deux mythiques Ferrari 250 GTO Gilles Bonnafous

Ferrari 250 GT Tour de France Gilles Bonnafous
Réparties en cinq plateaux, deux de régularité et trois de compétition, les voitures inscrites ne représentent pas moins de 21 nationalités, certaines fort lointaines (Etats-Unis, Hong-Kong, Australie, Nouvelle-Zélande).

La croisée du transept de la païenne cathédrale d’acier rendait grâce à la Ferrari 250 GT Tour de France pour le cinquantième anniversaire de son triple podium de 1957. Plus généralement dédié à Maranello, un vaste cercle dessinait plusieurs décennies d’histoire sportive du Cavallino. Plus de quarante voitures y étaient livrées à l’admiration du public : nous avons compté deux GTO et, à côté d’une 250 MM et d’une 250 Europa GT, une dizaine de 250 GT Tour de France, auxquelles il fallait adjoindre trois 250 GT Lusso. On ajoutera onze 275 GTB, huit Dino, trois 365 GTB/4 Daytona, dont le spider NART aligné pour la première fois au Tour Auto et deux 308.

Ferrari 275 GTB Gilles Bonnafous

Une armada bleue de berlinettes Alpines regroupées par Renault Histoire et Collection et le Comas Historic Racing faisait face à cet impressionnant océan rouge. Mais la péninsule n’avait pas dit son dernier mot. Particulièrement présent, le « cuore sportivo » d’Alfa Romeo battait au rythme de 35 doubles arbres aux chevaux de feu. Toute la saga des modèles milanais était là, avec deux 1900, des Giulietta berline TI et coupés Sprint, SS et Zagato, berline et coupés Giulia, Tubolare, etc.

Deux Flaminia Zagato, dont l’une des toutes premières portant le châssis n°3, deux Aurelia et une Stratos illustrait le voisin Lancia, concurrent hier et frère aujourd’hui. La péninsule était encore représentée par De Tomaso (Pantera) et par Osca : deux MT4, 1100 cm3 de 1949 et 1500 cm3 de 1953.

Quelques Alpine A110 ! Gilles Bonnafous

Alfa Romeo 1900 CSS Gilles Bonnafous
Une pléiade d’AC Bristol sagement rangées en famille et des Jaguar XK dispersées mais également venues en force apportaient la contribution britannique à cet éphémère musée automobile. Sans parler des Type E, nombreuses comme d’habitude et de superbes Aston Martin DB 2, DB 2/4 et DB4 GT. Pour être complet, mentionnons deux Lotus 11 et un troupeau d’Elan. Si les Porsche constituaient, comme toujours au Tour Auto, un fort bataillon, les 911 étaient moins nombreuses que d’habitude.

Outre les Alpine, le drapeau tricolore flottait sur une Ligier JS 2, une Citroën SM, une DB HBR5, plusieurs CG 1200 S et une R12 Gordini. Et comme chaque année, quelques braves populaires, 203 et 4 CV, faisaient contrepoint aux machines de rêve qu’une belle lumière nimbait sous les magnifiques verrières de l’architecture métallique.

AC Ace Bristol Gilles Bonnafous

Aston Martin DB4 GT Gilles Bonnafous
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ASTON MARTIN DB2

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