Monte Carlo Historique 2006

Le Monte-Carlo Historique fête ses 10 ans. Reims célébrait ainsi son 10ème départ avec 84 équipages !

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10ème Monte-Carlo Historique

Gilles Bonnafous le 30/01/2007

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En cette année 2007, le Monte-Carlo Historique fête son dixième anniversaire. Organisée en 1998, sa première édition regroupait 42 voitures. Aujourd’hui, ce ne sont pas moins de 317 équipages qui vont rallier le Rocher. Le Monte-Carlo Historique s’est rapidement imposé pour être considéré maintenant comme la plus grande épreuve historique hivernale sur route. Elle attire de plus en plus d’amateurs ou d’anciens pilotes ayant participé au rallye.

D’année en année, l’Automobile Club de Monaco reçoit un nombre d’engagements qui va toujours croissant, ce qui l’a amené à créer un comité de sélection pour choisir les quelques 300 véhicules autorisés à prendre le départ.

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Reims célébrait également son dixième départ en tant que ville de concentration française. Fière de son glorieux passé automobile, la capitale de la Champagne accueille, après la Principauté de Monaco, le plus grand nombre de concurrents — les autres villes étant Barcelone, Turin et Oslo (en alternance avec Copenhague). L’événement a été l’occasion d’une manifestation festive autour du sport automobile organisée par l’Association Reims Champagne Véhicules Historiques Sportifs en partenariat avec la municipalité.

Dans un froid polaire, 84 voitures ont pris le départ à partir de 19 heures, dont une proportion importante de concurrents étrangers, Britanniques, Belges, Allemands, Suisses et Luxembourgeois. Ceux-ci se sont élancés sous les applaudissements du chaleureux public rémois, qui n’a pas ménagé son enthousiasme en dépit de la rigueur météorologique. La foule s’était massée sur la place de l’Hôtel de Ville, où était installé le podium de départ, ainsi que le long des rues empruntées par les voitures.

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Nous avons également noté avec bonheur la présence sur le podium du préfet de la Marne, témoignant au micro de son intérêt pour le sport automobile. Il est aussi réconfortant que rare de voir un représentant de l’Etat soutenir publiquement l’automobile en ces temps difficiles d’autophobie et d’écolomania.

Le plateau au départ de Reims rassemblait de nombreuses Porsche 911, 356 et 904, des Lancia dont une Stratos, des Austin Healey, Jaguar Mk 2, XK 150 et Type E, berlinettes Alpine et A 310, Mini Cooper, Saab 96, Volvo Amazon, R8 Gordini, Triumph TR4 et TR 250, MG, etc. La plus ancienne était une Traction 11 de 1953, la plus originale, une rare Wolseley 18/85S, version sportive, si l’on ose dire (96 ch), de l’Austin 1800.

Les vérifications techniques se sont déroulées dans un hall du Parc des Expositions, tandis que, dans un espace contigu, une quinzaine de clubs présentaient une exposition regroupant plusieurs dizaines de voitures de collection : Ford GT 40, Ferrari, Lancia, Porsche, R8 Gordini, etc. Les Amis du circuit de Gueux, qui tentent de faire revivre ce haut lieu du sport auto français, y tenaient également un stand.

Gilles Bonnafous

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Sous les mêmes voûtes, le public pouvait admirer tout à loisir les plus belles machines des concurrents rémois : la Porsche 914-6 de Jean-Jacques Compas, vainqueur du rallye en 2006 et qui espère bien renouveler l’exploit cette année. Et la magnifique Saab 96 2 temps que Christian Palot a entièrement restaurée. De plus, la voiture porte le dossard 283, celui d’Erik Carlsson lors de sa victoire en 1963. Une faveur accordée par l’Automobile Club de Monaco, qui était représenté à Reims par René Clérissi, vice-président et président de la commission du protocole. On citera encore la NSU 1200 TT de Jacky Molet superbement restaurée elle aussi.

Annoncé en guest star à Reims, Erik Carlsson, le célèbre pilote Saab et double vainqueur du rallye sur 96 en 1962 et 1963, avait dû rester en Suède pour cause d’intervention chirurgicale.

Au terme des parcours de concentration, les voitures se sont retrouvées à Saint-Étienne avant de participer à quatre étapes et courir 18 tests de régularité. Pour la première fois, une épreuve sera disputée sur le circuit de glace de Serre-Chevalier. L’étape de classement Saint-Etienne-Valence sera suivie des deux étapes communes Valence-Briançon et Briançon-Monaco, qui précèderont l’étape finale de Monaco le 30 janvier. En préambule à cette dernière, les concurrents disputeront, autre première du rallye 2007, une épreuve sur la partie basse du circuit de Formule 1, comme l’auront courue quelques jours auparavant les concurrents du rallye WRC.

Gilles Bonnafous

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