Acheter une MINI 3 portes (R56) JCW GP2 (2012)

Stéphane Schlesinger le 20/12/2021

Apparue à l'été 2012 lors des Mini Days sur le circuit du Castellet, dans le Var, la Works GP 2 - limitée à 2 000 exemplaires - se singularise par une préparation piste très poussée

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Spice Girl anglo-germanique

MINI 3 portes (R56) JCW GP2 (2012)

La première Mini du 3ème millénaire, la R50, présentée au Mondial de Paris 2000, actualisait avec une vista incroyable le concept de la Mini originelle de 1959. Dessinée avec talent par Frank Stephenson, elle a été développée conjointement par BMW et Rover. Entre les deux marques, les mauvaises relations ont largement ralenti le processus tout en rendant la R50 onéreuse à produire. Heureusement que son immense succès a permis de la vendre cher !

Sa remplaçante R56, apparue en 2006, reprend exactement le même concept mais se veut moins chère à produire. Si la suspension (conservant les jambes McPherson à l'avant et l'essieu en Z à l'arrière), se voit optimisée, l'assistance de direction passant sous le joug de l'électricité, la plate-forme se bonifie aussi. Sous le capot, exit le moteur Tritec conçu spécifiquement pour la Mini et fabriqué au Mexique, place à l'EP. Cette mécanique tout en alliage est l'œuvre conjointe de BMW et Peugeot. En gros, il s'agit d'un bloc français nanti d'une distribution bavaroise à double Vanos et fabriqué à Douvrin. Equipant un très grand nombre de modèles, il permet donc de belles économies d'échelle, et dans ses déclinaisons suralimentées, préfère le turbo au compresseur de la R50. S'agissant de la Mini, il développera jusqu'à 218 ch dans la John Cooper Works GP II.

Cette version incarne le bouquet final de la R56. En cela, celle-ci imite sa devancière, qui, en 2006, avait, elle aussi, eu sa déclinaison Works GP. Les deux se veulent plus radicales que jamais. Apparue à l'été 2012 lors des Mini Days sur le circuit du Castellet, dans le Var, la Works GP II – limitée à 2 000 exemplaires – se singularise par une préparation piste très poussée : barres anti-rapprochement avant et arrière (entrainant la disparition de la banquette), pneus semi-slicks Khumo en 215/40 R17, étriers de freins à 6 pistons à l'avant, suspensions réglables Bilstein, c'est tout bon. Aussi s'étonne-t-on de l'absence de vrai différentiel à glissement limité, remplacé par une fonction électronique, certes élaborée… Le tout se voit emballé dans une carrosserie bardée d'accessoires aérodynamiques améliorant l'appui tout en réduisant la trainée, et disponible uniquement en teinte Thunder Grey metallic. Presque de quoi justifier un prix astronomique de 37 900 €. Heureusement, l'engin se révèle ultra-performant (240 km/h en pointe), même s'il a perdu un peu du caractère explosif de la R50. La faute à un moteur plus efficient mais aussi moins enclin à prendre des tours.

Avenir

Seules 37 Mini JCW GP 2 ont été vendues en France officiellement, et cette grande rareté profite au maintien de la cote : rien à moins de 30 000 €. La tendance semble stable pour les autos faiblement kilométrées, mais légèrement baissière pour les autres.

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