Acheter une CHEVROLET CORVETTE C2 7.0 BIG BLOCK V8

Stéphane Schlesinger le 05/03/2021

Outre sa ligne fascinante, la Corvette C2 recèle des moteurs performants et un châssis de bon niveau. Charismatique, elle est en train de rejoindre le panthéon automobile.

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Sculpture de sport

CHEVROLET CORVETTE C2 7.0 BIG BLOCK V8

Une sculpture. Quel que soit l'angle sous lequel on la regarde, la Corvette C2 Sting Ray surprend par son design audacieux, dû aux équipes de Bill Mitchell. Fin et travaillé, il évoque par sa lunette en deux parties la mythique Bugatti 57 Atlantic. Proposée d'emblée en coupé et en cabriolet en 1962, l'américaine a été conçue sous l'égide de Zora Arkus-Duntov, qui a imposé une suspension arrière indépendante, alors très évoluée. C'est cette génération de Corvette qui pose les bases de toutes celles qui suivront : 4 roues indépendantes, suspension à lames transversales, carrosserie en composite de plastique, bloc V8. Avec son moteur puissant, ses excellentes qualités routières et sa politique tarifaire astucieuse, la Corvette C2 connaît d'emblée un très grand succès. Nantie d'un 5,3 l développant de 250 à 360 ch selon les options, dont une rare injection, elle est capable de performances ravageuses. Et en supplément, elle offre des plaisirs encore rares à l'époque, comme la direction assistée, la climatisation, les vitres électriques… Étonnamment, elle se contente de série de quatre tambours, mais des disques sont disponibles en supplément. En France, la Corvette n'est pas donnée : 44 905 F en 1964 (soit 61 000 € actuels) contre 37 500 F pour une Jaguar Type E. La presse spécialisée encense le comportement routier en net progrès par rapport à celui de la C1 et les performances très élevées, mais critique l'absence d'accès extérieur au coffre et la finition moyenne. Si en 1964 la lunette arrière n'est plus qu'en une seule partie (agrandie), dès 1965, un V8 “big block” est proposé, qui profite de ses 7,0 l pour favoriser la puissance (jusqu'à 425 ch, voire 435 ch en 1967) mais aussi le couple. Cette année-là, les disques intègrent la dotation de série, mais on peut conserver les tambours en option négative ! Même si elle a évolué chaque année, la Sting Ray disparaît en 1967, après avoir été produite à 117 966 exemplaires. Un succès considérable.

Précautions d'achat

La carrosserie en synthétique ne rouille pas. En revanche, elle est sensible aux chocs et impose des techniques spécifiques non seulement pour sa restauration mais aussi pour sa peinture. Sa réfection totale, dans les règles de l'art, coûte une fortune ! Heureusement, le châssis et la mécanique se révèlent robustes, tandis que les pièces détachées abondent. Le principal souci sera de traquer la corrosion structurelle et surtout de s'assurer de la conformité à l'origine, énormément de Corvette ayant été modifiées.

La cote

Depuis une dizaine d'années, la cote de la Sting Ray grimpe. Et elle varie énormément en fonction de la configuration de la voiture. Désormais, un bel exemplaire exige un minimum de 50 000 € pour un coupé à grande lunette et V8 5,3 l, le cabriolet requérant au moins 5 000 € supplémentaires. Ajoutez 20 000 € pour un exemplaire doté du V8 427, voire 30 000 € pour un “split window”. Quant aux rares modèles dotés de l'injection, ils peuvent dépasser les 120 000 €. Des valeurs stables.

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