Salon du Cabriolet, du Coupé et du SUV 2007

Compte rendu

Gilles Bonnafous le 05/04/2007

Lamborghini offrait une splendide rétrospective des modèles de son histoire, l'une des plus importantes jamais présentées dans un salon.

Promue marque à l'honneur du salon Auto Plaisir, Lamborghini offrait une splendide rétrospective des modèles de son histoire plus que quarantenaire, l'une des plus importantes jamais présentées dans un salon. Avec l'ajout de huit Murcielago et Gallardo contemporaines, ce n'était pas moins de 22 voitures de la marque de Sant'Agata Bolognese qui s'exposaient aux regards des visiteurs. Un événement.

Le Club Lamborghini avait fourni l'essentiel du plateau consacré à la rétrospective, soit quatorze voitures. L'usine avait envoyé une Jalpa et le Concept S. Pratiquement tous les modèles étaient représentés, à l'exception de la 400 GT (évolution de la 350 GT exposée), de la Jarama et de la Silhouette. D'abord annoncé, le prototype 350 GTV n'était pas au rendez-vous.

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A une enjambée de ce vaste espace, les modèles contemporains de la marque au taureau étaient mis en scène (toujours sur fond noir) sur le stand de Lamborghini Paris (filiale de Zanetti Automobiles) : six voitures exposées, trois Gallardo et trois Murcielago (coupés et roadsters), auxquelles s'ajoutaient deux Gallardo, celle ouvrant le Cabrio-show et celle présentée sur un autre stand.

Entouré des anciennes de la famille, le Concept S du salon de Genève 2005 trônait au centre de la rétrospective. Extrapolée de la Gallardo, dont elle annonçait la version roadster, cette barquette au style spectaculaire a été dessinée par le styliste maison Luc Donckerwolke. Comme tout show car, la voiture s'affranchit des contraintes de la série, à l'image de ses places séparées n'offrant à ses passagers que deux logements exigus et de ses saute-vent. Côté mécanique, le Concept S reprend le V10 cinq litres de 500 chevaux et la transmission intégrale de la Gallardo.

De la magnifique 350 GT, modèle inaugural de la saga au style si original dû à Franco Scaglione et repris par Touring, à la Diablo, dont trois versions étaient exposées (un coupé, un roadster et la GTR de compétition), les anciennes faisaient cercle autour de l'exercice de style de Donckerwolke. Pour la Miura, plus beau diamant sur quatre roues jamais réalisé, c'est la version 400 SV qui avait été retenue. Elle était accompagnée de la « SVJ Targa », fruit de la transformation tardive d'un coupé de la série S en spider. Proposée par le négociant Autodrome de Cannes, elle a été récemment acquise par un collectionneur français devenu membre du club Lamborghini.

Placée entre les deux chefs-d'œuvre que sont la Miura et la 350 GT, l'Islero due à Marazzi et qui succède en 1968 à la 400 GT après la fermeture de la carrosserie Touring, souffrait d'un aussi brillant voisinage. Autre « milestone » de Sant'Agata, l'Espada (une Série 3 était présentée) demeure la seule GT à hautes performances à offrir l'habitabilité digne d'une berline. Rêve récurrent de nombreux constructeurs de voitures de prestige, ce défi n'a été réussi que par Lamborghini. Et dans un style époustouflant extrapolé de la Marzal et signé Marcello Gandini.

Autre création du designer, la belle et originale Uracco est une voiture un peu méconnue. La conception de cette petite Lamborghini obéit à un autre défi, celui de concilier la position centrale du moteur, monté transversalement, à l'habitabilité d'une 2 + 2. En 1970, elle est la seule de sa catégorie ainsi conçue. De plus, elle reçoit le premier V8 de la marque.

L'exposition donnait encore à voir le monstrueux 4 x 4 LM 002, supercar des sables motorisée par le V12, une Jalpa P 350 Targa, modèle de circonstance extrapolé de l'Urraco Silhouette, et deux Countach, une 5000 S et une Quattrovalvole. On regrettera toutefois que l'originelle LP 400, voiture mythique au design révolutionnaire, autre chef-d'œuvre de Marcello Gandini, n'ait pas été représentée.

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