Mondial de Paris 2002

Compte rendu

Motorlegend le 28/09/2002

Si en 2002, les stands des constructeurs font plutôt dans une certaine sobriété, les décors n'en sont pas moins soignés avec des ambiances savamment étudiées...

Si en 2002, les stands des constructeurs exposant au Mondial de l'automobile font plutôt dans une certaine sobriété (moins de mini spectacles ou d'animations comme lors de l'édition 2000), les décors n'en sont pas moins soignés avec des ambiances savamment étudiées. Dans cette profusion de décors, de lumières, de couleurs, de carrosseries inlassablement astiquées, il est bien difficile de distinguer un stand plutôt qu'un autre. Mais dans la catégorie du plus imposant on pourrait sans aucun doute récompenser celui de Mercedes-Benz où sur un vaste plan incliné en arc de cercle, dans les tons noir et acier sont exposées les voitures de la marque à l'étoile. Et sur la droite trône, telle une reine au milieu de ses sujets, une imposante limousine Maybach, auquel il faut faire déférence avant de pouvoir s'avancer pour en admirer les grâces…

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Chez les constructeurs français, la palme pourrait revenir à Citroën où sous une vaste coupole, mi-grotte, mi-soucoupe volante, se niche la C-Airdream, le dernier concept-car de la marque qui, soit dit en passant, semble tout droit venir des années 70 ! De l'autre côté du stand Citroën, c'est la Pluriel qui a droit aux honneurs d'une mise en scène simple mais plutôt réussie. Chez Renault, l'un des plus grands stands du mondial, on retrouve cette sobriété toute réfléchie qui cherche d'abord à mettre en avant les lignes des nouveautés de la marque, et en particulier la Mégane 2 et dernière version de l'Espace. Nous avons également bien aimé le pin parasol (un vrai) où les visiteurs exténués par un long périple dans le salon peuvent profiter de sa toute relative quiétude. A noter également la présence sur le stand Renault de quelques formules 1 venues ici saluer le retour de la marque dans le championnat.

De son côté Peugeot a fait plutôt dans l'estival avec des tons jaunes et des palmiers à profusion. A noter l'installation d'une coursive circulaire permettant aux visiteurs de découvrir la 307 CC du dessus. Chez BMW, les dominantes de couleurs pastel et métal cherchent à mettre en avant le style épuré et hight tech des lignes des dernières nouveautés de la firme allemande. Il ne faut pas non plus manquer l'ambiance très night club du stand mini où se mélangent musique et décors au néon. Une vraie réussite.

A noter également la présence sur plusieurs stands de véhicules anciens, que ce soit chez Bugatti où aux côtés de la Veyron, le musée de Mulhouse a exposé un des deux châssis de la type 47 équipé du premier 16 cylindres de la marque. Idem chez GM où à proximité de la dernière version de la Corvette on pouvait admirer sous un angle peut habituel un modèle 59, accroché au mur. Idem chez Maserati où une authentique ancienne de compétition rappelait le glorieux passé sportif de la marque au trident. Le panorama ne serait pas complet sans évoquer bien sûr le stand Ferrari où de très (trop) nombreux amateurs se bousculent en permanence pour pouvoir admirer la nouvelle Enzo. Ici point besoin de mise en scène le modèle se suffit à lui-même… Sur le stand Aston Martin, le regard est d'abord attiré par l'élégance du marbre travertin beige qui sait parfaitement mettre en valeur les robes gris métal des productions de Newport Pagnell et en particulier celle de la sublime DB 7 Zagato. Chez Bentley la présentation de la Continental GT n'en était pas moins réussie sur son plateau tournant.

Sans conteste les efforts déployés cette année par les constructeurs ont permis de mettre en avant les véhicules plutôt que les décors ou les animations racoleuses ; on ne saurait que s'en féliciter…

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