Saga Marcos

Après avoir connu des difficultés financières au tournant du siècle, Marcos fait à nouveau preuve d'un réjouissant dynamisme, comme le prouve sa dernière création, la Marcos TSO.

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MARCOS Mantis

Gilles Bonnafous le 13/06/2007

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Lancée en 1996 au salon de Birmingham, la Marcos Mantis, motorisée par le V8 Ford de la Mustang, est le troisième modèle de la marque à porter ce nom. Une appellation utilisée pour la première fois à la fin des années soixante.

Déjà à cette époque, Mantis désignait deux voitures différentes, un coupé 2 + 2 et une machine de compétition, la Mantis XP, première véritable Marcos de course construite par la marque. Projetée pour être opposée aux Ford et Ferrari P4, cette dernière bénéficie d’une conception moderne due à Dennis Adams. Elle retient l’architecture à moteur central — elle est la seule Marcos ainsi réalisée —, associée à un châssis en bois. Sous l’immense capot ouvrant vers l’arrière se cache le moteur V8 BRM Repco. Avec son design aussi spectaculaire qu’anguleux, la voiture ne passe pas inaperçue.
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Mantis XP D.R.
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Mantis XP D.R.
Il était prévu que la Mantis XP soit engagée aux 24 Heures du Mans. Elle ne sera finalement alignée qu’à Spa en 1968. Ce sera sa seule épreuve. Elle y faisait bonne figure avant de connaître des ennuis électriques sous les trombes d’eau qui s’abattirent sur le circuit belge. Après quoi, cette machine fabriquée à un seul exemplaire sera convertie en voiture routière par Jem Marsh et dotée d’un V8 Buick. Elle sera ensuite vendue aux Etats-Unis.

Si la Mantis 2 + 2, nouveau modèle lancé en 1970, reprend le nom de son aînée, il s’agit cette fois d’une voiture purement routière. Pour la première fois, une Marcos reçoit des petits sièges à l’arrière pour satisfaire aux besoins des pères de famille. La cavalerie est empruntée à Triumph, en l’occurrence le 2,5 litres injection de la TR6. Un petit nombre de Mantis 2 + 2 seront modifiées pour recevoir le V8 Rover. Mais la voiture sera handicapée par un design maladroit et inélégant. De plus, sa commercialisation coïncidera avec la mise en liquidation judiciaire de la société et la production sera limitée à une poignée d’exemplaires.
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Mantis XP à Spa en 1968 D.R.
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Mantis 2+2 D.R.

Marcos se sert à nouveau de l’appellation Mantis pour proposer en 1997 un roadster à hautes performances, qui s’analyse comme l’ultime développement de la série LM. Par rapport aux modèles de cette dernière, la partie antérieure de la voiture a été modifiée pour en adoucir les contours. Les protubérances aérodynamiques ont été intégrées à l’imposant capot moteur pour donner un air de parenté avec les anciennes Marcos GT. Mais au-delà du pare-brise, la Mantis est identique aux LM.

Si la Mantis a été présentée au salon dans une robe violette et un habitacle tendu de cuir turquoise, elle n’a pourtant rien d’efféminé ! Motorisée par le V8 Ford Cobra de 4,6 litres à quatre arbres à cames en tête, qui développe 352 ch, elle offre des performances détonantes : vitesse de 260 km/h et le 0 à 100 km/h abattu en 4,2 secondes.
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Marcos LM D.R.
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Marcos Mantis D.R.
Avec de l’ordre de 42 000 livres Sterling à son lancement, le prix apparaît assez raisonnable comparativement à ses concurrentes. D’autant que la finition s’avère d’un bon niveau, ce qui n’est pas toujours le cas des petites marques artisanales britanniques. En cela, elle s’avère la rivale de la TVR Griffith.

Avant de s’effacer au profit des TS 25O et 500, la Mantis sera épaulée en 1999 par une version suralimentée, la Mantis GT. Boostée à 450 ch, cette dernière atteint les 270 km/h et parcourt le 0 à 100 km/h en 4 secondes. La Marcos est devenue une vraie supercar.
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Marcos Mantis D.R.
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Marcos Mantis GT D.R.
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