Vente Bonhams du 20 décembre 2008 à Gstaad

La crise financière et économique mondiale aura-t-elle un impact sur le marché des automobiles de collection ? La traditionnelle vente de Gstaad nous a apporté sa réponse avec cynisme.

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Temps couvert sur Gstaad

Serge Bellu le 07/01/2009

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Pendant quelques semaines, on s’est demandé si la crise financière et économique mondiale aurait un impact sur le marché des automobiles de collection. La traditionnelle vente de Gstaad, organisée cette année au Palace Hôtel le samedi 20 décembre, nous a apporté sa réponse avec cynisme.

Manifestement, les automobiles anciennes ne constituent pas pour l'instant une valeur refuge. Pas plus d’ailleurs que l’art contemporain qui n’a pas fait tourner les têtes lors de la dernière Foire internationale d’art contemporain, à Paris, en octobre.
Chaque année, la vente Bonhams de Gstaad rassemble un somptueux plateau essentiellement constitué de Ferrari et a priori, l’édition 2008 ne semblait pas faillir à la règle.
Ferrari 212 Export
Ferrari 212 Export 2002-2009 Bonhams 1793 Ltd.
Ferrari 121 LM
Ferrari 121 LM 2002-2009 Bonhams 1793 Ltd.
Les grandes vedettes de la vente étaient des voitures qui avaient appartenu au regretté Antoine Midy, éminent collectionneur au goût très original : une 212 Export unique, carrossée par Motto, et une 121 LM, un modèle très rare qui témoigne de l’expérience brève et malheureuse de Ferrari sur le terrain des moteurs six cylindres en ligne.
La première n’a pas été vendue alors que les estimations tablaient sur 2,8 millions de francs suisses tandis que la 121 LM, estimée à 4,7 millions de francs suisses, était adjugée 3 895 380 de francs helvétiques. En deuxième position, dans la hiérarchie des ventes, on trouve une inattendue Ferrari 275 GTS à 618 000 francs suisses.
Ferrari 275 GTS
Ferrari 275 GTS 2002-2009 Bonhams 1793 Ltd.
Alfa Romeo 6C 1750
Alfa Romeo 6C 1750 2002-2009 Bonhams 1793 Ltd.
Loin derrière, mais encore sur le podium, on trouve une Alfa Romeo 6C 1750 traitée en cabriolet par le carrossier milanais Castagna. Une pièce rare, mais guère exaltante. Vient ensuite le premier prototype de la Ferrari 250 GT réalisé chez Boano après que Pinin Farina en ait interrompu la production pour élargir ses installations.

Pour conjurer le sort, nous vous présentons nos coups de cœur : outre la 121 LM victorieuse, la célèbre 212 Export de Motto, une Ferrari 250 GT Berlinetta dite « Lusso » et une 275 GTB/4 irréprochable, toutes trois figurant parmi les très nombreuses laissées pour compte.
Rendez-vous en février, à l’époque de Rétromobile, pour voir si le mouvement de retenue se confirme…
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