Règlementation routière : ce qui change en 2016

A chaque nouvelle année, son lot de règles inédites. Et le code de la route n’y échappe pas. Une fois n’est pas coutume, 2016 est, pour l’instant, une année clémente en la matière. Pour ne pas être pris au dépourvu, revue de détail de ce qui a changé depuis le 1er janvier.

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Du nouveau aussi pour les deux roues

Cédric Morançais le 26/01/2016

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D.R.
A titre de test, la circulation inter-files sera autorisée, à condition de ne pas dépasser les 50 km/h, sur tous les axes à deux fois deux voies de circulation où la vitesse maximale autorisée est comprise en 70 et 130 km/h. Seuls onze départements sont concernés pour le moment (Bouches du Rhône, Gironde, Rhône et la région Ile de France entière). Il s’agit évidemment de donner un cadre légal à cette pratique non-autorisée jusque-là mais largement tolérée. La période d’expérimentation court jusqu’en 2020. A son terme, cette pratique sera généralisée si le bilan s’avère positif. Dans le cas contraire, on peut s’attendre à ce que des directives soit données pour réprimer largement ce comportement.

Gants et gilet jaune, dûment homologués, sont désormais obligatoires pour tous les conducteurs de deux roues motorisés, y compris les 50 cm3. Les premiers doivent être portés en permanence, ce qui est déjà le cas par la plupart des motards. Le gros du travail consistera à convaincre les conducteurs de cyclomoteurs et de scooter de les adopter. Pour y parvenir, le législateur a prévu une amende de 135 € pour le défaut de port. En ce qui concerne le gilet jaune, l’arborer n’est obligatoire qu’en cas d’arrêt au bord de la route. Comme pour les gants, le PV est de 135 € en cas de défaut d’utilisation. En revanche, la non-possession est, elle aussi, réprimée. Mais l’amende n’est alors « que » de 17 €.

Réclamé à corps et à cris par l’ensemble des motards… et par l’Union Européenne, l’abandon du bridage à 100 ch des deux roues est enfin acté. Un renoncement qui satisfait également les constructeurs qui, jusque là, devaient renoncer à importer leurs machines les plus puissantes (il existe des motos de 200 ch et plus) ou à développer un bridage uniquement pour le marché français, avec le surcoût que cela impliquait. Pour les actuels possesseurs de motos limitées, le débridage ne devient pas pour autant autorisé. Pour y avoir droit, il faut, notamment, que la machine concernée soit équipée de l’ABS. Si cette mesure satisfait ceux qui sont sur le point d’acheter une sportive, il risque de pénaliser les actuels possesseurs de machines dotées d’une bride. Celles-ci devraient effectivement devenir plus difficile à revendre et, en corollaire, voir leur cote baisser.
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