European Concours d\'Elegance 2001

Les 7 et 8 juillet 2001 se tenait le "European concours d'Elegance" du château de Schwetzingen en Allemagne, une manifestation qui en la matière devient une référence, dès sa première édition.

sommaire :

VERITAS RS

Nicolas Enrion le 07/07/2001

Partagez

réagir

VERITAS
N. Enrion
VERITAS
N. Enrion
Dans l'Allemagne ruinée et occupée de l'après-guerre, l'heure est à la reconstruction. Plus encore que dans les autres pays européens, les marques survivantes voient leurs productions imposées et sévèrement contrôlées : les véhicules utilitaires sont prioritaires et les moyens de transports individuels se limitent à quelques motos de moins de 200 cc et à une poigné de populaires souvent inaccessibles. Fin 1946, un side-car reste un fantasme pour la plupart et l'idée de produire en petite série une voiture de sport exclusive apparaît comme plus que saugrenue. Pourtant, Ernst Loof n'est pas un débutant. Ingénieur chez BMW, il a participé au développement de la célèbre 328 et surtout de la Mille Miles de 1940. Ces deux voitures sont la base de la future " sport-compétition " voulue par Loof mais jamais produite par le constructeur bavarois. Qu'à cela ne tienne, la paix revenue il part fonder sa propre marque pour corriger cette erreur ! L'avenir de la toute jeune société Veritas va alors passer par un officier français d'occupation nommé Lefevre. Celui-ci se lie d'amitié avec Ernst Loof et lui donne, en 1947, la précieuse autorisation de débuter la production de ses voitures. La 328 va servir de banque d'organes et prête son excellent châssis et ses freins à la Veritas RS. Le moteur, lui aussi prélevé sur la 328, bénéficie d'une préparation soignée et d'un arbre à came spécial qui font passer la puissance du 6 cylindres en ligne de 80 à 135 chevaux din.
VERITAS
N. Enrion
VERITAS
N. Enrion

VERITAS
N. Enrion
VERITAS
N. Enrion
Une élégante carrosserie très inspirée de celle de la Mille Miles habille le tout. De nombreuses pièces et accessoires sont issus de la grande série allemande, comme les phares, d'origine VW. Légère et harmonieuse, la RS est rapide : entre 180 et 200 km en fonction du rapport de pont choisi. La carrière sportive démarre presque en même temps que la production mais en 1947 la Veritas doit courir sans classe dans les rares épreuves locales. En 1948, la formule 2 est réintroduite et la RS évolue dans cette catégorie, la F1 restant interdite en Allemagne. Jusqu'en 1950 les RS dominent a peu près toutes les épreuves allemandes mais la production ne dépasse pas une quarantaine d'exemplaires dont environ 5 coupés. Les finances de la marque sont de plus sollicitées par la mise au point d'un moteur maison, fabriqué par l'avionneur Heinkel et qui équipe les 3 monoplaces Veritas Meteor.

Une tentative de diversification ratée achèvera le constructeur : la Veritas Dyna, développée en collaboration avec Panhard doit être une voiture économique et abordable : à plus de 20.000 DM, mais elle ne trouve pas preneur et c'est la ruine dès 1950. Loof n'a d'autre solution que de retourner chez son ancien employeur. Il se distinguera encore une fois grâce a une de ses créations : la célèbre BMW 507.
VERITAS
N. Enrion
article précédent DELAGE D8 120S Saoutchik

Page précédente
DELAGE D8 120S Saoutchik

Partagez

réagir